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[Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Image 2 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?
8/10

Redmi Note 7

199,90€
On aime
  • De bonnes performances
  • Un mode nuit
  • Une autonomie gigantesque
  • De l'USB-C qui ne sacrifie pas le minijack
  • Une encoche très réduite
On n’aime pas
  • Un dos en verre qui glisse (mais une coque incluse)
  • Une colorimétrie un peu pâle
  • Un double capteur qui en promettait trop
Verdict :

Malgré ses quelques défauts, certes agaçants, le Note 7 a un argument massue : son prix. À moins de 200 € en prix de lancement, c’est clairement la bonne affaire. Il est suffisamment véloce pour la plupart des tâches, même les jeux, mais avec quelques concessions. Son autonomie est gigantesque, son écran de bonne facture. Seule la surcouche MIUI déçoit par certains aspects comme les notifications qu’il est impossible d’afficher en permanence. À côté de cela, il est possible de créer deux espaces distincts associés à deux cartes SIM différentes au besoin. Reste la photo qui n’est pas le fort de ce Note 7 si on le compare aux ténors, mais pour son prix, il se débrouille bien. Il faut juste penser à ne pas zoomer sur ses clichés.

plus

N.B. : le modèle testé est le Note 7 doté de 4 Go de RAM et de 64 Go de stockage.

En janvier 2019, Xiaomi annonçait se séparer de Redmi. De gamme, l’entité est devenue une marque qui demeure néanmoins sous le contrôle du géant chinois. Deux mois plus tard sort le Note 7, le premier smartphone Redmi à ne présenter à aucun endroit la marque Xiaomi.

La nouvelle marque ne renie pas ses origines et place son Note 7 au même niveau de prix que la génération précédente. 199,90 € pour le modèle 32 Go associé à 3 Go de RAM et 229,90 € pour le 64 Go / 4 Go.

Sous la barre des 200 €, Redmi propose donc un appareil de milieu de gamme pour le prix d’un entrée de gamme. Après l’expérience des excellents Note 5 et Note 6 Pro, on a envie que Redmi poursuive la partition impeccable instiguée par Xiaomi. Et sur le papier tout du moins, le Note 7 semble prometteur, intriguant avec son capteur de 48 mégapixels. Qu’en est-il en réalité ? Faut-il crier à la bonne affaire et se ruer dessus ?

Image 3 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Oui – Il a su adapter son design

Si les Redmi Note 5 et 6 partageaient une coque similaire, Redmi a refondu celle-ci pour le Note 7. Fini le dos en métal, on passe au verre. Une tendance qui a ses aficionados et ses détracteurs, c’est une question de goût. D’apparence, ça donne du chien au Note 7. À l’usage, il ne glisse pas dans les mains, mais gare à lui lorsqu’il est posé. Un canapé, une table, une commode, pour peu que la surface ait un peu d’angle, il va irrémédiablement glisser. Nous en avons fait les frais avec une chute d’un mètre de haut depuis un meuble. Dans notre malheur, nous avons pu tester sa résistance. Tomber à plat sur sa face avant sur le parquet, il ne souffre d’aucune séquelle. Bonus, Redmi inclut directement une coque en silicone dans la boîte du Note 7, un avantage non négligeable.

Image 4 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

On apprécie la couleur de l’appareil, tout en dégradé de bleu à violet sur notre modèle de test. Deux autres coloris sont disponibles, présentant un effet similaire : Noir Cosmique et Rouge Nébuleuse. Une touche singulière qui donne du lustre à ce smartphone à moins de 200 €.

Côté prise en main, on a affaire à un smartphone de 6,3 pouces en 19.5:9, un ratio qui demande encore un long pouce pour parcourir l’écran en largeur d’une seule main. Idem pour le capteur d’empreinte qui, situé sur la face arrière, nous semble un tout petit peu haut pour être atteint naturellement avec l’index, sans tâtonner (pour une main moyenne).

