Un couloir de bus mordu, un sas vélo grignoté au feu, et l’amende arrive par courrier sans que personne ne vous ait arrêté. Coyote affiche maintenant une caméra rouge à l’entrée des secteurs surveillés. Les premiers retours d’abonnés tempèrent pourtant l’enthousiasme.

Coyote a officialisé ce jeudi 8 octobre 2026 une alerte consacrée à la vidéo-verbalisation, ce procédé par lequel un agent, le plus souvent municipal, relève une infraction depuis un mur d’écrans puis expédie l’avis de contravention au titulaire de la carte grise. Le service français dit avoir cartographié plus de 530 zones dans l’Hexagone.
Comment fonctionne l’alerte vidéo-verbalisation de Coyote
Un bandeau surgit en haut de l’écran pendant cinq secondes, flanqué d’un pictogramme de caméra rouge, puis une miniature subsiste jusqu’à la sortie du périmètre. Aucun bip. Sur le forum officiel de la marque, un membre de l’équipe décrivait dès le 21 juillet, au lendemain de l’activation, un message « sans son ni voix », pensé pour ménager l’attention du conducteur.
L’Île-de-France concentre le gros des zones. Bordeaux, Lyon et Marseille sont couvertes, tout comme des communes plus modestes : Rouen, Villeneuve-d’Ascq, Sélestat, Châteaudun. Coyote avance le chiffre de 12,9 millions de PV électroniques dressés en 2025, en hausse de 2,3 % sur un an.
Prix, appareils compatibles et limites du dispositif
La fonction est incluse dans l’abonnement à l’application iOS et Android (14,99 euros par mois ou 149,99 euros par an) et sur le boîtier Coyote Max, vendu 299 euros hors forfait. Les autres boîtiers de la marque, dont le Nav+, en sont privés.
Reste la précision. Faute de base publique recensant les caméras, Coyote a croisé lui-même les données des mairies et son propre travail de cartographie. À Nice, où la vidéo-verbalisation couvre toute la commune, des testeurs voient l’icône s’afficher en continu, y compris dans des rues dépourvues de caméra. Plusieurs réclament déjà un réglage pour la désactiver.
Source : Coyote