[Test] Samsung Galaxy S9 : on ne change pas une équipe qui gagne

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Cinq raisons de craquer (ou pas) pour le Samsung Galaxy S9

Dernier né de Samsung, le Galaxy S9 reprend dans les grandes lignes ce qui avait déjà tant plu avec le Galaxy S8. On retrouve un design quasiment similaire, mais également quelques nouveautés. Ayant déjà testé la version Galaxy S9+, nous nous attarderons ici essentiellement sur les points qui divergent entre les deux modèles, comme le capteur photo arrière, l’autonomie, la taille de l’écran ou l’ergonomie. Pour avoir toutes les cartes en main, nous vous invitons donc à également consulter le test du Samsung Galaxy S9+.

>>> Retrouvez le test du Samsung Galaxy S9+

Oui pour la prise en main

D’apparence, il n’y a que très peu d’évolution entre le Samsung Galaxy S8 et le Galaxy S9. Le nouveau modèle reprend globalement le design, particulièrement réussi et soigné, de son prédécesseur. Mais tout est une question de détails et si le Galaxy S9 ne révolutionne pas l’ergonomie des appareils Samsung, quelques nouveautés sont à noter.

Tout d’abord, après le test du Galaxy S9+, plutôt massif, on est content de retrouver un gabarit plus confortable à utiliser à une main. Même si le modèle grand format reste compact pour un écran de 6,2 pouces, il s’agit tout de même d’une phablette. Le Galaxy S9 n’a pas ce problème et la compacité de l’appareil, ses rebords arrondis ainsi que sa largeur de 68,7 mm en font un appareil particulièrement agréable à prendre en main.

Le bouton Bixby est toujours placé sous les touches de volumeLe bouton Bixby est toujours placé sous les touches de volume

Parmi les quelques nouveautés par rapport à Galaxy S8, comme sur le S9+ on remarquera un appareil légèrement moins long, Samsung ayant très légèrement réduit les bordures en haut et en bas de l’écran. On notera également que ce qu’on considérait comme un défaut sur le S9+, l’emplacement des boutons de volume sur la tranche droite, moins accessible pour les droitiers, reste présent sur le S9 classique, mais de façon moins rédhibitoire.

En effet, en raison du plus petit format, les touches de volume sont légèrement plus accessibles, même si un emplacement à gauche aurait été préférable. De même, on regrette toujours le choix de Samsung d’avoir intégré une touche physique dédiée à Bixby sans possibilité pour les usagers de réassigner le bouton afin qu’il puisse lancer une autre application.

On se surprend encore parfois à poser son doigt sur l'appareil photo plutôt que sur le lecteur d'empreintesOn se surprend encore parfois à poser son doigt sur l'appareil photo plutôt que sur le lecteur d'empreintes

Enfin, et c’est la principale évolution du S9 en termes de design par rapport au S8, le lecteur d’empreintes digitales a été placé plus bas au dos du smartphone. Il ne se trouve ainsi plus juste à côté de l’appareil photo, mais en dessous. Cependant, au toucher il reste compliqué de faire la distinction entre le lecteur d’empreintes digitales et l’objectif de l’appareil photo. On se prend donc parfois à positionner le doigt trop haut, sur l’appareil, pour tenter de déverrouiller le smartphone.

De prime abord, rien ne distingue le Galaxy S8 (à gauche) du Galaxy S9 (à droite)...De prime abord, rien ne distingue le Galaxy S8 (à gauche) du Galaxy S9 (à droite)...

... si ce n'est l'emplacement du lecteur d'empreintes au dos... si ce n'est l'emplacement du lecteur d'empreintes au dos

Concernant l’interface, le Galaxy S9 est en tout point identique au Galaxy S9+. On retrouve donc une interface hautement personnalisable, peut-être compliquée à prendre en main, mais qui, si on se donne le temps de tout configurer, devrait vous simplifier la vie.

>>> Retrouvez le test du Samsung Galaxy S8

Oui et non pour la photo

Du côté de l’appareil photo, le Galaxy S9 ne dispose que d’un seul capteur arrière, contrairement au double capteur du Galaxy S9+. Il s’agit du même capteur grand-angle que sur le modèle grand format avec une distance focale équivalent 26 mm, une définition de 12 mégapixels et une ouverture variable, réglable à f/2,4 ou f/1,5 au choix. Comme pour le modèle grand format, l’ouverture se module automatiquement, passant à f/1,5 en mode automatique lorsque la luminosité passe en dessous de 100 lumens.

Contrairement au S9+, le Galaxy S9 n'a qu'un seul appareil photo à l'arrièreContrairement au S9+, le Galaxy S9 n'a qu'un seul appareil photo à l'arrière

Du côté de la qualité des photos, on retrouve logiquement les mêmes performances que sur le Galaxy S9+ avec des clichés nets, des couleurs fidèles et surtout des performances bluffantes en faible luminosité, notamment de nuit, comme on peut le découvrir sur les clichés ci-dessous.

