[Test] Olympus OM-D E-M5 Mark 2 : l’hybride expert tout terrain

Le nouvel OM-D E-M5 Mk2 d'OlympusLe nouvel OM-D E-M5 Mk2 d'OlympusTrois ans après la sortie de l’OM-D E-M5 première version, la série OM-D est attendue au tournant. Malgré de beaux succès, elle a fort a faire avec une concurrence inventive et très agressive. Dans un secteur concurrentiel et en permanente évolution, voyons donc si l’E-M5 MKII apporte une réponse convaincante à ses adversaires.

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Comme d’habitude dans la gamme OM-D, le look résolument rétro rappelle celui des boitiers argentiques des années 1970-80. Première observation : pour un appareil équipé d’un capteur au format micro 4/3, l’OM-D E-M5 MkII est volumineux. En effet, Olympus a préféré jouer la carte de la robustesse plutôt que celle de la compacité et l’E-M5 MkII propose un encombrement classique pour un hybride expert : 123(l)x85(h)x45(e)mm, alors même que l’usage d’un capteur de cette dimension est en général un choix au service de la compacité.
Doté d’une construction entièrement métallique et d’une finition tropicalisée, il affiche un très haut niveau de solidité pour un poids de 470 grammes (avec carte et batterie). Robuste, il est également agréable en main grâce à ses dimensions plutôt généreuses, à un ensemble poignée/repose-pouce muni d’un revêtement antidérapant, ce qui n’est pas toujours le cas de ses concurrents.

Autre élément notable : l’écran arrière est désormais orientable, une évolution particulièrement appréciable qui permet la recherche de cadrages originaux ou discrets et un usage largement facilité du mode vidéo. Ses dimensions et sa précision sont classiques, 7,6 cm de diagonale pour 1 037 000 points, et il est tactile selon la technologie monopoint (il ne reconnaît qu’un seul point de contact, on ne peut pas zoomer dans l’image avec deux doigts comme sur un smartphone par exemple). Il permet notamment de sélectionner la zone nette de l’image et de déclencher par simple contact, ce qui est très pratique sur des sujets en mouvement que l’on peut désigner qui réclame une grande vitesse d’exécution.

Pour seconder cet écran orientable, l’E-M5 MkII propose une réplique du très bon viseur électronique qui équipe son grand frère E-M1. Pour mémoire, il s’agit de l’un des meilleurs modules de visée numérique actuellement disponible. Sa définition de 2 360 000 points, la fluidité de son affichage et son grossissement généreux de 0,74x (en équivalent 24x36) procurent en effet à l’utilisateur un confort tout à fait appréciable. Bien évidemment, il n’échappe pas aux défauts inhérents à ce genre de matériel (dynamique trop courte pour les scènes contrastées et bruit en basse luminosité), mais dans sa catégorie c’est incontestablement une référence. Autre aspect positif, la trappe accueillant la carte mémoire est latérale et distincte de celle de la batterie, les utilisateurs de trépied devraient apprécier.

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On peut également constater l’absence de flash intégré, une absence partiellement compensée par la présence dans le kit de base d’un petit flash externe bien pensé. Doté d’une puissance faible  sans être minable (NG=9 à 100iso en mètre), qui lui permet par exemple de déboucher des ombres en portrait, il est néanmoins orientable, permet le déclenchement de flashes à distance et dispose de fonctions avancées intéressantes (ex : déclenchement second rideau ou mode intégralement manuel). Il souffre cependant lui aussi des défauts inhérents à ce genre de dispositif, car son temps de montage rend impossible toute utilisation sur le vif. À moins, bien sur, qu’il ne soit positionné sur l’appareil au préalable, mais là c’est la compacité et la discrétion de l’ensemble qui est mise à mal, un non-sens pour un appareil dont la vocation est le gain de compacité par rapport au système reflex. Les experts qui utilisent les débrayages pourront donc y trouver leur compte, par contre les utilisateurs privilégiant la compacité resteront probablement sur leur faim.

Du point de vue de l’autonomie, le dernier né d’Olympus se situe dans la moyenne de ses concurrents : environ 250 vues et quelques minutes de vidéo. Une seconde batterie, voire une troisième, est indispensable pour toute utilisation qui déborderait le cadre de la photo souvenir occasionnelle. C’est pour l’instant la rançon de la prime à la visée électronique qui concerne tous les APN sauf les boitiers reflex, nous ne désespérons pas que les fabricants finissent par y remédier, mais c’est peu probable vu la rentabilité du marché des accessoires. D’ailleurs une poignée d’alimentation existe et peut contenir deux batteries, mais son tarif (près de 200 euros sans l’accu supplémentaires) est pour le moins élevé même s’il n’est malheureusement pas inhabituel pour ce genre d’accessoire. Notons tout de même la présence d’un véritable chargeur indépendant, accessoire scandaleusement absent des kits de certains modèles concurrents.

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