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FF VIII Remastered : pourquoi si tard et si moche ?

Image 1 : FF VIII Remastered : pourquoi si tard et si moche ?

Final Fantasy VIII aura droit à sa version Remastered. Elle sortira avant la fin de l’année sur PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch.

Sorti initialement en 1999, FF VIII conte l’histoire de Squall, un membre d’une troupe d’élite qui se retrouve mêler au conflit opposant son pays, Dollet, à Galbadia. Une aventure qu’il ne parcourra pas sans croiser Seifer, autre membre fort de l’unité.

Un lissage, rien qu’un lissage

Vingt ans plus tard, cet opus revient donc en version améliorée. On n’avait jusqu’alors eu droit qu’à un lissage en 2013 avec la sortie du jeu sur Steam. Selon Square Enix, la nouvelle version a été refondue plus en profondeur. Elle sera trois fois plus rapide et offrira un lissage idoine aux graphismes des combats et des cinématiques. Son système de combat sera également simplifié à la demande.

C’est l’annonce inattendue de la conférence Square Enix à l’E3 2019. Jusqu’alors, il n’y en avait que pour Final Fantasy VII et son Remake. Celui-ci a d’ailleurs enfin une date de sortie : 3 mars 2020. Episode le plus emblématique de la saga, il profite de toutes les attentions.

Mais Square Enix n’en oublie pas pour autant de dépoussiérer les autres épisodes de sa saga phare. Le VII avait déjà eu droit à son Remastered, tout comme les X et XII ou encore le IX. Et on le voit ici, Final Fantasy VIII n’a jamais eu droit à ce traitement jusqu’à ce jour. La version de 2013, n’était qu’un lissage bien pauvre, tout comme pour FF VII Remastered, d’ailleurs. Pour comprendre l’absence de belles versions HD, il faut se replonger dans les années 90.

A la recherche du code perdu

À la fin des années 90, les développeurs de Square Enix ne conservaient pas leurs données après la sortie d’un jeu. Si les graphismes étaient compressés pour tenir sur les galettes de l’époque (et surtout s’afficher sur les configurations d’antan), ils existaient bel et bien en haute qualité. Autant de travaux perdus dans les corbeilles des développeurs et graphistes d’alors.

Lorsque Square a voulu porter ou améliorer ses vieux titres, il n’avait plus les codes sources à disposition, tout du moins pour les FF VII et FF VIII. S’est alors mis en branle une opération de déstructuration des jeux, du reverse engenering en quelque sorte. Un travail chronophage pour ne donner qu’un résultat moyen. On pense notamment aux décors de fond qui, statiques en 2D, ont du mal à passer au moulinet du lissage.

C’est aussi sans doute une raison pour laquelle on a droit à un Remake de FF VII, seule vraie manière de rendre hommage à ce monument.

Pour FF VIII, note ne bouderons néanmoins pas notre plaisir de pouvoir reprendre le contrôle de Squall 20 ans après, sans trop s’égratigner la rétine.