[Test] BeoPlay P2 : faut-il craquer pour l'enceinte Bluetooth de B&O ?

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Design et prise en main

À l’instar des deux précédentes enceintes Bluetooth de B&O Play, les BeoPlay A1 et A2, la BeoPlay P2 propose un design qui met largement en avant sa grille. Il s’agit, comme la A1, d’une enceinte particulièrement compacte qui se pose directement sur une table avec les haut-parleurs orientés vers le haut. Cependant, le format de la P2 se veut plus petit encore, avec un poids de 275 grammes, contre 600 pour la A1, et une forme qui n’est pas ronde, mais ovale, comme une pilule. Un gabarit qui rend l’enceinte particulièrement pratique pour la promener partout avec soi et la ranger dans un sac à main, une besace ou même une grande poche de pantalon.

En termes de fonctions et de contrôles, c’est là que la P2 peut dérouter. L’enceinte n’arbore qu’une seule et unique prise USB-C pour la recharger. Elle ne propose ainsi pas d’entrée audio filaire et ne pourra donc pas passer de musique venue d’un baladeur MP3 ou d’un PC sans Bluetooth ou se connecter en Wi-Fi multiroom avec un Chromecast Audio par exemple.

Au niveau des boutons, là aussi c’est la bérézina. La BeoPlay P2 ne propose aucune touche apparente en façade et il faut la retourner pour voir, à la base de son socle, un unique bouton qui va servir à l’allumer et à la rendre détectable en Bluetooth par un smartphone, une tablette ou un ordinateur.

Dans l’ensemble, le design de la BeoPlay P2 inspire clairement confiance. On aurait aimé quelques touches supplémentaires pour les contrôles ainsi qu’une prise jack 3,5 mm, mais leur absence rend le design de l’enceinte particulièrement épuré avec sa grille métallique et son châssis en plastique caoutchouteux.

Simplicité d’utilisation

Bien évidemment, l’absence de boutons de contrôle sur la BeoPlay P2 ne signifie pas pour autant qu’il est impossible de contrôler sa musique. Une fois l’enceinte allumée, il suffit d’appuyer deux secondes sur la touche de mise sous tension de l’enceinte pour qu’un voyant, blanc normalement, clignote en bleu. Dès lors, il suffit de choisir l’enceinte dans les menus de votre appareil pour l’appairer.

Par ailleurs, la BeoPlay P2 propose plusieurs façons d’interagir avec elle afin de contrôler sa musique. Ainsi, par défaut, en appuyant deux fois sur la grille, la musique va se mettre en pause. Il suffit d’appuyer à nouveau deux fois dessus pour qu’elle se relance ; il en va de même pour répondre à un appel. En la secouant à l’horizontale, on pourra alors passer à la piste suivante ou raccrocher un appel. Des fonctions qui sont plutôt simples et bien repérées par la P2, et qui peuvent également être modifiées depuis une application.

L'application BeoPlay sur AndroidL'application BeoPlay sur Android

La BeoPlay P2 fonctionne en effet sur Android et iPhone avec l’application BeoPlay. Outre un égaliseur, celle-ci permet de modifier les commandes allouées au fait de taper sur la grille ou de secouer l’enceinte, mais avec un nombre limité de paramètres. On peut ainsi garder les commandes « remote » par défaut, mais activer également un mode alarme, un mode assistant ou un mode dernier titre joué. Si on apprécie la personnalisation de ces commandes, on regrette que B&O Play ne propose pas de véritable personnalisation avec davantage de fonctions ou de commandes, comme le fait de passer à la piste précédente en tapant trois fois sur la grille, par exemple, ou de changer le volume en fonction de là où l’on tape. Dommage en effet de devoir nécessairement passer par son smartphone ou sa tablette pour augmenter ou diminuer le volume sonore.

En terme d'autonomie, nous avons pu faire fonctionner la BeoPlay P2 sans discontinuer pendant un peu plus de huit heure à volume sonore élevé. Un score qui correspond à l'ordre de grandeur de dix heures annoncé par le constructeur.

Qualité sonore

Malgré son petit format, la BeoPlay P2 propose une qualité sonore plus que convenable. Elle a certes du mal à pousser dans les basses en l’absence de radiateurs passifs, mais parvient tout de même à proposer un son assez équilibré et agréable à l’oreille. De même, l’enceinte se veut particulièrement fidèle, même à fort volume, et ne semble pas saturer dans les aigus ou les médiums, mais légèrement dans les grave.

De même que les basses, l’autre principal souci de la P2 réside dans son format compact et l’absence de spatialisation. Impossible d’entendre une différence entre le canal gauche et droit, avec un son clairement mono. On pourra se dire que dans tous les cas, le format compact de l’enceinte aurait rendu compliqué de distinguer les deux canaux, mais pourtant Ultimate Ears y arrive très bien avec sa WonderBoom, pourtant 70 euros moins cher.

On en parlait précédemment, l’application BeoPlay sur smartphone permet de modifier le son de l’enceinte grâce à un égaliseur intégré. Il ne s’agit cependant pas d’un égaliseur à bandes comme on peut en avoir l’habitude, mais d’un simple cercle sur lequel on viendra placer le curseur avec deux axes : « chaud/clair » et « relaxant/stimulant ». Il vous suffit donc de placer votre point quelque part sur ces deux axes afin de trouver le son qui vous correspond le mieux, à vous ou à la musique écoutée. On notera par ailleurs qu’il est possible d’enregistrer plus d’une dizaine de presets en plus des quatre déjà proposés par l’application.

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