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Vinted, ou quand la bonne affaire cache une arnaque

La plateforme de vente de vêtements de seconde main Vinted est montrée du doigt par une enquête de 60 Millions de consommateurs. Selon l’association, de nombreux utilisateurs seraient victimes d’arnaques et le service client serait dépassé par la situation.

Né en 2012, Vinted est une entreprise lithuanienne dont le concept a tout pour séduire les consommateurs responsables. Sorte de friperie en ligne géante, la plateforme propose un service de vente, d’achat et d’échange d’articles de mode d’occasion. Elle compte aujourd’hui 10 millions d’utilisateurs en France et remporte également un grand succès dans le reste de l’Europe et aux États-Unis. Problème, la start-up ne semble pas avoir les outils nécessaires pour protéger ses clients des potentielles fraudes. D’après 60 millions de consommateurs, de plus en plus d’utilisateurs rapportent en effet des cas d’arnaques, qui touchent autant les acheteurs que les vendeurs.

Image 1 : Vinted, ou quand la bonne affaire cache une arnaque

Les conditions d’utilisation de Vinted facilitent les arnarques

Le site Vinted serait devenu en quelques années un vrai repaire d’escrocs. Son système de transaction, plus ou moins basé sur la bonne foi des deux parties, permet en effet aux acheteurs de ne payer leur article qu’à réception du colis. Si le vêtement ne correspond pas à la description faite dans l’annonce, il est alors possible de bloquer le paiement, en déclarant par exemple l’article non conforme.

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Cette règle permet ainsi à des utilisateurs malhonnêtes de ne pas payer leur commande, même si les vêtements étaient en réalité bien ceux décrits. 60 millions de consommateurs rapporte, par exemple, le cas d’une vendeuse qui après avoir envoyé une robe de la marque Maje à une cliente n’a jamais été payée. Dans un tel cas, l’acheteuse doit retourner l’article à l’expéditrice, mais la plateforme n’effectue aucune vérification de ce qui a été renvoyé. Au lieu de sa robe, la vendeuse s’est donc retrouvée « avec un vieux pull ». Certains clients abusent également des conditions encadrant les cas de contrefaçon. Lorsqu’il y a une « présomption » que l’article est un faux, l’acheteur peut en effet tout simplement annuler son paiement et ne jamais retourner le vêtement.

Avec des conditions aussi peu strictes, les cas d’arnaques s’accumulent et la société Vinted semble avoir bien du mal à gérer la situation. Selon 60 millions de consommateurs, le service client composé de seulement 150 employés serait débordé, à tel point que certains utilisateurs finiraient pas régler les litiges entre eux. Contactée par l’association, Vinted a promis de faire des efforts dans les prochains mois pour mieux protéger ses utilisateurs.

Source : 60 millions de consommateurs