Rachat de SFR : dernières informations et avancées

Orange, Bouygues et Free confirment être en discussions pour le rachat de SFR, mais le dossier reste incertain et loin d’être conclu.

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SFR dans le viseur d’Orange, Bouygues Telecom et Free : les négociations se précisent

Depuis plusieurs mois, les rumeurs autour d’un possible démantèlement de SFR agitent le secteur des télécommunications. Ce jeudi 22 janvier, les principaux acteurs concernés ont décidé de clarifier la situation. Orange, Bouygues Telecom et Free ont pris la parole conjointement pour confirmer l’existence de discussions avancées avec Altice, maison mère de SFR, sans pour autant annoncer de conclusion imminente.

Dans un communiqué commun publié tôt dans la journée, les trois opérateurs reconnaissent être engagés dans des négociations exploratoires avec le groupe de Patrick Drahi. Leur ambition est d’acquérir une part significative des activités télécoms françaises de SFR, sans détailler précisément quels actifs seraient concernés. Cette prudence dans la formulation souligne le caractère encore incertain du projet.

Les discussions sont entrées dans une phase plus concrète

Depuis le début du mois de janvier, des audits approfondis ont été lancés. Ces travaux de due diligence permettent aux candidats au rachat d’examiner en détail les comptes de SFR, ses engagements contractuels, ainsi que ses aspects juridiques et opérationnels. Une étape indispensable pour mesurer les risques, estimer la valeur réelle des actifs et identifier les éventuels obstacles à une opération d’une telle ampleur.

Malgré cette avancée, les trois groupes tiennent à calmer les ardeurs. Ils précisent clairement qu’aucun accord n’a été trouvé à ce stade, ni sur le périmètre exact de la transaction, ni sur ses conditions financières. Autrement dit, rien n’est encore signé. En coulisses, plusieurs sources évoquent toutefois un montant global qui pourrait avoisiner les 20 milliards d’euros, soit davantage que les estimations avancées à l’automne dernier.

Au-delà des aspects financiers, le dossier s’annonce complexe sur le plan réglementaire. Les opérateurs rappellent qu’il n’existe aucune garantie d’aboutissement, chaque étape devant être validée par les instances dirigeantes de chaque groupe. À cela s’ajoutent les contraintes légales et la probable intervention de l’Autorité de la concurrence, dont l’aval sera indispensable pour toute recomposition du marché.

Les trois entreprises indiquent enfin qu’elles communiqueront officiellement « en temps voulu », conformément aux obligations boursières et réglementaires. Cette prise de parole marque néanmoins un tournant, elle confirme que le projet dépasse désormais le stade des simples spéculations.