[Test] Olympus OM-D E-M5 Mark 2 : l’hybride expert tout terrain

Un mode vidéo très complet

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’Olympus a soigné le mode vidéo de son dernier né. En effet, si les formats proposés sont finalement assez classiques (Full HD et 720p en 30, 25, 24, 60 et 50 i/s plus un mode VGA en 30 i/s), on note tout d’abord la possibilité de réaliser de vrais ralentis x2, la présence d’un mode progressif à toutes les vitesses et, cerise sur le gâteau, un choix assez poussé du taux de compression et notamment la possibilité d’utiliser un mode intraframe beaucoup moins destructif (à part sur les cadences 60 et 50p en full HD).

Du point de vue ergonomique, la présence d’un écran orientable est salutaire et celle d’une prise HDMI de sortie peu compressée est appréciable. L’absence de prise casque est par contre beaucoup plus contestable, d’autant que le grip optionnel en est équipé (prix : 149 euros). Olympus tombe donc ici dans les travers d’une politique commerciale pour le moins douteuse.

Tous les réglages d’exposition peuvent être modifiés à l’envi pendant la prise de vue silencieusement via l’écran tactile. Comme pour le mode photo, de nombreuses fonctions sont disponibles (ex : time-laps ou plusieurs filtres).

Par contre, l’organisation des menus constitue là encore un réel handicap. Ne disposant pas d’un onglet propre, le menu vidéo est en fait un sous-menu d’un autre onglet et la recherche et le paramétrage des très nombreuses possibilités relève souvent du casse-tête. Il faut tout de même rappeler que le menu rapide accessible via la touche OK permet un accès rapide et efficace aux principales fonctions de prise de vue. Comme en mode photo, les utilisateurs prêts à entrer dans les arcanes du paramétrage assez fin de l’E-M5 MkII trouveront à leur disposition une variété importante de fonctions et de paramètres à calibrer et ceux qui ne souhaitent jamais sortir des clous y trouveront également leur compte. Par contre, les utilisateurs intermédiaires, qui souhaitent un accès simple à toutes les fonctionnalités, éprouveront probablement des difficultés et risquent d’être rapidement sujets à un certain agacement.

En pratique, l’E-M5 MkII est agréable à manier et les changements de mise au point sont souples et agréables esthétiquement. L’utilisateur a la possibilité de désigner comme en photo la zone de netteté par contact tactile sur l’écran, c’est pratique et efficace.

Test vidéo de l'OM-D E-M5 Mk2 d'Olympus

Un mode AF continu est également proposé, mais on regrette qu’en vidéo l’appareil choisisse seul la zone de mise au point, alors qu’en photo un mode permet la sélection par l’utilisateur du sujet mobile dont l’AF assure ensuite le suivi (ex : en mode rafale).

Pour finir, il faut également noter le comportement très particulier du stabilisateur lors de l’enregistrement des séquences. En effet, afin d’éviter les saccades inévitablement liées aux mouvements de l’opérateur, il compense les secousses par le mouvement du capteur occasionnant par là même une sorte d’effet steadycam agréable à l’œil. Il faut néanmoins l’apprivoiser (c’est assez rapide) et surtout le désactiver dès que l’on cherche à faire un plan fixe faute de voir le déplacement du capteur modifier systématiquement le cadre final que l’on souhaite obtenir. Pour notre part nous avons été conquis par les résultats esthétiques de cette stabilisation, dont les détracteurs pourront toujours se passer pour revenir à un résultat standard.

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1 commentaire
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  • job31
    Du micro 4/3 à ce prix... la blague.
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