Meta enterre Messenger (encore un peu plus)

C’est une page qui se tourne pour Messenger.

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La fin annoncée de Messenger sur ordinateur

Meta a confirmé sur ses pages d’assistance que le site messenger.com sera définitivement fermé le 15 avril 2026. Concrètement, il ne sera plus possible d’accéder directement à la messagerie via cette adresse sur ordinateur. Les utilisateurs devront passer par facebook.com, dans l’onglet dédié aux messages. Cette décision intervient après la suppression, fin 2025, des applications Messenger pour macOS et Windows.

La question se pose alors : pourquoi Meta réduit-il progressivement les accès indépendants à Messenger, pourtant utilisé par plus d’un milliard de personnes à travers le monde ?

Meta met fin à Messenger sur le web : ce qui change le 15 avril 2026

Jusqu’ici, messenger.com permettait de contourner l’absence d’application native grâce à une solution simple : créer une web-app (PWA) depuis le navigateur. En ajoutant le site à son bureau, on retrouvait une expérience proche d’une application dédiée, même si certaines fonctions comme les notifications avancées et le mode hors ligne étaient limitées. Avec la disparition du site, cette alternative disparaît également. Pour consulter ses messages sur ordinateur, il faudra désormais passer par facebook.com/messages, au sein d’une interface plus chargée, mêlant fil d’actualité, notifications et autres onglets du réseau social.

Cette stratégie interroge. Meta cherche-t-il à augmenter artificiellement la fréquentation de facebook.com, à un moment où la plateforme peine à séduire les plus jeunes générations ? Souhaite-t-il recentrer ses efforts sur l’application mobile, jugée plus complète et plus rentable ? Ou bien privilégier d’autres services du groupe, comme WhatsApp et Instagram Direct, qui connaissent une croissance soutenue ?

L’hypothèse purement économique paraît moins évidente

Messenger.com n’était, techniquement, qu’une porte d’entrée simplifiée vers l’interface web de Facebook Messenger. Supprimer ce point d’accès tout en conservant l’infrastructure sous-jacente peut sembler symbolique, mais le message envoyé aux utilisateurs est le suivant : Messenger n’existe plus comme service autonome sur ordinateur.

Il reste toujours possible de créer une web-app à partir de facebook.com pour accéder à la messagerie, mais l’expérience sera moins épurée qu’auparavant. À défaut, certains pourraient se tourner vers des applications tierces… ou migrer vers d’autres services de messagerie du groupe. Une chose est sûre : malgré l’ajout de nouvelles fonctionnalités comme l’intégration de Meta AI, Messenger donne aujourd’hui l’impression d’être progressivement relégué au second plan.