Afin de comparer les progrès effectués par le Galaxy S9 en basse lumière par rapport au Galaxy S8, nous avons capturé deux clichés d’une même figurine, la première avec le modèle de l’an dernier (cliquer ici pour voir le photo complète), et la seconde avec le nouvel appareil de Samsung (cliquer ici pour voir la photo complète). Puis nous avons zoomé afin de voir la photo à 100 % et pouvoir comparer la gestion des couleurs, des détails et de la luminosité.

On constate ainsi que le Galaxy S9 propose une balance des blancs légèrement plus chaude en faible luminosité. Cependant, la luminosité globale est bien plus importante sur le nouvel appareil de Samsung. Celui-ci permet également de mieux distinguer les détails de la figurine ou même du mur à l’arrière-plan. Surtout, la photo du Galaxy S9 permet de mieux distinguer les contours de la figurine notamment pour séparer la silhouette de l’arrière-plan. Le Galaxy S8 a quant à lui tendance à générer du bruit numérique qui va flouter les contours. Le Galaxy S9 s’en sort ainsi bien mieux en faible luminosité que le Galaxy S8.

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Cependant, on ne peut que regretter l’absence de double capteur photo arrière sur le Galaxy S9, celui-ci étant réservé inexplicablement au modèle grand format. Comme si seuls les amateurs de phablettes appréciaient de pouvoir prendre des clichés avec un zoom optique. On se consolera en constatant que malgré l’absence de double capteur, le Galaxy S9 intègre néanmoins un mode portrait. Celui-ci est accessible via le mode « mise au point sélective » de l’application photo. Il vous demandera cependant de vous rapprocher à une distance de moins de 50 centimètres de votre sujet afin de bien analyser les distances et de compenser le grand-angle de l’objectif. Une distance qui peut être légèrement intrusive.

A gauche, l'appareil photo principal, à droite l'apparel photo frontal en selfieA gauche, l'appareil photo principal, à droite l'apparel photo frontal en selfie

Cependant, pour un mode portrait généré complètement de manière logicielle, force est de constater que le Galaxy S9 s’en sort très convenablement. En fait, le smartphone va capturer deux clichés, un en faisant la mise au point sur le visage et un autre avec une mise au point à l’infini. Cela permettra au smartphone d’analyser la distance des différents plans et de proposer un cliché plutôt réaliste, y compris dans le contour des cheveux ou de la pilosité faciale. Comme pour le Galaxy S9+ en revanche, les performances sont moins visibles sur le capteur en façade pour les selfies, là aussi un peu flous dans le contour du visage.

Non pour l’autonomie

On l’a vu avec le test du Galaxy S9+, pourtant doté d’une batterie de 3500 mAh, l’autonomie est à la baisse chez Samsung. Fort logiquement, il en va de même pour le Galaxy S9 qui ne propose quant à lui qu’une batterie de 3000 mAh.

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Dans les faits, pour notre première journée de test avec l’appareil, durant laquelle nous avons lancé plusieurs benchmarks ayant consommé à eux seuls 9% de la batterie, le smartphone a vu sa batterie chuter à 7% en à peine 13 heures. Comme pour le Galaxy S9+, l’écran allumé semble être l’un des usages les plus énergivores, consommant ainsi 13 % de l’autonomie de l’appareil.

Sur les jours suivants, nous avons utilisé le smartphone dans le cadre d’un usage classique, comme un smartphone personnel, avec une luminosité adaptative, mais réglé par défaut au milieu de la barre, des phases de navigation, des phases de veille et des phases de jeu intenses, pendant plusieurs dizaines de minutes. Le smartphone a alors fait légèrement mieux, montant à 19 heures d’autonomie. On a ainsi pu constater que le Samsung Galaxy S9 est capable d’une bonne autonomie lorsqu’il est en veille, malgré l’écran always on, le pourcentage de batterie restant ne baissant que très lentement lorsque le smartphone n’est pas utilisé. C’est véritablement l’écran qui va consommer le plus de batterie.

Finalement, la batterie du Galaxy S9 est l’un de ses plus gros défauts. Non seulement elle ne fait pas mieux que celle, plutôt moyenne, du Galaxy S8, mais elle fait même pire. Avec le même usage, nous tenions plus de 30 heures avec le smartphone de l’an dernier, quand on peine à atteindre les 20 heures avec le S9. Un résultat pour le moins décevant pour un smartphone haut de gamme.

Heureusement, le smartphone est compatible avec la charge rapide et le bloc fourni permet d’accélérer la recharge au cas où vous auriez besoin de faire le plein avant de sortir. Cependant, là aussi les résultats sont plutôt décevants, le smartphone se chargeant complètement jusqu’à 100 % d’autonomie en plus d’une heure et demie.

Oui pour la puissance

Avec la version, grand format, le Galaxy S9 est le premier smartphone de Samsung à être doté du nouveau processeur Exynos 9810 du constructeur coréen. A priori, rien d’incroyable sous le capot, la nouvelle puce se contentant d’être simplement plus performante.

