Test Stellar Blade : l’irrésistible addiction, malgré l’imperfection

Avec Stellar Blade, Shift Up prend le risque de se placer à la croisée des chemins entre plusieurs sagas appréciées… pour un résultat grandiose que les amateurs de Souls, de NieR et d’action-RPG en général ne doivent pas manquer.

Stellar Blade test PS5 jeu exclu
© Sony

En avril 2019, le studio coréen Shift Up dévoilait au monde son ambitieux Project Eve. Le jeu est devenu une exclusivité PS5 au cours du développement puis Stellar Blade, dont le nom officiel fut dévoilé en septembre 2022 lors d’un State of Play. Il se trouve enfin entre les mains des joueurs depuis le 26 avril dernier.

Tout n’est pas pas parfait dans l’exclusivité de Sony et le studio Shift Up dispose encore d’une belle marge de progression. Pourtant, Stellar Blade et son héroïne controversée m’ont happé du début à la fin et même un peu au-delà.

Stellar Blade exploite toute la puissance de la PS5

Stellar Blade capture mission
Certains panoramas sont sublimes

Comme la majorité des exclusivités Sony récentes, Stellar Blade commence fort, au beau milieu de l’action, dans un monde où la guerre fait rage. Elle oppose les Naytibas, des monstres ayant ravagé et pris le contrôle de la Terre, et les membres du 7ᵉ escadron aéroporté de la colonie humaine exilée dont fait partie EVE.

Stellar Blade nous en met plein les yeux dès les premières secondes, autant par le déluge d’explosions et de flammes autour de nous et dans le ciel que pour les superbes animations d’EVE et son alliée Tachy. Elles impressionnent aussi car le jeu ne souffre d’aucun souci technique et se montre parfaitement fluide autant en mode équilibré (environ 50 fps, 4K upscale) qu’en mode graphique (4K à 30 fps) et performance (60 fps en 1440p).

La réalisation soignée transparaît également lors des cinématiques, plutôt nombreuses et superbement mises en scène, notamment celles introduisants et concluants les combats de boss. L’Unreal Engine 4 remplit donc très bien son rôle et montre qu’il peut encore mettre en valeur les jeux de cette génération de consoles, même si l’Unreal Engine 5 se démocratise sur le marché.

Je regrette simplement que les expressions faciales ne bénéficient pas du même soin que les animations d’EVE au combat, même si les modèles 3D des personnages sont superbes. Ce n’est pas si gênant que cela étant donné qu’on ne joue vraiment pas à Stellar Blade pour l’émotion que procure son histoire.

Une histoire qui ne fait pas honneur à un univers intéressant

Stellar Blade histoire scénario
Stellar Blade manque de scènes marquantes

J’ai apprécié l’univers post-apocalyptique de Stellar Blade dans lequel l’humanité tente tant bien que mal de subsister. On prend plaisir à le découvrir petit à petit, que ce soit grâce aux interactions avec les différents personnages ou via les nombreux documents à trouver dans le monde. Malheureusement, le scénario en lui-même reste vraiment convenu et n’exploite pas ce lore intéressant.

J’espérais que le jeu me surprendrait grâce à la volonté d’Eve, d’Adam et de Lily de découvrir l’origine du conflit entre les Naytibas et l’humanité, un peu comme dans Horizon Zero Dawn et NieR. Si les ingrédients sont les mêmes, la recette ne fonctionne pas vraiment à cause de révélations totalement téléphonées et vu ailleurs des centaines de fois.

Même si le cœur de Stellar Blade reste son gameplay, je m’attendais à un scénario plus profond étant donné que le soin apporté au lore me laissait entrevoir un beau potentiel. Shift Up aurait peut-être pu faire mieux et plus original, sans forcément en faire davantage.

Je me suis quand même attaché au personnage de Lily, le plus intéressant selon moi. La jeune ingénieure brille notamment grâce à la mission qui lui est dédiée et se révèle sans aucun doute comme le membre le plus touchant de l’équipe.

EVE reste assez attachante par sa candeur, mais j’aurais ressenti encore plus d’émotion si son physique et ses tenues dans Stellar Blade n’étaient pas les composantes principales du personnage.

Et si EVE desservait le scénario de Stellar Blade ?

En réalité, je ne vais même pas évoquer le physique du personnage à proprement parler. Déjà parce que cela serait porter un jugement sur le corps de la mannequin Shin Jae-eun, sur lequel le modèle 3D d’Eve est basé. En plus, critiquer qu’un jeu vidéo mette en avant un standard de beauté revient finalement à stigmatiser les personnes qui s’identifient à elle, à Shin Jae-eun et aux femmes qui leur ressemblent.

