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Facebook a fourni à la police les messages d’une adolescente accusée d’avortement illégal

Aux États-Unis, Facebook a partagé avec la police la conversation privée entre une adolescente et sa mère. L’adolescente est accusée d’avoir fait un avortement illégal et sa mère est accusée de l’avoir aidée.

Dans l’État du Nebraska aux États-Unis, l’avortement est légal à condition qu’il soit réalisé avant 20 semaines de grossesse. Plusieurs restrictions s’appliquent également comme l’accord obligatoire des parents pour une mineure et une prise en charge financière limitée pour les assurances médicales. Une adolescente âgée de 17 ans au moment de son avortement est donc accusée d’avoir fait un avortement illégal à 24 semaines de grossesse.

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Facebook – Crédit : Solen Feyissa / Unsplash

Sa mère âgée de 41 ans est aussi accusée par la police d’avoir aidé sa fille à avorter en achetant les pilules et en lui expliquant comment les utiliser. La police a donc déposé un mandat de perquisition auprès de Facebook pour obtenir les messages privés entre la fille et sa mère. Le réseau social qui prépare une refonte complète pour ressembler à TikTok a donc fourni la conversation entre les deux femmes. Il a aussi partagé les informations du compte de la jeune fille, des images, des vidéos ainsi que les informations du compte de la mère, Jessica Burgess.

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La police accuse aussi l’adolescente d’avoir brûlé et enterré le fœtus de 24 semaines

Dans une déclaration faite à l’appui du mandat de perquisition déposé auprès de Meta, Ben McBride qui est un enquêteur de la police locale a expliqué que : « je sais par formation et expérience antérieures, et par des conversations avec d’autres enquêteurs criminels chevronnés, que les personnes impliquées dans des activités criminelles ont fréquemment des conversations concernant leurs activités criminelles via divers sites de réseaux sociaux, c’est-à-dire Facebook ».

En plus de l’avortement illégal, l’adolescente est aussi accusée d’avoir brûlé et enterré le fœtus. La jeune femme a cependant expliqué à la police avoir fait une fausse couche et donné naissance à un mort-né. Quoi qu’il en soit, l’enquêteur a eu l’idée de récupérer les messages Facebook au moment de l’interrogation de la jeune femme. Il lui a demandé quand la fausse couche a eu lieu et elle a pris son téléphone pour vérifier les messages envoyés à sa mère. L’enquêteur a ainsi pu identifier les comptes Facebook des deux femmes.

Évidemment, Facebook se trouve désormais au cœur d’un nouveau scandale de confidentialité des données. Un nouveau hashtag « #DeleteFacebook » prend de plus en plus d’ampleur sur Twitter suite à cette affaire. Comme vous pouvez le voir dans le tweet ci-dessous, ce hashtag encourage les femmes à supprimer leur compte Facebook.

Source : CNET