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Achats in-game : l’UFC-Que Choisir menace de traduire EA Games en justice

Les achats in-game sont au cœur du modèle économique de certains jeux. De nombreux joueurs se ruent notamment sur les pochettes surprises, dépensant parfois des sommes folles pour obtenir du contenu additionnel. La faute à des pratiques trompeuses, dénonce l’UFC-Que Choisir qui met en demeure EA Games.

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Pack opening dans FUT 22 – Crédit : YoMax / YouTube

L’industrie vidéoludique est florissante. Et pour faire exploser leurs marges, nombre d’éditeurs ne comptent plus seulement sur l’achat initial du jeu. D’ailleurs, certains titres sont même téléchargeables gratuitement à l’instar de Fortnite. Car pour faire leur beurre, les éditeurs misent désormais sur les fameux achats intégrés. Ces derniers permettent aux joueurs d’obtenir du contenu supplémentaire (tenues, skins, améliorations, armes, nouveaux personnages, cartes FUT, etc), contre une somme d’argent.

Dans un papier publié ce mercredi, l’UFC-Que Choisir dénonce un manque de réglementation, pointant du doigt les pochettes surprises aka loot boxes. Lorsque les joueurs les achètent, ils ne savent pas ce qu’elles renferment. La probabilité de trouver l’élément désiré est faible. Tant et si bien que l’utilisateur sera incité à acheter d’autres packs pour enfin l’obtenir.

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Achats in-game : les jeunes joueurs, cible de choix pour les éditeurs

Citant un rapport du Conseil norvégien des consommateurs, l’UFC-Que Choisir déplore « plusieurs manquements des éditeurs à la réglementation européenne », ces derniers cherchant à faire dépenser de grosses sommes aux joueurs. Notamment aux jeunes utilisateurs, plus vulnérables, par l’intermédiaire « d’un marketing agressif, de nombreux biais cognitifs et de probabilités de gains trompeuses ».

L’association de consommateurs fustige en outre l’existence de monnaies virtuelles propres à chaque jeu. Il faut ainsi en acheter en amont afin de pouvoir procéder à ses achats in game. Problème, les éditeurs n’indiquent pas le prix en euros sur l’écran de transaction. « Tout est organisé pour faire oublier au consommateur le prix du contenu qu’il paye », pointe l’UFC-Que Choisir.

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Accompagnée dans sa démarche par 19 autres associations européennes, elle apostrophe dix éditeurs, demandant « une réglementation plus stricte passant notamment par l’interdiction des designs trompeurs, l’instauration de protections supplémentaires pour les mineurs ainsi que la transparence des transactions ».

Déterminée, l’association met en demeure EA Games. Soit l’éditeur derrière FIFA dont les célèbres cartes FUT se vendent comme des petits pains. Concrètement : si EA Games continue de cacher les prix en euros lors des achats in-game, l’UFC-Que Choisir portera l’affaire devant les tribunaux.

Source : UFC-Que Choisir