Stellar Blade EVE histoire
EVE ne se distingue pas par sa profondeur

Le véritable problème qui se pose dans Stellar Blade demeure, selon moi, la dissonance entre la construction scénaristique du personnage et sa sexualisation. Bayonetta se prend beaucoup moins en sérieux que Stellar Blade, ce qui rend les séquences suggestives plus cohérentes et surtout plus drôles.

Ici, EVE nous est présentée comme une femme réellement investie d’une mission, prête à tout pour sauver les siens. Cette volonté, mais aussi ses doutes, commencent réellement à émerger grâce aux révélations du dernier tiers de l’aventure.

Elle ne brille jamais autant que dans ces moments-là, mais ils sont simplement survolés et bien trop rares, contrairement au nombreux ralentis qui bloquent sur son arrière-train. Je trouve qu’on s’attache beaucoup plus à une Aloy d’Horizon de par sa construction et son évolution qu’à une EVE que Shift Up tente de faire briller au combat, c’est vrai, mais surtout grâce aux plans sur ses fesses et ses tenues légères.

Peut-on vraiment se sentir embarqué dans un scénario quand le premier rôle n’est mis en valeur que pour son physique, même lors des cinématiques principales, et ne nous provoque donc aucune émotion ? J’en doute.

Des tenues (trop) osées, mais au design particulièrement travaillé

Attention, j’étais très content de trouver une nouvelle tenue pour EVE chaque fois que cela se produisait, surtout qu’il faut généralement bien fouiller pour tomber dessus. Malheureusement, j’étais déçu de voir qu’il s’agissait souvent de costumes simplement fait pour exposer chaque fois un peu plus les formes de l’héroïne.

Stellar Blade Pivoine moutan
La fameuse tenue polémique mise à jour avec le patch day one

Il faut les chercher, les tenues qu’un personnage censé sauver le monde et se pavaner des heures dans le désert serait censé porter. Finalement, j’ai tourné entre les quelques combinaisons de plongée planétaire et trois ou quatre autres costumes pendant toute l’aventure pour ne pas casser l’immersion.

Notons tout de même que Shift Up a apporte un véritable soin au design des tenues, comme on le voit rarement dans un AAA. Le studio ne fait pas que livrer une palanquée de costumes renvoyant culturellement à l’érotisme, mais propose aussi des accoutrements détaillés, originaux et bien pensés.

Un système de combat grisant, profond et qui rend très bien à l’écran

Le système de combat de Stellar Blade est clairement LE point fort de l’exclu PS5. Grâce à sa Lame stellaire, qu’elle rengaine tranquillement dans sa longue chevelure hors des combats, EVE dispose d’une attaque légère et d’une attaque lourde. Il existe de multiples combos demandant généralement d’alterner entre l’une et l’autre.

Stellar Blade boss
Les combats de boss sont réussis

Certains conviennent mieux lorsque plusieurs ennemis vous entourent, tandis que d’autres se révèlent particulièrement efficaces pour infliger des dégâts plus importants aux boss. Amoureux de Devil May Cry, vous devriez apprécier.

Cependant, contrairement à la proposition des jeux de Capcom, le simple fait de maîtriser ces enchaînements ne suffira clairement pas à venir à bout des affrontements assez exigeants dans Stellar Blade.

Pour espérer survivre aux Naytibas, il faut impérativement maîtriser l’esquive et la parade parfaites. Lorsque vous parvenez à éviter une attaque ennemie juste avant qu’elle ne vous touche, EVE peut infliger une contre-attaque, disponible quasiment dès le départ dans l’arbre de compétences.

Certains contres accessibles plus tard dans le jeu se révèlent encore plus dévastateurs, d’où l’intérêt de maîtriser ce timing. La parade parfaite est encore plus essentielle. En plus de pouvoir infliger différentes contre-attaques, bloquer un coup au bon moment fait descendre le compteur jaune situé sous la barre de vie de l’ennemi.

Stellar Blade combat

Lorsque vous effectuez suffisamment de « parry », l’adversaire, qu’il s’agisse d’un ennemi classique ou d’un boss, devient vulnérable. Vous pouvez alors lui infliger le fameux coup critique que connaissent très bien les amateurs de Souls-like.

Notez que certains adversaires disposent d’attaques imparables, que vous voyez arriver lorsqu’un flash bleu apparaît. À ce moment-là, il faut réaliser une éclipse (joystick vers l’avant et rond pour passer derrière l’adversaire et contrer automatiquement). La lame d’EVE brille en bleu pour indiquer à quel moment effectuer la manœuvre.

