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Photo plein format : à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi c’est cher ?

2 : Une qualité d’image supérieure 3 : Une profondeur de champ réduite 4 : Plein format et coefficient multiplicateur 5 : Le prix de l’excellence : des boitiers au prix toujours conséquent… 6 : … et des objectifs au tarif élevé 7 : Des boitiers plein format d’entrée de gamme bientôt chez tous les fabricants ? 8 : Conclusion : le plein format, une technologie pour les amoureux de belles images

Plein format, Full frame, même combat

Image 1 : Photo plein format : à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi c'est cher ?Tout d’abord réservé au très haut de gamme du seul constructeur Canon, le plein format s’est progressivement « démocratisé ». Il est aujourd’hui disponible sur des modèles de reflex dits « experts » de plusieurs fabricants dont les prix ne cessent de baisser, et il commence même à apparaître sur des compacts très haut de gamme (ex : Sony RX1). Au regard de cette évolution récente, il nous a semblé nécessaire de faire le point sur les avantages et les inconvénients de ce format de capteur qui s’impose progressivement comme un « nouveau » standard.

De fait, les constructeurs, eux, n’ont pas attendu pour proposer plusieurs modèles d’appareils photo plein format. Qu’ils s’appellent D600, Alpha 99 ou 6D, ces nouveaux arrivants dans l’univers de la photo.

Mais qu’apporte vraiment le plein format (ou full frame) à la photo numérique ? Pourquoi s’impose-t-il seulement aujourd’hui et pourquoi est-il aussi cher. Autant de questions qui trouveront une réponse dans notre dossier sur ce « nouveau » phénomène photo.

Image 2 : Photo plein format : à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi c'est cher ?

Pour faire simple, le « plein format » (ou full frame en anglais) est en réalité une référence à la taille du film argentique 35 mm (également appelé 24x36mm ou « 135 ») dont la première utilisation en photographie date de 1909 et qui s’est imposé depuis la première moitié du XXème siècle comme une référence indétrônée. Pour la petite histoire, on peut signaler qu’en argentique le 24x36mm appartenait à la catégorie des « petits formats » (par opposition aux moyen et grand formats réservés à des usages professionnels haut de gamme spécifiques).

Au moment du passage au numérique, les gammes optiques des fabricants étaient donc adaptées au format 24×36 mais divers problèmes techniques et économiques les ont conduit à adopter dans un premier temps des formats de capteurs plus petits. Sur les reflex, on a donc assisté alors au triomphe des formats APS-C issus de l’APS, un concurrent du 24×36 apparu dans les années 1990.

Canon, un précurseur largement suivi

En pariant sur la technologie CMOS, Canon est à la fin de l’année 2002 le premier producteur à parvenir à commercialiser un reflex numérique équipé d’un capteur 24×36 : l’EOS-1 DS. En 2005, c’est de nouveau la marque au liseret rouge qui fait sortir le plein format de la gamme dite « professionnelle » avec la première version du 5D (dont le prix original de plusieurs milliers d’euros reste tout de même élevé).

Complètement submergée par le succès commercial de Canon largement fondé sur la qualité de ses capteurs et leur compatibilité avec les objectifs 24×36 des professionnels, la concurrence abandonne progressivement le CCD pour le CMOS et parvient à proposer des boitiers numériques 24×36. Signe de cette ouverture relative, le géant japonais s’est fait récemment devancer de quelques semaines par Nikon qui est le premier fabricant à annoncer un plein format expert de milieu de gamme avec le D600.

Aujourd’hui, si plusieurs fabricants (Canon, Nikon et Sony) proposent de tels appareils, ils forment toujours un club restreint notamment en raison de contraintes économiques importantes.

Sommaire :

  1. Plein format, Full frame, même combat
  2. Une qualité d’image supérieure
  3. Une profondeur de champ réduite
  4. Plein format et coefficient multiplicateur
  5. Le prix de l’excellence : des boitiers au prix toujours conséquent…
  6. … et des objectifs au tarif élevé
  7. Des boitiers plein format d’entrée de gamme bientôt chez tous les fabricants ?
  8. Conclusion : le plein format, une technologie pour les amoureux de belles images