[Test] Fujifilm XT-1 : le plus "expert" des hybrides ?

Marque historique du monde de la photo, Fujifilm connaît depuis quelques années un succès croissant auprès des spécialistes avec sa série « X ». Rétifs dans leur grande majorité à l’abandon du système reflex au profit des hybrides, ils semblent en effet lui accorder un crédit important. Voyons donc ce que propose aux utilisateurs le dernier né de cette gamme, le XT-1, qui chasse sur les terres des reflex experts APS-C.

Acheter le Fujifilm XT-1



Jusqu’ici, le viseur qui équipait certains hybrides de la série X était situé dans l’angle en haut à gauche de la face arrière, façon Leica. Ce n’est pas le cas du XT-1, qui propose un viseur central et affiche ainsi clairement son ambition : venir concurrencer les boîtiers reflex. Son look vintage rappelle d’ailleurs celui des boîtiers argentiques de Fuji des années 1970-1980.

Le module de visée électronique qui équipe le XT-1 est un modèle du genre. Conçu autour d’une dalle OLED, il est très bien défini (2,36 millions de points) et s'avère très confortable : son grandissement est de x0,77 et son dégagement oculaire de 23 mm. Les porteurs de lunettes apprécieront. Il propose également un taux de rafraîchissement élevé (54 i/s) qui ne connaît pas de ralentissement, et donc de saccade, en basse luminosité. Il n’en reste pas moins que la définition actuelle des viseurs électroniques est insuffisante pour effectuer la mise au point manuellement sans assistance et que celui du XT-1 n’échappe pas à la règle.

Pour compléter le système global de visée, on retrouve également à l’arrière un écran inclinable de 3 pouces d’une définition de 1.040.000 points, dans les standards proposés par la concurrence. Confortable et lumineux, il remplit correctement son rôle. On regrettera simplement son caractère non tactile, notamment lors de la mise au point en mode vidéo, mais nous y reviendrons.

D’un encombrement équivalent aux hybrides experts concurrents (12,9x8,98x4,67 cm pour 440g, nu avec batterie et carte SD), le XT-1 est doté d’une poignée assurant une bonne qualité de préhension. D’autre part, sa coque en alliage de magnésium est recouverte d’un gainage granuleux de caoutchouc antidérapant, rappelant le cuir qui englobait les boîtiers reflex des années 1970-1980 de la marque. Afin de parfaire la robustesse de l’ensemble, de nombreux joints assurent l’étanchéité  et une finition tout temps de très bon aloi. En outre, une série d’objectifs tout temps est également annoncée pour la seconde moitié de 2014.

Le XT-1 n’est pas équipé d’un flash intégré : il est livré avec un flash externe d’appoint, le EF-X8. Sa puissance est faible (NG=8 à 100 iso) mais suffisante pour dépanner en cas de nécessité. Complet, il dispose de tous les modes indispensables (synchro lente et second rideau notamment) et permet de commander à distance d’autres flashes externes.

Un reproche pour finir : comme bon nombre d’hybrides experts devant allier une visée électronique énergivore et un haut niveau de compacité, le XT-1 ne brille pas par son autonomie. Sans pour autant représenter un énorme problème, l’acquisition d’une batterie supplémentaire est indispensable à toute utilisation assidue. On peut également signaler la possibilité d’équiper le XT-1 d’une poignée optionnelle d’alimentation. Cependant, l’opération limite considérablement selon nous l’intérêt de disposer d’un appareil compact. 

Posez une question dans la catégorie Dossiers du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
1 commentaire