Les fans de Souls vont certainement savourer le système de combat de Stellar Blade, nécessitant une bonne lecture du pattern des ennemis et surtout des boss. Les séquences d’attaques de ces derniers sont généralement assez lisibles pour vous permettre de bien réagir, mais suffisamment complexes pour ne pas rendre la tâche trop évidente.

Stellar Blade n’oublie pas d’être un RPG

Notez que les combats sont quand même plus permissifs que ceux des jeux de FromSoftware. Déjà, parce que les attaques des ennemis ne causent pas autant de dégâts, que ce soit en mode facile, normal et difficile. Quasiment aucun boss ne pourra vous mettre à terre en trois coups, sauf les ultimes adversaires de la difficulté la plus élevée. Rater quelques esquives ou parades parfaites dans un combat n’a rien de rédhibitoire.

Surtout parce qu’EVE dispose d’atouts essentiels pour infliger des dégâts conséquents : les compétences bêta. Il en existe quatre à utiliser en maintenant L1 puis carré, triangle, croix ou rond. Elles font très mal à la barre de vie et/ou au bouclier des ennemis (une barre à vider avec des attaques pour faire descendre plus rapidement les PV).

EVE

En revanche, il faut que la jauge bêta soit suffisamment chargée pour lancer une compétence bêta. Celle-ci se remplit quand vous attaquez ou lorsque vous réussissez une parade parfaite. Même chose pour la barre de compétences spontanées, débloquées bien plus tard dans le jeu et donnant accès à des attaques aussi impressionnantes à l’écran que dévastatrices. En cela, Stellar Blade prend ses distances avec le genre du Souls-like et se rapproche un peu plus d’un God of War.

EVE pourra aussi se servir du drone contrôlé par son allié Adam pour attaquer à distance avec différents types de munitions : des balles, des missiles Stinger, des chevrotines et un rayon laser. De quoi rappeler inévitablement NieR Automata, dans lequel 2B pouvait aussi utiliser un drone pour tirer de loin. Il se révèle surtout utile lorsque le point faible de l’ennemi est exposé après une Répulsion. Comme pour l’Eclipse, il s’agit d’une esquive à effectuer avec une commande spéciale (joystick vers l’arrière et rond) pour éviter une attaque imparable.

Pour faire face au mieux à tous ces Naytibas, EVE peut s’équiper de modificateurs d’équipement allouant divers de bonus, de l’amélioration de la vitesse d’attaque à la réduction des dégâts infligés par les ennemies. Les exospines apportent eux aussi des bonus, mais ils sont encore plus signficatifs. Surtout, ces objets plus rares peuvent être améliorés pour révéler leur plein potentiel.

Stellar Blade est-il vraiment si exigeant que ça ?

Vous l’aurez compris, le système de combat de Stellar Blade se révèle particulièrement profond. Même si le jeu nous distille progressivement les éléments de gameplay, les compétences spontanées arrivant notamment bien plus tard dans le jeu, j’ai quand même été assez déstabilisé par l’abondance des possibilités au combat.

Je pense que les joueurs habitués aux jeux d’action plus épurés qui foncent sur Stellar Blade pour ses combats exigeants devraient ressentir la même chose. Il faut du temps pour apprendre à utiliser ses compétences bêtas, spontanées, les attaques à distance au bon moment. L’apprentissage des combos demandent aussi de l’investissement.

Stellar Blade groupe Lily Adam

Malgré cela, le plaisir de jeu se fait ressentir dès le départ, la satisfaction de réussir une parade parfaite fait autant d’effet que dans un Sekiro, un Lies of P ou le récent Rise of the Ronin. J’ai pris énormément de plaisir à contrôler EVE au combat et à admirer sa grâce qu’elle démontre plus que jamais lors de la séquence finale pour achever un boss.

Malheureusement, le sentiment de fierté n’est pas aussi important après un triomphe en raison du léger manque de challenge de Stellar Blade, quel que soit le mode de difficulté. Je n’ai jamais réellement souffert durant l’aventure, à part contre les derniers boss, dont celui de fin (il y en a deux différents en fonction de la conclusion obtenue).

En réalité, j’ai dû à m’y prendre à plusieurs reprises pour le battre surtout parce que je ne m’attendais pas à devoir véritablement me mobiliser – vu que l’aventure ne m’avait pas encore poussé à le faire autant – que pour sa difficulté réelle. Les ultimes affrontements de Stellar Blade restent les plus grisants en raison du challenge qui s’impose à nous, mais c’est un peu regrettable que cela n’arrive que si tardivement.

