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Sony Alpha 99 : le plein format pour tous ?

1 : A99 : peut-on toujours parler d’un « reflex » ? 2 : Une ergonomie bien pensée et une construction solide 4 : Une très bonne qualité d’image 5 : Un mode vidéo orienté vers les amateurs 6 : Conclusion : Sony presque au niveau de ses prétentions

Des qualités mécaniques indéniables

Image 1 : Sony Alpha 99 : le plein format pour tous ?Pierre angulaire de tout boitier, l’obturateur est d’une facture à la hauteur des standards pratiqués dans la gamme full frame expert : sa vitesse maximale est le 1/8000e de seconde, il propose une synchro-X de 1/250e de seconde pour les flashes externes et est annoncé pour 200.000 déclenchements, c’est du solide ! Nous y reviendrons mais l’exposition est régulière, c’est un bon gage de la fiabilité de conception. Notre seul reproche concerne un bruit à la prise de vue plus important que ne le laissait espérer l’absence de mobilité du miroir, les modes silencieux de certains reflex concurrents donnent même de meilleurs résultats.

L’autofocus est censé être l’un des points forts du système SLT. En effet, Sony a mis au point un système complexe ou le capteur AF par détection de phase sur 19 collimateurs dont 11 en croix reçoit l’assistance du capteur d’image qui dispose de 102 points supplémentaires pour une couverture totale AF par détection de phase d’environ 25% du champ. Sony profite de ce double système pour optimiser les suivis des sujets en mouvements : les 19 collimateurs du module principal les suivent en profondeur et les 102 du capteur latéralement. Il faut cependant nuancer en rappelant que seules six optiques haut de gamme onéreuses permettent d’utiliser ce double système, les autres se contenteront des 19 points du module AF principal.

Image 2 : Sony Alpha 99 : le plein format pour tous ?

En pratique ce système se révèle assez performant et le suivi des sujets est efficace. Avantagé par le fait que l’image n’est jamais perdue par les modules AF grâce à l’immobilité du miroir, l’A99 propose la vitesse rafale record dans la gamme de 13 vues par seconde en Raw, des performances habituellement réservées au très haut de gamme professionnel. Sur le plan mécanique l’A99 est donc un boitier alléchant à condition d’être prêt à investir dans des optiques permettant d’en tirer la quintessence. Théoriquement le prochain firmware devrait élargir la liste des objectifs totalement compatibles, sans que Sony n’ait pris la peine de préciser quels modèles devraient être concernés. Bref, le coût global d’un A99 (environ 3 000 €) et d’un ou plusieurs objectifs pleinement compatibles est élevé, mais de toute manière le capteur justifie pleinement l’achat de cailloux haut de gamme.

Sommaire :

  1. A99 : peut-on toujours parler d’un « reflex » ?
  2. Une ergonomie bien pensée et une construction solide
  3. Des qualités mécaniques indéniables
  4. Une très bonne qualité d’image
  5. Un mode vidéo orienté vers les amateurs
  6. Conclusion : Sony presque au niveau de ses prétentions