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L’ADN de 6,7 millions d’espèces stocké sur la Lune en cas d’apocalypse

Des scientifiques veulent construire une « Arche lunaire » pour conserver l’ADN de 6,7 millions d’espèces sur la Lune. Cette arche accueillerait des graines, des spores, des spermatozoïdes et des œufs cryogénisés des espèces animales, végétales et fongiques.

La Lune
La Lune – Crédit : NASA / Goddard Space Flight Center / Arizona State University

En plus d’accueillir une base de la Chine et de la Russie sans la NASA, la Lune pourrait servir d’Arche de Noé pour conserver l’ADN de 6,7 millions d’espèces terrestres. Des scientifiques sont à l’origine de ce projet ambitieux. Leur plan est de mettre au point une « Arche lunaire » dissimulée à l’intérieur des caves souterraines de la Lune. Celles-ci ont été sculptées par les coulées de lave il y a plus de 3 milliards d’années. L’arche contiendrait les graines, les spores, les spermatozoïdes et les œufs de 6,7 millions d’espèces animales, végétales et fongiques terrestres.

250 décollages de fusées pour envoyer l’ADN de 6,7 millions d’espèces sur la Lune

Les scientifiques ont précisé que l’arche serait alimentée en électricité par des panneaux solaires. En effet, les échantillons devraient tous être cryogénisés pour pouvoir être conservés entre -180 et -196 °C. Bien entendu, l’objectif de l’arche lunaire est de préserver la faune et la flore en cas d’apocalypse, qu’elle soit naturelle ou causée par l’Homme. D’ailleurs, Oreo s’est lui aussi préparé au pire en enfermant ses biscuits et leur recette dans un bunker norvégien.

Le projet de l’arche lunaire a été présenté lors de la conférence aérospatiale de l’IEEE. Elle s’est déroulée en ligne cette année à cause de la pandémie de Covid-19. L’auteur principal de l’étude, Jekan Thanga qui est chef du laboratoire SpaceTREx (exploration robotique spatiale et terrestre) a expliqué que : « il y a cette forte interconnexion entre nous et la nature. Nous avons la responsabilité d’être les gardiens de la biodiversité et les moyens de la préserver ».

À l’heure actuelle, nous n’avons pas la logistique pour envoyer l’ADN de 6,7 millions d’espèces sur la Lune. Selon les scientifiques, ce projet serait réalisable d’ici les 30 prochaines années. De plus, il faudrait au moins 250 décollages de fusées pour transporter les échantillons. L’avantage est que les 200 caves lunaires souterraines potentielles offriraient une excellente protection « sauf s’il y a un coup direct d’une météorite ou d’une attaque nucléaire », d’après Jekan Thanga. Quoi qu’il en soit, ce projet n’est pas encore près de voir le jour. Pour le moment, la prochaine étape est de renvoyer des hommes sur la Lune en 2024, ce qui coûtera déjà 32 milliards d’euros à la NASA.

Source : Live Science