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A 9,2 milliards d’années-lumière, cet arc galactique géant ne devrait pas exister

Les scientifiques viennent de découvrir ce qui semble être un énorme groupement de galaxies, et cela pourrait avoir de sérieuses implications pour notre compréhension de l’évolution de l’Univers.

Il s’agit d’un arc géant presque symétrique de galaxies situé à une distance de 9,2 milliards d’années-lumière de notre galaxie. Avec ses 3,3 milliards d’années-lumière de diamètre, c’est l’une des plus grandes structures jamais identifiées.

Giant Arc - Alexia Lopez/UCLan
Giant Arc – Crédit : Alexia Lopez/UCLan

Cet arrangement spectaculaire, appelé l’Arc géant, se compose de galaxies, d’amas galactiques et de beaucoup de gaz et de poussière. Au total, il s’étendrait sur environ un quinzième de l’univers observable. Le problème est qu’à cette échelle, il ne devrait pas y avoir d’amas définissables dans tout l’univers. Cette nouvelle découverte s’oppose donc aux modèles établis du cosmos.

Le professeur Alexia Lopez, de l’université de Central Lancashire, au Royaume-Uni, a déclaré : « Il devient difficile d’ignorer le fait que la structure du cosmos est en train de changer. Il devient difficile d’ignorer le nombre croissant de mégastructures au-delà de ce qui est considéré comme théoriquement réalisable. ». Selon les cosmologistes, la limite théorique actuelle était calculée à 1,2 milliard d’années-lumière. Cela rend ce nouvel Arc géant encore plus massif qu’ils ne pouvaient imaginer.

Une mégastructure qui représente 7 % de l’univers observable

Selon la chercheuse Alexia Lopez, la découverte de l’Arc géant est le fruit d’un heureux hasard. En effet, Lopez assemblait des cartes d’objets dans le ciel nocturne en utilisant la lumière de 120 000 quasars. Un quasar est un lointain noyau lumineux d’une galaxie où des trous noirs supermassifs consomment de la matière et éjectent de l’énergie.

En route vers la Terre, une partie de cette lumière est absorbée par des atomes dans et autour des galaxies d’avant-plan, laissant des signatures spécifiques dans la lumière qui atteint finalement les télescopes des astronomes. La signature de l’Arc géant se trouve dans les atomes de magnésium qui ont perdu un électron, dans les halos des galaxies situées à environ 9,2 milliards d’années-lumière. C’est bien moins loin que la galaxie à 150 millions d’années-lumière capturée par Hubble.

Comme on peut le voir sur l’image ci-dessus, la lumière des quasars absorbée par ces atomes trace une courbe presque symétrique de dizaines de galaxies. En attendant d’en savoir plus sur l’Arc Géant, vous pouvez aller découvrir l’image la plus complète du centre de notre galaxie.

Source : Space