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Notre cerveau nous protège de notre propre mort

Notre cerveau nous protège de la réalité de notre propre mort. Une récente étude menée par des chercheurs en neurosciences démontre que notre cerveau fait tout son possible pour écarter la fin de notre existence de nos pensées.

Si vous avez du mal à accepter l’idée que vous allez mourir un jour, c’est de la faute de votre cerveau. Des chercheurs ont découvert en effet que notre système cérébral rejetait les informations nous liant avec notre propre mort.

Image 1 : Notre cerveau nous protège de notre propre mort

Notre cerveau nous empêche de penser à notre mort

Selon Yair Dor-Ziderman, directeur de l’étude, « le cerveau n’accepte pas que la mort soit liée à nous ». En effet, notre corps étant conçu pour nous aider à vivre, « l’idée de la mort va à l’encontre de toute notre biologie », explique-t-il. Notre cerveau créerait donc de lui-même des mécanismes nous permettant de croire que la mort est « quelque chose qui arrive aux autres ».

Les chercheurs ont tiré ces conclusions d’un test basé sur l’association d’images de personnes à des mots liés à la mort. Chaque fois que les individus voyaient apparaître leur propre visage à l’écran accompagné de mots tels qu’ « enterrement », leur cerveau ne montrait aucune réaction de surprise. À l’inverse, lorsque les photos présentées étaient celles d’étrangers, un signal de surprise était enregistré. Le test a démontré que le système de prédiction du cerveau des participants se fermait complètement dès que leur propre personne était associée au concept de la mort.

Selon le chercheur Avi Goldstein, cette absence de réaction suggère que nous « catégorisons l’information comme portant sur les autres plutôt que sur nous-mêmes ». Yair Dor-Ziderman a développé sa propre hypothèse sur les raisons qui poussent notre cerveau à réagir ainsi. Selon lui, la phobie grandissante de la mort dans notre société nous conduirait à isoler cette pensée et nous rendrait par conséquent de plus en plus étranger au concept de fin de vie.

Source : The Guardian