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Google licencie 12 000 personnes, la saignée dans la tech se poursuit

En ce début d’année, les gros poissons de la tech mondiale licencient à tout-va. Après Microsoft et Amazon, c’est au tour de Google d’annoncer 12 000 suppressions de postes. Sundar Pichai invoque un ralentissement de la croissance pour justifier cette décision.

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Microsoft, Meta, Airbnb, Uber, Twitter, Amazon… L’année 2022 a été émaillée de licenciements massifs chez les grands acteurs de la tech. D’après un comptage réalisé par le site layoffs.fyi, plus de 150 000 licenciements ont été décrétés. Et l’année 2023 continue sur cette lancée inquiétante. Microsoft va licencier 11 000 employés afin d’anticiper un ralentissement économique. Amazon a également confirmé le renvoi de 18 000 personnes en 2023 afin de réduire ses coûts.

De son côté, Alphabet Inc., société-mère de Google, vient d’annoncer qu’elle supprimerait environ 12 000 emplois, soit plus de 6 % de sa main-d’œuvre mondiale. Les salariés ont été mis au parfum via un e-mail, signé par le grand patron Sundar Pichai. Celui-ci explique que la croissance fulgurante des deux dernières années a conduit l’entreprise à embaucher massivement. “Mais cette réalité économique était différente de celle que nous connaissons aujourd’hui”, indique le dirigeant.

Google va perdre 12 000 employés

Pichai assure assumer “l’entière responsabilité des décisions qui nous ont conduits ici”. “Ce sont des moments importants pour affiner notre concentration, réorganiser notre base de coûts et diriger nos talents et notre capital vers nos priorités les plus élevées”, détaille le directeur général. Google veut notamment exploiter le filon de l’intelligence artificielle, son IA concurrente de ChatGPT étant prévue pour 2023.

Pichai a déclaré qu’Alphabet verserait aux employés renvoyés 16 semaines d’indemnités de départ et six mois de prestations de santé aux États-Unis. De leur côté, les collaborateurs des autres régions auront le droit à des forfaits basés sur les lois et les pratiques locales. Pour rappel, Google avait déjà adopté des mesures drastiques pour réduire ses coûts ces derniers mois. Outre l’abandon du Pixelbook, Google avait aussi mis fin à l’aventure Stadia, son service de cloud-gaming qui vient officiellement de fermer ses portes.