Rien de grave non plus, puisque j’ai quand même savouré chaque affrontement. Le plaisir de faire pleuvoir les compétences, de réussir parades et esquives parfaites ainsi que d’achever les ennemis avec un coup critique m’a accompagné des premières minutes du prologue jusqu’à la conclusion de Stellar Blade.

Des missions principales rythmées et intenses, mais pas parfaites

Les donjons de Stellar Blade se révèlent plutôt linéaires, malgré quelques raccourcis à trouver çà et là pour revenir aux camps, l’endroit où l’on peut recharger nos potions. Evidemment, en se reposant, les naytibas du secteur réaparaissent tous. Les combats s’enchaînent sans trop de répits plus on s’enfonce dans un niveau, mais il faut quand même faire de petits détours pour tomber sur les coffres cachés.

Stellar Blade énigmes
Les puzzles sont sympathiques à compléter

Plusieurs adversaires imposants vous barreront aussi la route, sans jamais que la lassitude s’installe puisque le bestiaire se révèle particulièrement dense. Stellar Blade se transforme même parfois en survival-horror lorsque l’épée et le radar pour repérer les ennemis ne sont plus disponibles et qu’il faut impérativement se défendre avec l’arme à distance. Ces séquences bien pensées et bien rythmées viennent rafraîchir l’expérience.

Les quelques puzzles plutôt intelligents permettent eux aussi de rompre la monotonie. J’aurais même aimé qu’il y en ait un peu plus car certains sont vraiment sympas à réaliser. Shift Up tente également de casser le rythme avec quelques phases de plateformes plutôt bien pensées, mais assez frustrantes en raison de l’étrange maniabilité d’EVE. Lorsque l’on se balance à une corde, s’orienter dans le sens que l’on souhaite est un calvaire. Même chose quand il faut se diriger dans les airs lors d’un saut. Quand on arrive à atteindre l’endroit souhaité, on doit croiser les doigts pour qu’EVE ne glisse pas sur le sol pour chuter de l’autre côté… Terrible.

Courir sur un mur reste assez simple, mais quand il faut les enchaîner d’une paroi à l’autre, EVE se révèle aussi capricieuse et revient même parfois sur ses pas sans que l’on comprenne pourquoi. N’approchez pas non plus trop près d’une barrière, car la jeune femme a la fâcheuse tendance à grimper sur tout ce qui bouge. Heureusement, chuter n’est pas toujours synonyme de mort, mais lorsque cela se produit… la frustration monte d’un coup.

Globalement, je trouve que les missions principales sont tout de même prenantes non seulement grâce à leur rythme mais aussi grâce aux décors variés dans lesquels elles nous emmènent malgré leur linéarité. Mention spéciale à la très longue dernière mission de Stellar Blade, particulièrement explosive et dépaysante.

Des zones ouvertes qui manquent de consistance

Stellar Blade désert ouvert
Une des grandes zones ouvertes de Stellar Blade

Les deux grandes zones ouvertes de Stellar Blade, elles, servent avant tout de terrain de jeu aux multiples quêtes annexes que vous confieront les PNJ de la ville de Xion, qui fait office de hub central. En revanche, ne vous attendez à rien d’exceptionnel côté contenu secondaire.

Vous devrez allez chercher tels matériaux pour le vendeur du coin, vous débarrasser d’un Naytiba gênant sur demande d’un habitant ou ramener du poisson grâce au mini-jeu de pêche, un classique des titres asiatiques. Seules quelques unes méritent vraiment le détour car elles permettent d’accèder à de nouveaux marchands ou qu’on y suit l’histoire d’un personnage à travers plusieurs quêtes, mais c’est tout.

Les récompenses de la plupart des missions n’en valent plus vraiment la chandelle après plusieurs heures de jeu, quand vous aurez déjà ammassé suffisament d’argent, de points de compétences et de matériaux pour vous procurer facilement tout ce que vous souhaitez.

On explore surtout les environnements étendus de Stellar Blade parce qu’ils regorgent de costumes à dénicher et de quelques versions plus puissantes des boss principaux de l’aventure. Dommage qu’il n’y ait pas justement plus d’adversaires de ce genre et quelques énigmes comme dans les missions principales. Je regrette aussi que le biome des deux zones ouvertes soit identique.

