
Si les chiffres peuvent paraitre énormes pour un simple téléphone, c’est qu’ils ne sont précisément pas tous imputables directement à cet appareil. Dans son rapport, le patron du cabinet de conseil en énergie Digital Power Group a en réalité inclus l’ensemble des appareils sollicités potentiellement par un iPhone, et globalement par les smartphones : les routeurs WiFi, les antennes 2G/3G/4G, les serveurs des différents services utilisés au travers d’applications ou d’internet.
Ainsi, il estime que chaque Go de donnée « mobile » consomme 19 kWh. Un chiffre très largement contesté, notamment par un organisme australien, le CEET. Le centre de l’efficacité énergétique des communications de Melbourne estime que chaque giga-octet de donnée équivaut à 2 kWh de consommation énergétique.
361 kilo Watt-heure ou 36 kilo Watt-heure ?
La charge d’un iPhone est inférieure à 2 kWh par an
Pour être exhaustif, il aurait fallu ajouter au calcul la quantité d’énergie dépensée à la recharge de la batterie de l’iPhone. Sa capacité est de 5,45 Wh et à raison d’une charge par jour, la consommation « à la prise » du téléphone isolé n’est que de 1,9 kWh par an.

Si l’on se base sur l’estimation du CEET, de 2 kWh par Go et en partant de la moyenne de consommation de 19 Go par an, le total s’élève à 36 kWh annuels. Autant dire que nous sommes encore bien loin des 322 kWh/an d’un frigo, probablement d’une taille confortable pour arriver à une telle consommation (de type américain avec un compartiment congélateur presque aussi important que la partie réfrigérée).
Bien entendu, il ne s’agit, dans un cas comme dans l’autre, que d’estimations basées sur des habitudes de consommation souvent bien différentes d’un utilisateur à un autre. Mais, quel que soit le volume de données utilisé, il est impossible pour un téléphone d’être aussi énergivore qu’un frigo en se basant sur les chiffres du CEET.