Une nouvelle IA déclenche la panique sur les marchés mondiaux … 285 milliards envolés

Lorsque l’intelligence artificielle passe du rôle d’assistante à celui d’actrice autonome, les grandes entreprises commencent sérieusement à s’inquiéter. Cette nouvelle génération d’IA, capable d’exécuter seule des tâches complexes autrefois réservées aux humains, pourrait bien bouleverser en profondeur les modèles économiques établis.

Bourse en rouge
Image générée par l’IA / Freepik
Claude Cowork, l’intelligence artificielle qui a fait trembler la Bourse

Début février, les écrans des traders ont viré au rouge sans qu’aucune crise géopolitique ni publication macroéconomique majeure n’en soit la cause. Une avancée spectaculaire dans l’intelligence artificielle est à l’origine de cette onde de choc. En quelques heures, les marchés ont brutalement réévalué la valeur de tout un pan de l’économie numérique, effaçant près de 285 milliards de dollars de capitalisation. Ce mouvement ne relevait pas d’une simple correction technique, mais d’un doute profond sur la solidité d’un modèle économique dominant depuis plus d’une décennie.

L’élément déclencheur porte un nom : Claude Cowork, lancé par Anthropic. Cette start-up spécialisée dans l’IA, déjà valorisée à plus de 30 milliards de dollars après une levée de fonds massive, a dévoilé des modules d’extension capables de transformer son agent autonome en véritable exécutant numérique. L’outil peut prendre en charge des tâches juridiques, commerciales, marketing et d’analyse de données, des missions traditionnellement assurées par des experts hautement qualifiés et des logiciels professionnels coûteux.

La rupture est d’autant plus marquante que ces modules auraient été développés en une dizaine de jours avec l’aide de l’IA elle-même. Ce détail a cristallisé les inquiétudes. Non seulement l’outil remplace certaines fonctions humaines, mais il accélère aussi sa propre évolution. Les secteurs historiquement perçus comme gagnants de la révolution numérique (conseil, services juridiques, gestion de données) se retrouvent soudainement exposés.

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Claude Cowork, l’IA qui change les règles du jeu

Jusqu’à récemment, l’intelligence artificielle était présentée comme un simple assistant, un copilote destiné à améliorer la productivité des professionnels. Avec Claude Cowork, la perception change radicalement. L’IA n’est plus seulement un soutien, elle devient une alternative. Ce glissement menace directement la valeur des bases de données spécialisées, des logiciels métiers et des plateformes d’analyse qui constituaient jusque-là des piliers de rentabilité.

La réaction boursière ne s’est pas fait attendre. Les entreprises fortement dépendantes de la vente de données et de solutions expertes ont été particulièrement touchées. Le cas le plus marquant reste celui de Thomson Reuters, propriétaire de la base juridique Westlaw, dont l’action a chuté d’environ 18 % en une seule séance, atteignant son plus bas niveau depuis plusieurs années.

Plus qu’un épisode de volatilité, cet événement marque peut-être le début d’un changement structurel. La montée d’outils capables d’automatiser non seulement l’exécution, mais aussi la conception même de services à haute valeur ajoutée. Pour les marchés, la question n’est plus de savoir si l’IA transformera l’économie, mais à quelle vitesse elle redéfinira les règles du jeu.

Source : La Tribune