À l’usage, le smartphone est fluide et ne souffre d’aucun ralentissement, dans la navigation quotidienne comme dans les jeux 3D les plus exigeants, si ce n’est quelques baisses de framerate somme toute assez logique. On notera cependant que l’exemplaire testé est neuf et que la plupart des appareils sous Android voient leur performance diminuer après plusieurs mois en raison d’une mémoire vive de plus en plus chargée.

Afin de mesurer les performances du Samsung Galaxy S9 et de le comparer à ses principaux concurrents, nous l’avons donc soumis à deux tests de benchmarks différents : Geekbench 4 et 3DMark. Le premier permet de mesurer la puissance de calcul du processeur et de la mémoire vive de l’appareil, tandis que le second s’attarde sur la puissance graphique, utile notamment dans le cadre de jeux 3D.

Afin de mettre ces résultats abscons en perspective, nous les avons comparés aux chiffres des principaux concurrents du Galaxy S9, en l’occurrence l’iPhone X, le OnePlus 5T, le Huawei Mate 10 Pro, mais également le Galaxy S9+, doté de 2 Go de RAM de plus, ainsi que le Galaxy S8 de l’an dernier, pour évaluer les progrès accomplis.


Geekbench 43DMark
Samsung Galaxy S9 (Exynos 9810)8756
3236
Samsung Galaxy S9+ (Exynos 9810)8864
3284
Samsung Galaxy S8 (Exynos 8895)6588
3318
iPhone X (A11)10357
2682
OnePlus 5T (Snapdragon 835)6739
3576
Huawei Mate 10 Pro (Kirin 970)6776
2929

On le constate, le Samsung Galaxy S9 atteint très logiquement des scores similaires à ceux du Galaxy S9+. Il faut dire que tous les deux sont équipés de la même puce Exynos 9810. Le score sur Geekbench 4 est cependant très légèrement inférieur, un résultat qui pourrait s’expliquer par les 4 Go de RAM du S9, contre 6 Go pour le S9+. Dans l’ensemble, les résultats sur Geekbench restent cependant concluants pour le smartphone de Samsung, même s’il est largement dépassé par l’iPhone X.

>>> Retrouvez toutes les caractéristiques du Samsung Galaxy S9

Pour la puissance graphique en revanche, on reste surpris des faibles résultats du Galaxy S9, déjà observables sur le S9+. Les deux appareils ont beau proposer un score supérieur à celui de l’iPhone X ou du Huawei Mate 10 Pro, ils sont dépassés par celui du OnePlus 5T et, de façon plus inquiétante, par le Galaxy S8 de l’an dernier. Même si les résultats entre les appareils de Samsung de cette année et de l’an dernier se jouent dans un mouchoir de poche, on est surpris de ces performances stagnantes d’une génération à l’autre.

Dans l’ensemble, le Galaxy S9 n’a absolument pas à rougir. Comme n’importe quel smartphone haut de gamme, sa fluidité et ses performances restent au rendez-vous et il s’agit bel et bien d’un appareil puissant, même s’il peut se faire distancer çà et là par la concurrence.

Oui pour l’écran

Si le design du Galaxy S8 était aussi réussi l’an dernier, c’est bel et bien parce qu’il mettait en valeur l’écran de l’appareil. Fort logiquement, il en va de même cette année.

De prime abord, l’écran du Galaxy S9 est en tout point identique à celui du modèle de l’an dernier. On retrouve ainsi une technologie Super Amoled avec une diagonale de 5,8 pouces et 2960 pixels par 1440 pour une résolution de 570 pixels par pouce. Il s’agit exactement des mêmes spécifications d’affichage que le Galaxy S8. Pourtant, le nouvel écran de Samsung est bien plus performant. En plus des contrastes infinis et des couleurs vives dues à la technologie Amoled, le Samsung Galaxy S9 propose une colorimétrie bien équilibrée sans trop tirer vers le jaune ou le bleu, comme le S8 de l’an dernier. On ajoutera également que l’angle de vision est excellent et que la lisibilité se fait sans peine aucune, même en extérieur avec une très forte luminosité.

La lisibilité reste bonne même avec un faible angle de vision sur l'écranLa lisibilité reste bonne même avec un faible angle de vision sur l'écran

On notera par ailleurs que si les couleurs par défaut du Galaxy S8 sont particulièrement vives, ce réglage peut être modifié dans les paramètres du système. Il vous suffit pour ce faire de sélectionner « affichage », puis « mode d’écran » et de choisir le type de colorimétrie qui vous convient le mieux. On remarquera que le mode « Basique » est celui proposant la colorimétrie la plus fidèle, même si les couleurs, plus ternes, ne sont pas les plus flatteuses. À noter, il est possible de régler complètement les lumières rouges, vertes et bleu, ainsi que la balance des blancs en sélectionnant « options avancées ».

Enfin, on notera que le Galaxy S9 propose également un mode de repos des yeux avec un « filtre de lumière bleu » à l’intensité réglable. Celui-ci peut être activé manuellement directement depuis la barre des paramètres rapides, mais également être programmé à des horaires personnalisés ou pendant la nuit. Une option bien pratique.

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