Accueil » Actualité » La sonde Parker Solar Probe a enregistré un signal radio naturel en provenance de Vénus

La sonde Parker Solar Probe a enregistré un signal radio naturel en provenance de Vénus

La sonde Parker Solar Probe de la NASA a détecté et enregistré un signal radio en provenance de Vénus ou plutôt de son atmosphère. Il s’agit d’un phénomène parfaitement naturel qui permet aux astronomes d’en apprendre davantage sur l’évolution de la planète.

Parker Solar Probe est une sonde de la NASA dédiée à l’étude du Soleil. En plus d’avoir déjà établi des records de vitesse et de rapprochement de notre étoile, la sonde offre des observations bonus de Vénus quand elle passe à proximité de la planète. Cette fois-ci, Parker Solar Probe a réussi à détecter, puis à enregistrer un signal radio naturel en provenance de Vénus.

Représentation de la sonde Parker Solar Probe à proximité de Vénus
Représentation de la sonde Parker Solar Probe à proximité de Vénus – Crédit : NASA / Johns Hopkins APL / Steve Gribben

L’un des scientifiques de la mission, Nour E. Raouafi, a expliqué que : « le but de voler près de Vénus est de ralentir la sonde afin que Parker Solar Probe puisse s’approcher plus près du Soleil. Mais nous ne manquerions pas l’occasion de rassembler des données scientifiques et de fournir des informations uniques sur une planète mystérieuse telle que Vénus ».

Le dernier signal radio naturel détecté en provenance de Vénus remonte à 1992

Selon l’agence spatiale américaine, cela fait près de 30 ans qu’une sonde spatiale a réussi à prendre des mesures de l’atmosphère de Vénus. En effet, la dernière mesure en date remonte en 1992. La sonde Pioneer Venus Orbiter avait permis de déterminer que l’atmosphère perdait des ions et des atomes d’hydrogène.

Le signal radio enregistré est un phénomène parfaitement naturel, et non extraterrestre. Après nous avoir envoyé une image époustouflante de Vénus capturée par sa caméra WISPR, la sonde a réussi à détecter ce signal radio à l’aide de son instrument scientifique FIELDS. Celui-ci permet de mesurer les champs électroniques et magnétiques autour du Soleil, mais cela ne l’empêche pas de pouvoir enregistrer les signaux à basse fréquence de Vénus. Il y a trois semaines, la sonde de la NASA avait d’ailleurs dévoilé une vue entière de l’anneau de poussière orbital de la planète.

Grâce aux données récoltées par la sonde Parker Solar Probe, les astronomes ont pu calculer la densité de l’ionosphère de Vénus. Ils ont ainsi pu confirmer que l’atmosphère de Vénus est plus mince quand le Soleil est à son minimum d’activité. En effet, le Soleil en était à son maximum d’activité lorsque l’ionosphère de Vénus avait été analysée en 1992. Par conséquent, ils peuvent dorénavant affirmer que l’atmosphère de Vénus évolue en fonction de l’activité solaire. Désormais, les astronomes cherchent à comprendre pourquoi l’atmosphère de Vénus est devenue telle quelle alors que la planète ressemble fortement à la Terre au niveau de sa structure et de sa taille.

Source : Digital Trends