Batteries solaires : comment le chinois Marstek veut conquérir l’Europe

Nous avons été invités par Marstek pour visiter leurs nouveaux locaux et leur nouvelle usine, à l’occasion du lancement de nouvelles batteries. Comment sont fabriquées les batteries ? Les préjugés sur la qualité chinoise et l’automatisation à tout-va sont loin, très loin !

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La chaîne d’assemblage de la Venus E 3.0 © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Les batteries solaires ont le vent en poupe ces derniers temps. Entre promesses d’autonomie énergétique et de factures d’électricité largement diminuées, Marstek, constructeur chinois, a convié la presse à découvrir ses nouveaux locaux, mais également ses nouvelles usines, et ses nouveaux locaux. À cette occasion, le constructeur a annoncé trois nouvelles batteries, et prépare déjà de nombreux nouveaux produits sur le marché.

La France et l’Allemagne comme marchés majoritaires

En Europe, ce sont de loin la France et l’Allemagne qui dominent comme clientèle de Marstek. La Belgique n’est pas en reste non plus, l’Autriche également. Cependant, on constate sur la carte interactive fournie par le constructeur, que les pays du sud ne sont pas vraiment adeptes des batteries solaires. En effet, l’Espagne ou l’Italie, pays pourtant réputés pour leurs nombreuses heures d’ensoleillement, n’affichent pas beaucoup de batteries connectées sur l’écran interactif en temps réel de la marque.

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La répartition des batteries Marstek en Europe. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Cela peut s’expliquer par le fait que les deux pays sont les plus peuplés d’Europe, que le revenu moyen y est supérieur, mais également que de nombreuses référence y sont commercialisées. Avec ceci, ajoutez le fait que contrairement à l’Espagne ou à l’Italie, les panneaux solaires sont certes existants, mais pas encore légion sur tous les toits.

Une usine toute propre, flambant neuve

Après avoir inauguré le lancement en grande pompe de sa nouvelle gamme Venus E, composée de trois modèles, le fabricant nous a conviés sur deux de ses sites de production.

cellules de batteries marstek
Les cellules de batteries sont assemblées dans les batteries via un robot. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Le premier site est intégré au nouveau siège de l’entreprise. C’est dans ces étages que l’on fabrique les modèles de pré-série, afin de tester leur bon fonctionnement, ainsi que certains onduleurs et micro-onduleurs.

Pour une usine chinoise, d’une marque qui existe depuis 2009, il y a énormément de monde aux manettes. La Chine, interdisant en effet, le remplacement des ouvriers par de l’IA et des robots depuis peu. Alors comme chez Zendure, nous avons croisé bon nombre d’ouvriers sur les chaînes de montage.

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Bon nombre d’étapes sont réalisées à la main. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Chaque étape est réalisée une à une, avec les étapes minutieuses réservées aux robots, et les étapes plus simples, réservées quant à elles aux humains. Une vis à serrer ? Un humain peut le faire. Des puces à souder sur une carte mère ? C’est une machine qui prend les manettes. Pour les condensateurs, c’est un retour entre des mains humaines en revanche.

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Un onduleur sur la fin de sa ligne de montage. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Vient ensuite l’étape de l’emballage, réalisé totalement à la main. De la dépose des micro-onduleurs dans leur carton, au scotch apposé sur le carton de transport, chaque ouvrier a sa mission. Si les ouvriers travaillent le dimanche par contre (on ne fait pas les 35 heures en Chine), les bureaux des ingénieurs étaient déserts le jour de notre visite.

La Venus E 3.0 fabriquée sur un autre site

Si certains appareils de la marque sont fabriqués sur son siège, c’est sur un autre site que la Venus E 3.0, précédemment testée, est fabriquée.

Sur ce second site de production, c’est un robot qui récupère les cellules des batteries, qui sont apposées par la suite dans le compartiment dédié de la Venus E. Les cellules sont systématiquement manipulées par des machines, afin d’éviter toute électrisation d’un ouvrier.

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Les Venus E sorties de fabrication sont inspectées et nettoyées. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

Il en va de même pour la pâte thermique liquide qui est apposée sur les composants, qui sert également, un peu, pour leur étanchéité.

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Même les cartons sont scotchés à la main par des ouvriers. © Charles Gouin-Peyrot pour Tom’s Guide

C’est l’occasion de constater que la fabrication semble sérieuse, loin de là les produits montés à la va-vite, comme la Chine pouvait en avoir la réputation autrefois.

Marstek à la conquête de l’Europe

Le fabricant chinois se bat contre ses concurrents comme Zendure, Jackery ou Anker Solix, pour tenter de s’imposer en France et en Europe. Les produits sont innovants, proposent des caractéristiques et des rendements intéressants, que nous aurons l’occasion de tester avec les prochaines Venus E.

Le constructeur a également la volonté de s’étendre sur le marché de masse grand public, en proposant de petites batteries externes portables pour smartphone ou PC notamment. Sur un marché déjà saturé de fabricants, bon courage pour s’imposer, face à des géants présents sur le marché depuis des années.