Il était une fois, le téléphone portable

Ces téléphones qui savent tout faire

Vous vous en doutez, c’est également entre la fin des années 90 et le début des années 2000 que les téléphones ont été capables d’apporter bien d’autres services que la simple communication. Qu’ils embarquent un lecteur MP3, un appareil photo ou encore une console de jeu, ces appareils sont devenus de véritables couteaux suisses numériques, dont les capacités vont souvent bien au-delà de la simple téléphonie.

IBM Simon : la naissance du Smartphone

En 1992, le constructeur américain IBM, connu pour ses ordinateurs, présente un prototype de téléphone portable au COMDEX de Las Vegas. Cet appareil, baptisé IBM Simon, n’est pas un simple téléphone mobile, puisqu’il combine également un service de messagerie, un PDA et est même capable de recevoir des fax. Il provoque de vives réactions lors de sa présentation, d’autant qu’il est le tout premier exemple de ce qui va plus tard devenir les Smartphones. L’IBM Simon est vendu au prix de 899 dollars outre-Atlantique, et propose entre autres un carnet d’adresses, un traitement de texte basique, un service de mail et des jeux. Il est également intéressant de noter que ce modèle dispose également d’un écran tactile, et ne comprend pas de touches numérotées.

Samsung Uproar : le premier "Musiphone"

Les années 2000 ont connu une forte explosion d’Internet dans les foyers, ce qui a notamment permis à certains formats numériques de s’imposer chez les utilisateurs. Ainsi, le MP3 est rapidement devenu un standard pour la musique, et les premiers baladeurs à proposer le support de ce format n’ont pas tardé à sortir dans le commerce. Ainsi, Samsung a très rapidement pris les devants par rapport à cette révolution numérique, en proposant en 2000 le tout premier téléphone à embarquer un lecteur MP3. Le Samsung UpRoar sort donc le 1er novembre 2000 au prix de 399 dollars américains. À côté de cela, il intègre également un navigateur WAP et un organiseur simplifié.

Sony Ericsson T68i : couleur et photos

Lors de sa sortie en 2001, le Sony Ericsson T68i propose un éventail de fonctionnalités et de connexions impressionnant : Bluetooth, GPRS, WAP, mail, MMS, Infrarouge, USB… En outre, il s’agit d’un des tout premiers téléphones à proposer un écran couleur, d’une résolution de 101x80 pixels, et pouvant afficher 256 couleurs. Considéré alors comme un petit bijou de technologie, il s’offre même le luxe d’être un des tous premiers téléphones portables à proposer un appareil photo en option. En effet, Sony Ericsson a sorti peu de temps après le module CommuniCam, qui présente un capteur de 640x480 pixels.

N-Gage : le téléphone-console

En 2003, Nokia crée la surprise en annonçant un téléphone pour le moins particulier : la N-Gage. Présentée aussi bien comme un téléphone portable que comme une console de jeu, la N-Gage est en effet le premier (et à l’heure actuelle le dernier) téléphone à être développé comme une plateforme de jeu à part entière. Si le but de Nokia est de rivaliser avec le ténor du milieu qu’est Nintendo, le constructeur finlandais a rapidement déchanté. En effet, son produit doit subir la concurrence sur deux fronts : celui des consoles de jeu et celui des téléphones portables. Malheureusement, et malgré des qualités évidentes, il ne s’impose dans aucun des deux domaines. Elle propose un écran rétro éclairé d’une résolution de 176x208 pixels et pouvant afficher 4096 couleurs. Malgré un succès mitigé, la console a tout de même accueilli une soixantaine de jeux, dont des licences célèbres comme Sonic, Tomb Raider ou encore King of Fighters.