[Test] Sony Alpha 7R II : l’hybride surdoué

Après des années d’investissement et de recherche, Sony annonce avoir pris une avance technologique conséquente sur les autres poids lourds du secteur en étant le premier à mettre au point un capteur plein format rétroéclairé. Afin de voir si l’A7RII est bien le premier hybride à remettre sérieusement en question de l’hégémonie du système reflex, voici notre test complet du dernier né du fabricant japonais.

Comment choisir son appareil photo (compact, reflex, hybride) ?

Comme ses comparses de la gamme A7, l’A7RII est compact (127mm (l) x 94mm (h) x 60mm (e) ), même si son épaisseur supérieure de plus d’un centimètre le différencie réellement de ses prédécesseurs. Plus volumineux, il est également plus dense avec un poids d’environ 625g avec carte et batterie (soit plus de 200g de plus), ce qui ne joue pas forcément en sa défaveur, car cela provoque tendanciellement chez l’utilisateur un surcroît de confiance quant à sa solidité.

Doté d’une finition entièrement métallique en alliage de magnésium, la qualité des matériaux employés et la présence d’une finition tout-temps confirme cet a priori. Pour avoir eu quelques soucis en conditions humides avec la version précédente, nous saluons le renforcement de l’étanchéité. Autre évolution positive, la poignée a été entièrement redessinée et elle est désormais plus massive, assurant une meilleure préhension de l’ensemble. Les utilisateurs aux grandes mains apprécieront.

L’écran arrière est inclinable et affiche des dimensions et une définition identiques à celui de la première version (7,5 cm de diagonale pour 640x480 pixels), mais il intègre désormais des points lumineux blancs. Ils permettent une amélioration de la luminosité et du contraste très appréciable pour la visée en extérieur.

Le viseur électronique est identique à celui du modèle précédent : il propose une dalle OLED, une définition de 2,36 millions de points pour un grossissement confortable de 0,78x et un dégagement oculaire de 23mm (les possesseurs de lunettes devraient être comblés). Le format 4/3 permet l’affichage d’informations et d’assistants multiples et paramétrables. Au final la visée est agréable et confortable avec les limites (grain en faible luminosité essentiellement) et les avantages (simulation du résultat dès la prise de vue, visée 100%, …) inhérents aux modules électroniques.

Véritable plaie sur le modèle précédent, la faible autonomie des batteries reste la règle ici (environ 150-200 vues et quelques minutes de vidéo sur le terrain). En pratique, trois, voire quatre batteries, ne sont vraiment pas un luxe dans le cadre d’un usage expert standard. C’est rageant, mais c’est pour une part également le prix de la miniaturisation. Une fois n’est pas coutume, saluons ici le choix de Sony de fournir avec le boîtier nu un chargeur (enfin !) et deux batteries.

Appareils photo : quel est le meilleur hybride ?

Autre conséquence de la limitation liée au faible encombrement du boîtier : l’A7RII ne propose aucun flash intégré. Certes, c’est un champion de la sensibilité et les résultats des modules pop-up sont souvent médiocres. Il n’en reste pas moins qu’ils peuvent parfois dépanner. De manière subjective nous leur préférons dans le cas présent une compacité maximale, mais ce n’est pas forcément le cas de tous les usagers.

Du point de vue connectique, l’A7RII est classiquement pourvu et rien ne manque : un connecteur Micro-USB pour le transfert des données et le chargement des batteries, une sortie micro-HDMI, une entrée micro stéréo et une sortie casque (nous y reviendrons dans la partie vidéo). La griffe porte-accessoires qui surplombe le viseur permet également la connexion de différents accessoires.

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1 commentaire
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  • job31
    grossissement 0,78X : ban.
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