Stellar Blade fedex
Certaines quêtes annexes sortent un peu du lot, mais rien de marquant

L’exclusivité PS5 n’avait vraiment pas besoin de tant de quêtes « Fedex » pour briller, ni pour rallonger la durée de vie déjà importante de Stellar Blade en ligne droite (une quinzaine d’heures). Personnellement, j’ai mis 30 heures à arriver au bout de l’aventure en ayant réalisé une bonne partie du contenu secondaire et récupéré presque toutes les tenues.

Notez qu’après avoir terminé une première fois l’épopée d’EVE, vous pouvez relancer Stellar Blade en mode difficile grâce au new game+. Certains boss dispose de nouvelles attaques, mais l’héroïne peut aussi compter sur des variantes inédites (et toujours aussi époustouflantes visuellement) pour venir à bout des Naytibas.

Vous pouvez aussi récupérer des variantes des tenues que vous avez déjà obtenu dans votre précédente run et de nouveaux exospines encore plus puissants.

La bande-son de Stellar Blade m’a envoûté

Globalement, le sound design se révèle excellent. L’impact de nos attaques se fait ressentir, notamment lors de l’utilisation de nos compétences, les bruitages sur le sol lorsqu’EVE se déplacent sont cohérents et les quelques sons subtils lorsqu’on ramassage des objets ou qu’on se balade dans les menus restent parfaitement dans le ton.

Notre aventure, que ce soit en mission ou dans les zones ouvertes, est accompagnée par de somptueuses compositions, souvent chantées, rappelant directement NieR et NieR : Automata (et la douce voix d’Emi Evans). Nous devons ces performances vocales à Pernelle et la star coréenne BIBI. Dans Stellar Blade, on en prend plein les yeux mais aussi plein les oreilles.

Stellar Blade musiques
Les cinématiques sont souvent accompagnées par de belles compositions

Seules les voix françaises jurent un peu. La localisation reste de bonne facture, mais bien en deça de ce que nous sert généralement Sony dans les autres exclusivités PS5. EVE s’en sort plutôt bien, mais Adam et Lily manquent vraiment de naturel dans leur façon de s’exprimer et manquent un peu d’intention. Dommage.

Au fur et à mesure de l’aventure, j’ai constaté aussi un petit manque de souci du détail à différents endroits. Par exemple, la caméra ne cible pas de nouvel ennemi quand celui qu’on visait meurt, alors on se retrouve parfois à taper dans le vide car les autres adversaires se trouvent dans notre dos. Notez aussi que la double esquive ne fonctionne pas lorsque l’on maintient une direction avec le joystick. Bizarre.

Autre point un peu frustrant : on ne peut pas utiliser le voyage rapide pour aller facilement où on le souhaite dans d’autres régions. Il faut d’abord se rendre dans la zone en question, puis trouver un téléphone pour ensuite se téléporter à l’endroit désiré. Pas de quoi gâcher le plaisir, surtout que les temps de chargement sont très courts grâce au SSD de la PS5, mais j’ai connu plus pratique.

Image 1 : Test Stellar Blade : l'irrésistible addiction, malgré l'imperfection
8/10

Stellar Blade

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Plus d’offres
On aime
  • Sublime et fluide quel que soit le mode graphique
  • Un gameplay grisant et profond (contre, esquive, compétences, transe…)
  • Les animations d'EVE au combat
  • Une bande-son d'exception, les musiques chantées sont sublimes
  • La dernière mission du jeu, prenante et rythmée
  • Les tenues d'EVE, très stylées quand elles la couvrent un minimum
On n’aime pas
  • Un scénario convenu et très prévisible, symbolisé par une EVE transparente
  • Des quêtes annexes qui manquent vraiment d'intérêt
  • Un léger manque de challenge pour les habitués des Souls
  • La maniabilité d'EVE rend les phases de plateformes frustrantes
Verdict :

Stellar Blade se place à la croisée des chemins entre un Souls-like, NieR et Devil May Cry. Le mélange des genres aurait pu aboutir sur un jeu manquant de personnalité, mais Shift Up parvient à emprunter les meilleurs ingrédients de ceux-ci en ajoutant les siens pour livrer une œuvre prenante de bout en bout. J’ai pris un réel plaisir à contrôler EVE en combat, à débloquer petit à petit de nouvelles compétences, tenues et explorer chacun des nouveaux environnements des missions principales. Stellar Blade prend toute sa dimension lors des affrontements les plus corsés et donc face aux boss, notamment les derniers de l’aventure, qui demandent un véritable sens du timing. Vous n’allez pas vivre une histoire aussi palpitante que dans NieR : Automata et des quêtes annexes aussi prenantes que dans The Witcher 3, mais ce long voyage en compagne d’EVE, Adam et Lily mérite tout l’intérêt des fans d’action-RPG.

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