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SpaceX : Elon Musk explique les raisons de l’explosion de SN10

Le prototype avait réussi à se poser à la suite d’un vol d’essai sans encombre. Il a néanmoins explosé quelques minutes plus tard.

Le mercredi 3 mars 2021 avait lieu l’essai du prototype Starship SN10. Alors que les deux essais précédents s’étaient soldés par un crash à l’atterrissage, ce n’a pas été le cas pour celui-ci. Après une descente contrôlée, la fusée a réussi à se poser.

Image 1 : SpaceX : Elon Musk explique les raisons de l’explosion de SN10
Crédit : capture d’écran live/SpaceX

Néanmoins quelques minutes plus tard, le prototype a fini par exploser. Si l’on ne pouvait que supposer les causes de l’explosion jusqu’à présent, SpaceX a finalement décidé de nous communiquer la version officielle.

Un atterrissage encore trop lourd

Comme à l’accoutumé, c’est sur Twitter que le patron de SpaceX, Elon Musk, nous annonce les causes de l’explosion de la fusée.

« Le moteur du SN10 avait une faible poussée à cause (certainement) de l’absorption d’hélium dans le réservoir de carburant. L’impact, à 10 m/s, a écrasé les jambes et une partie de la jupe. Plusieurs modifications sont en cours sur SN11. »

Le problème serait donc identique aux deux précédents essais, à savoir un impact trop violent avec le sol. Si cette fois-ci il n’a pas entraîné l’explosion immédiate de la fusée, il aura provoqué une avarie suffisante pour causer une explosion.

SpaceX dispose donc maintenant de données supplémentaires pour le SN11. Les équipes peuvent maintenant travailler sur le renforcement des pieds de la fusée tout apportant des modifications pour que la poussée du moteur soit suffisante à l’avenir et éviter que l’incident ne se répète.

SN11 en préparation

Dans le tweet précédent, on peut voir que la fusée SN11 a été aperçue au centre de Boca Chica au Texas. Une fois les modifications de dernières minutes effectuées grâce aux données récoltées par SN10, les ingénieurs pourront procéder aux premiers essais sur la fusée.

L’un de ces tests, qui a lieu en ce moment même, consiste à utiliser de l’azote à température ambiante afin de détecter d’éventuelles fuites dans les circuits.

Lorsque les indicateurs seront au vert, le test de vol de la SN11 pourra avoir lieu. S’il est toujours intéressant de s’assurer que le vol en lui-même se déroule correctement, l’attention des observateurs se tournera vers la partie atterrissage.

Une fusée droite sur des jambes ou un nouveau feu d’artifice, nous devrions être fixés dans les mois qui suivent.

Source : cnet