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Tesla dans le collimateur des autorités à cause des mises à jour OTA

Les autorités fédérales n’apprécient pas beaucoup la liberté prise par le fabricant dans les procédures. Suite aux accidents impliquant l’Autopilot, Tesla va devoir se justifier.

Lorsqu’un véhicule présente un défaut, le constructeur met en place, avec les autorités, une campagne de rappel afin de procéder aux corrections nécessaires. Lorsque le problème est mécanique, il n’y a pas d’alternative, il faut faire venir les véhicules. Mais pour un problème logiciel, un fabricant tel que Tesla effectue les correctifs et déploie directement la mise à jour sans passer par cette procédure.

Image 1 : Tesla dans le collimateur des autorités à cause des mises à jour OTA
Tesla Model 3 percutant une voiture de police – Crédit : FHPOrlando / Twitter

Le problème est qu’à l’heure actuelle, la réglementation fédérale impose le dépôt d’une fiche de rappel lorsqu’un problème majeur survient et la possibilité, relativement récente, de faire des modifications à grande échelle via l’OTA crée un flou dans lequel s’est engouffré Tesla.

Une enquête compliquée à cause des mises à jour

À l’origine de cette discorde, l’enquête en cours sur l’implication de l’Autopilot Tesla dans des accidents avec des véhicules de secours, ou de police. Pour rappel, plusieurs véhicules stationnés avec leurs gyrophares ont été percutés alors que l’assistance de maintien en voie de l’Autopilot était activée.

La NHTSA (autorité des transports américaine) a donc ouvert une enquête dans le but de récolter un maximum d’informations sur les causes des accidents. Sauf qu’entre-temps, Tesla a procédé à une mise à jour améliorant la détection des véhicules prioritaires. En parallèle de cela, le véhicule réduit maintenant sa vitesse et annonce au conducteur de se préparer à intervenir selon la mise à jour du mode d’emploi des Model 3 et Y.

Une démarche réactive tout à l’honneur du fabricant, mais qui complique le travail d’enquête. Ce que les autorités reprochent particulièrement à Tesla est le manque de transparence et de communication. « Tous les constructeurs qui effectuent des mises à jour OTA dans le but de résoudre un problème ayant attrait à des questions de sécurité doivent envoyer en parallèle, et dans les temps, une notice de rappel à la NHTSA, » rappelle l’agence au directeur qualité de Tesla.

Tesla doit montrer patte blanche rapidement

Une liberté prise dans la procédure qui ne plaît absolument pas à l’agence américaine qui réclame maintenant des comptes. La NHTSA a mis en demeure Tesla de fournir toutes les données utilisées afin d’aboutir à la mise à jour en question.

Tesla doit donc fournir la liste des incidents et anomalies détectées, les résultats d’enquêtes internes et tout autre élément en relation avec les accidents et ce qui a motivé la marque à développer et déployer sa mise à jour. De plus, l’agence charge le fabricant d’estimer l’impact qu’aurait eu la mise à jour si elle avait été déployée sur les véhicules qui ont causé les accidents.

À cela, les autorités demandent également de fournir la liste de véhicules qui ont reçu la nouvelle bêta du FSD, en incluant le numéro d’identification du véhicule (VIN), la date de la mise à jour et indiquer si le testeur est un employé de Tesla ou non.

Un rappel à l’ordre et un grand coup de pression sur le fabricant de voitures électriques qui a jusqu’au 1er novembre pour se soumettre à l’injonction sous peine de poursuite au civil avec une pénalité qui pourrait aller jusqu’à 114 millions de dollars.

Source : thedrive