[Test] Panasonic LX 100 : le plus expert des compacts ?

Éternelle rivale de la série G de Canon, la gamme LX de Panasonic est historique dans l’univers des compacts experts. Moins flamboyante ces dernières années face à une concurrence de plus en plus féroce, son dernier représentant pourrait bien changer la donne. Voyons donc si les performances du LX 100 sont à la hauteur des promesses d’une fiche technique plus qu’alléchante.

Première observation : le gabarit du LX 100 n’est pas vraiment celui d’un compact de poche. Affichant des dimensions de 115 (l) x 66 (h) x 55 (p) mm, son volume est plus proche de celui d’un petit hybride. Pour autant, ses dimensions ne sont pas démesurées et il tient dans une poche de blouson ou un petit sac.

Doté d’une coque entièrement métallique assurant un bon niveau de solidité, le LX 100 pèse 395 grammes (avec carte et batterie) et il inspire la confiance. L’objectif, assez volumineux, est protégé par un intelligent système de bouchon fendu qui le laisse sortir lors de la mise sous tension  tout en protégeant la lentille frontale lorsque le boitier est éteint. Enfin, le couple poignée / repose pouce, recouvert d’un revêtement caoutchouc antidérapant, assure une préhension de qualité et une utilisation confortable.

Le traditionnel écran arrière affiche des caractéristiques standard : 7,5 cm de diagonale au format 16/9e pour une définition de 921 000 points (donc 307 000 pixels). On regrette fortement qu’il ne soit ni tactile ni orientable. En effet, la possibilité de faire la mise au point et déclencher par simple contact sur la zone souhaitée est en effet un réel avantage en photo d’action et la mobilité de l’écran est un élément primordial en vidéo, nous y reviendrons.

L’objectif, griffé Leica (mais probablement produit par Panasonic), propose une amplitude intéressante équivalente à celle d’un 24-75mm en 24x36 (au format 4/3) avec une ouverture glissante de f/1,7-2,8. Doté d’un stabilisateur optique, il s’agit donc d’une optique lumineuse conçue pour coller aux besoins d’experts pratiquant la photo généraliste.

Le viseur électronique est un modèle du genre. Il reprend en effet les caractéristiques de celui du GX7 : haute définition (2,76 millions de points) et dalle OLED, grossissement réel de 1,39x sur un capteur 4/3 (équivalent à 0,7x en 24x36). On regrette néanmoins que le format choisi par Panasonic soit le 16/9e, un format a priori plus adapté à la vidéo qu’à la photographie, et l’on perd donc une partie de la définition dans les autres formats de prise de vue (4/3, 3/2, 1/1). Petite remarque : il vaut mieux laisser la sensibilité du commutateur-écran/viseur sur la position basse, car la position élevée est trop réactive et rend de fait l’écran inutilisable.

Si l’autonomie de la batterie est très correcte (environ 300 images et quelques minutes de vidéos), l’utilisateur assidu n’échappera pas à la traditionnelle seconde batterie. Saluons ici la présence d’un véritable chargeur indépendant, une norme dont certains fabricants (ex. : Sony) tentent de s’exonérer et qui nous semble scandaleuse.

On peut d’autre part noter l’absence de flash intégré. Il lui a été préféré une solution déjà adoptée sur la série Nex de Sony : un flash externe (et fourni) est connectable à l’appareil via la griffe flash. Les réactions face à ce choix sont très variées, la nôtre est plutôt positive. En effet, le LX 100 est appareil assez volumineux et, dans le cadre d’une utilisation par des experts l’intérêt d’un flash intégré est très limité. Son abandon nous semble donc une bonne idée. Par ailleurs, ce petit flash externe à la puissance limitée (NG=7 pour 100 iso)  propose de nombreuses options intéressantes pour un utilisateur chevronné : choix du rideau pour la synchro, débrayage possible du réglage de sa puissance, pilotages de flashes externes à distance.

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