Oui – Parce qu’il est pour la disparition de l’encoche

Si le Note 6 Pro avait suivi la mode de l’encoche, le Note 7 s’en départit le plus possible, cette tendance étant retombée comme un soufflet. Désormais, on veut des dalles plus grandes, mais pas grevées par une excroissance inerte.

Le Note 7 n’y parvient pas à 100 %, mais il limite très fortement la gêne avec une encoche en forme de goutte d’eau, assez similaire à celle du OnePlus 6t ou du tout nouveau Xiaomi Mi 9. Pour ce faire, le haut-parleur est incrusté dans le cadre, à la limite de la tranche et le capteur de luminosité est dans ce même cadre noir de 2 mm environ qui entoure l’écran. Seul le capteur avant trône donc dans cette encoche réduite à son strict minimum.

Image 5 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Comme dit précédemment, le Note 7 est pourvu d’une dalle de 6,3 pouces. C’est 0,04 pouce de plus que le Note 6 Pro. Change donc légèrement le ratio et par induction, la définition, qui est portée ici à 2340 x 1080 pixels. Le rendu est aussi bon qu’il peut l’être sur une dalle IPS. Certes, les noirs ne sont pas aussi profonds que de l’Oled, mais quel smartphone à moins de 200 € propose une telle dalle ?

À noter que la luminosité de l’écran est haute, permettant un usage confortable en extérieur. On regrettera éventuellement que la colorimétrie soit un peu pâle. Elle manque de peps, notamment dans les rouges et les verts. Dernière considération d’affichage, le Note 7 fait partie de ces nombreux smartphones qui sont bridés en 1280 x 720 pixels sur Netflix. Une mise à jour logicielle pourrait corriger cela.

Image 6 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Oui – Enfin en USB-C et jamais sans mon jack !

Grand bouleversement, Redmi a entendu les critiques faites à l’encontre de l’utilisation du microUSB sur la génération précédente. Vieillissante, cette connectique a toujours pour elle d’être massivement implanté chez les consommateurs et l’on trouve de fait plus facilement un câble compatible.

Image 7 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Aujourd’hui, Redmi fait entrer les Note dans l’ère de la modernité en cédant à l’USB-C. Une connectique qui a le vent en poupe et sera la norme dans peu de temps. Ce port USB-C pouvant facilement transporter l’audio, on craint souvent que les constructeurs sucrent au passage la classique sortie 3,5 mm.

Image 8 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Mais si Redmi a consenti à réduire drastiquement son encoche, il ne semble pas prêt à se départir du port mini-jack. Cette sortie audio si pratique est ici discrètement logée sur la partie haute de l’appareil. Non content de la conserver, Redmi parvient même à affiner en même temps le design de l’appareil qui perd 0,2 mm d’épaisseur comparé au Note 6 Pro. Oui, c’est anecdotique, mais il faut tout de même saluer cette amélioration.

Oui et non – Des performances correctes, mais pas à jour

Quelle que soit la configuration choisie (3 ou 4 Go de RAM, 32 ou 64 Go de stockage), le processeur est le même. Pour le Note 7, Redmi a opté pour un Snapdragon, le modèle 660. Ce n’est pas la dernière génération du fondeur, le 710 étant plus récent, mais encore peu utilisé. Les constructeurs ont tendance à exploiter à fond un SoC qu’ils connaissent bien. C’est le cas du 660 qui était déjà dans le Xiaomi Mi 8 Lite ou le Mi A2.

Image 9 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Vieille de deux ans déjà, cette puce de milieu de gamme est encore tout à fait opérationnelle. Notre modèle de test est le plus cher des deux modèles disponibles. Équipé de 4 Go de RAM, il se comporte a priori mieux que celui de 3 Go dans les benchmarks. Sous 3DMark, il récolte 1259 points ce qui le place devant 42 % des smartphones du marché. Dans la moyenne donc.

