Accueil » Actualité » Godzilla vs Kong : comment Clint Eastwood a inspiré le vieillissement du gorille ?

Godzilla vs Kong : comment Clint Eastwood a inspiré le vieillissement du gorille ?

Incroyable mais vrai : la légende du cinéma américain Clint Eastwood a largement inspiré Wingard pour travailler sur le vieillissement de Kong.

Cela n’aura échappé à personne : Godzilla vs Kong montre un titan plus âgé et marqué par le temps. Afin de travailler sur le vieillissement du gorille, Wingard s’est référé à un monstre sacré du cinéma : Clint Eastwood. En se basant sur la performance du comédien dans Impitoyable, western légendaire des années 90, le réalisateur veut montrer un Kong plus abîmé par les années mais toujours aussi vindicatif. Malgré son apparence animal, le gorille possède un incroyable mimétisme humain, faisant passer dans son regard bon nombre de sentiments. C’est aussi cela le secret pour rendre le parcours du gorille plus réaliste et parlant : le personnifier au maximum.

Kong prend de l'âge mais ne perd rien de sa superbe
Kong prend de l’âge mais ne perd rien de sa superbe – Crédit : Legendary

Dans une récente interview, Wingard explique donc comment il a voulu procéder pour travailler sur un gorille plus mature, pourtant toujours prêt à partir au combat.

Le poids des années

« Je ne le vois pas seulement comme un animal. Il est ce héros d’action sur la colline qui est dans un moment difficile de sa vie. Dans Kong: Skull Island, au cœur des années 70, il ressemble à Clint Eastwood dans Le bon, la brute et le truand. Dans ma version, il s’agit de Clint Eastwood dans Impitoyable. Il est au bout de la corde et ne passe pas un bon moment . Mais quand l’action l’appelle, il est toujours prêt à intervenir pour sauver le monde » explique ainsi le réalisateur.

Mais ce n’est pas la seule référence cinématographique utilisée par Wingard dans son travail. Au-delà de simplement se plonger dans les précédents opus mettant à l’honneur les deux titans, le réalisateur a trouvé son inspiration dans la franchise Rocky. « J’ai beaucoup pensé à la lutte professionnelle et j’ai beaucoup pensé à Rocky, en particulier au premier film » confie ainsi Wingard. Mais derrière le travail du réalisateur plane évidemment l’ombre de Peter Jackson qu’il considère toujours comme son mentor. Ce dernier a d’ailleurs adoubé plus d’une fois son travail.

C’est aussi pour cela que Wingard n’a pas souhaité « updater » Godzilla face à un Kong plus âgé. Il était important pour le réalisateur que les deux titans puissent jouer à armes égales dans leurs différents affrontements. « Les deux personnages sont bien établis, ils ont leurs vécus, leurs aventures personnelles : ils peuvent donc se battre sur un pied d’égalité » confirme Wingard.

Fort de ces références et ayant emmené le MonsterVerse à son apogée, Wingard prouve qu’il est le réalisateur en vogue de la décennie. Sa présence sur un projet devient souvent synonyme de succès. Et les studios l’ont bien compris. Ainsi, il sera aux commandes du reboot de Volte-Face avant de travailler sur l’adaptation des Cosmocats.

Source : CBR