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Huawei : la liste des déserteurs s’allonge

La série noire continue pour Huawei. À cause d’un décret émis par l’administration états-unienne la semaine dernière, le géant chinois est désormais privé d’Android et des applications Google. Et dans le même temps, Huawei se fait abandonner par les fabricants de composants et même par les opérateurs.

Image 1 : Huawei : la liste des déserteurs s'allonge

Hier, on apprenait que la marque ARM abandonnait tout lien commercial avec Huawei. ARM, c’est le socle même de tous nos smartphones Android. C’est cette entreprise qui conçoit les SoC qui vont ensuite servir à Qualcomm ou HiSilicon de concevoir leurs puces. ARM, une entreprise appartenant au groupe japonais SoftBank, se plie donc au décret émis par l’administration Trump et annonce mettre fin à « tous les contrats actifs, missions de soutiens et tous les engagements en cours » avec Huawei.

Aujourd’hui, c’est au tour du constructeur japonais Panasonic de cesser toute activité avec le fabricant chinois de smartphones. Panasonic est connu pour ses TV et ses écrans, mais l’entreprise fabrique aussi des appareils photo, des téléphones, de l’électroménager, etc. Bref, la situation va de mal en pis pour Huawei et la liste des entreprises qui rompent tout lien commercial avec la société chinoise s’allonge de jour en jour.

Voici donc un listing de tous les fabricants, opérateurs et développeurs qui ont officiellement annoncé une rupture avec Huawei ou qui ont annulé les commandes de nouveaux modèles :

  • Google = créateur d’Android et des applications Google
  • Microsoft = éditeur de Windows
  • ARM = développeur de technologies pour les puces
  • Qualcomm = fondeur de puces
  • Intel = fondeur de puces
  • Broadcom = fondeur de puces
  • Xilinx = fondeur de puces
  • Panasonic = fabricant d’écrans
  • EE = opérateur britannique
  • NTT Docomo = opérateur japonais
  • KDDI = opérateur japonais
  • YMobile = opérateur japonais
  • Chunghwa Telecom = opérateur taïwanais

Et si le matériel était pire que le logiciel ?

Nous mettrons à jour ce listing le plus régulièrement possible, mais comme vous pouvez le constater, la situation semble extrêmement compliquée pour Huawei. La partie logicielle, Android en l’occurrence, pourrait déjà avoir un remplaçant conçu par Huawei et connu sous le nom de HongMeng OS. Trouver une alternative à une application comme Google Maps semble néanmoins plus difficile.

Mais c’est surtout du côté du matériel que la tâche sera la plus difficile. Même si Huawei conçoit ses propres processeurs Kirin, l’entreprise est dépendante d’un grand nombre de sociétés américaines et japonaises, tant pour la conception (brevets) que pour la fabrication même de ses chipsets. On se demande aujourd’hui comme le géant Huawei va pouvoir rebondir après cette succession de catastrophes politiques et économiques.