[Test] Canon EOS 7D Mark II : le meilleur des APN reflex APS-C

La première version du 7D a connu, grâce à des caractéristiques de haut niveau, un succès important et une grande longévité dans une période où le marché de la photographie numérique se portait bien. Son successeur, qui arrive dans un contexte commercial beaucoup moins favorable, affiche également une fiche technique très alléchante. Voyons donc ce qu’il offre sur le terrain.

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Le premier contact visuel avec le 7D Mk II est quelque peu déroutant. En effet, en proposant un reflex APS-C au gabarit équivalent à ses grands frères dotés de capteurs plein format, Canon prend totalement à contrepied la tendance actuelle à la miniaturisation. Son dernier né est non seulement volumineux (d’un gabarit équivalent à celui du 5D MK III, soit : 149 mm (h) x 112 mm (l) x 78 mm(p)), mais il est également lourd (910g avec carte et batterie).

En effet, il jouit d’une construction métallique conçue autour d’une coque en alliage de magnésium qui lui assure une bonne solidité. De même, sa finition intègre de nombreux joints afin de garantir un bon niveau d’étanchéité. Bref, le 7D MkII est un boitier volumineux et solide, conçu pour résister à des conditions d’usage difficiles grâce à une finition tout-temps soignée.

Pour parfaire la solidité de l’ensemble Canon innove en proposant de base un module amovible destiné à la protection des prises USB et HDMI de l’appareil lors d’une utilisation connectée, les experts à la pratique intensive et les pros devraient grandement apprécier cette innovation ainsi que l’implémentation d’une connectique USB 3.0 qui permet un transfert accéléré des images.

Ce choix de privilégier d’autres éléments que la compacité est assumé jusqu’au bout et permet au 7D MkII de proposer une prise en main confortable et surtout équilibrée, y compris lors de l’emploi de téléobjectifs, ce qui semble être une de ses vocations principales (nous y reviendrons). Pour parfaire le confort d’usage, un revêtement antidérapant granuleux recouvre comme à l’accoutumée chez Canon l’avant de la poignée ainsi que la zone de la face arrière sur laquelle repose le pouce pendant les prises de vue.

Le viseur est un vrai bonheur à utiliser : chose rare sur un reflex APS-C, il est grand et confortable, lumineux et offre une visée proche de 100%. Le choix de ne pas privilégier la compacité est une nouvelle fois payant et ce viseur assure un usage aisé du boitier, malgré les multiples fonctionnalités. Il permet en effet d’afficher de nombreuses informations en surbrillance et donc d’agir sur tous les paramètres essentiels (mesure d’exposition, balance des blancs, cadence, mode autofocus, …) sans que l’œil n’ait besoin de quitter le viseur. Pour un boitier orienté vers la photographie d’action, cette facilité assure une rapidité opérationnelle essentielle.

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Sans surprise, l’écran arrière est fixe et affiche une diagonale de 7,6 cm pour une résolution de 1 040 000 points. Plus étonnant, il n’est pas tactile.

Conformément aux qualités des accus équipant les boitiers experts et pro depuis le 5D MKII et le premier 7D, la batterie assure un bon niveau d’autonomie : 670 vues (norme CIPA). Le dernier né des usines Canon conserve le double slot SD/CF comme sur le 5D MK III. Certains apprécient, d’autres le regrettent, pour notre part nous aurions préféré un double slot CF, mais les experts, ou les amateurs qui évoluent en gamme et qui possèdent déjà des cartes SD, devraient être satisfaits.

On note enfin la présence d’un petit flash rétractile de faible puissance (NG=11 à 100 iso) qui permettra de dépanner en cas d’urgence sans pour autant remplacer un vrai flash cobra.

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