À l’usage, nous n’avons remarqué aucun souci de fluidité. Le passage d’une application à une autre est rapide et le multitâche ne plombe pas les performances. Pour l’éprouver au mieux, nous l’avons soumis à deux jeux typiques.

Image 10 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Asphalt Xtreme est sélectionné pour sa vitesse qui permet de voir les saccades fines. Il est aussi idéal pour juger de la dégradation des graphismes qui s’adaptent aux performances de l’appareil. Avec le Note 7, le jeu de Gameloft ne rame pas, mais les décors sont optimisés. Beaucoup de « blur » en guise de cache-misère et des effets escalier sur les éléments comme les tonneaux ou les voitures. Malgré cela, le jeu tourne bien. On regrette juste la partie son du Note 7 qui se limite à un haut-parleur très basique dépourvu de basses.

Image 11 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Shadowgun Legends nous a permis de tester le jeu en ligne en 4G. Ici pas de problème pour l’affichage, le jeu est magnifique sur le Note 7. Seuls quelques ralentissements se font sentir par moment, dans la ville qui fourmille d’informations et lorsque les effets de tir sont trop nombreux. Dans l’ensemble, nous avons quand même pu jouer, mais pas aussi confortablement que sur un Snapdragon 845 ou 855.

Oui et non – Cahin-caha en photo

Image 12 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

C’est le nerf de la guerre de ce smartphone. Un double capteur photo arrière dont l’un atteint les 48 mégapixels. Si on est donc censé gagner en définition, est-ce pour autant que le rendu est à la hauteur ?

Et bien réponse de normand pour ce point. Le Note 7 reproduit bien les couleurs. Elles sont même très fidèles lorsque son option « intelligence artificielle » est cochée et que le HDR est activé.

En revanche, il applique une sorte de filtre alors même que son mode « embellir » est désactivé. On se retrouve alors avec des détails gommés, comme les anfractuosités du bitume ou les briques de la façade d’un immeuble qui se mélangent dans une étrange bouillie.

Image 13 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Bien évidemment, ces détails ne se voient qu’en taille réelle sur un ordinateur. En définitive, l’image manque cruellement de piqué pour en faire un photophone, mais son double capteur est suffisant pour de la photo à partager en ligne.

Le mode portait, par exemple, est plus réussi, loin des ténors du genre (autrement plus onéreux), mais l’effet bokeh est là et ne se plante pas trop. Sur notre exemple, seuls quelques cheveux et un fin morceau de l’écharpe ont été confondus avec l’arrière-plan.

Image 14 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?

Le Note 7 propose également un mode nuit. Une curiosité amenée par le Pixel 3, le OnePlus 6t ou encore l’iPhone Xs. Que vaut cette option sur un smartphone à moins de 200 € ? Et bien son rendu n’est pas optimal, mais elle a le mérite de dégager des détails qui n’apparaissent pas en mode normal.

Pas suffisamment pour que ce soit extraordinaire comme avec un Pixel 3 de Google, mais assez pour en justifier la présence. Dans notre exemple, on voit ainsi l’intérieur des appartements en mode nuit, zones complètement grillées en mode normal. Un bon point qui ajoute aussi de bruit et efface ce flou lissant produit par le double capteur du Note 7.

Oui – Une autonomie monstrueuse

C’est un monstre d’autonomie. Sa batterie de 4000 mAh, qui équipait déjà le Note 6 Pro, fait des merveilles. Nous avons laissé tourner une vidéo YouTube de 24h avec la luminosité à 50 %. Résultat : il a fallu attendre 17h23 avant que la batterie du Note 7 ne décroche. De quoi sereinement envisager deux jours d’utilisation sans souci.

La recharge est quant à elle moins folle. En 15 minutes nous n’avons chargé que 15% de la batterie.

Image 15 : [Test] Redmi Note 7 : 48 MPx et moins de 200 €, on craque ou pas ?