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800 000 ans après, un fossile humain dévoile ses secrets génétiques

Grâce à un travail collaboratif entre plusieurs centres de recherches et plusieurs spécialités, une étude a permis de compléter l’arbre de l’évolution humaine en trouvant enfin une place à l’Homo antecessor.

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Visage d’Homo antecessor reconstitué – Crédit : Milena Guardiola / CC BY-SA

Au début des années 90, une équipe de paléontologues a découvert les restes d’une espèce éteinte du genre Homo, l’Homo antecessor. Leur étude a permis d’estimer qu’ils peuplaient l’Europe il y a environ 800 000 ans, mais les scientifiques ne sont jamais parvenus à lui attribuer une place dans l’arbre de l’évolution humaine. Au dela de 400 000 ans, le matériel génétique est en effet trop endommagé pour être comparé à des génomes plus récents.

Une collaboration entre les chercheurs de l’Université de Copenhague et le centre national de recherche sur l’évolution humaine de Burgos en Espagne a enfin permis de faire la lumière sur les liens qui unissent l’Homo antecessor, l’Homo sapiens, les néandertaliens et l’Homme de Denisova.

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La paléoprotéomique donne un ancêtre commun aux Néandertaliens et aux humains modernes

Les restes fossilisés d’Homo antecessor ont révélé qu’ils partagent des caractéristiques spécifiques des Néandertaliens et des Homo Sapiens qu’on ne retrouve pas dans les deux espèces. Cette découverte suggère que l’Homo antecessor est leur ancêtre commun, mais jusqu’à présent il restait très difficile à intégrer dans le scénario évolutif du genre Homo.

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Grâce au travail conjoint des spécialistes de différents domaines allant de la paléontologie à la biochimie, l’émail dentaire de l’Homo antecessor a enfin parlé. La paléoprotéomique ou l’étude des protéines anciennes par spectrométrie de masse a permis de déterminer la séquence des acides aminés dans les restes de protéines. Leur comparaison apporte la preuve que l’Homo antecessor est étroitement liée au dernier ancêtre commun des Homo sapiens, des Néandertaliens et des Denisoviens. Grâce à cette technique, les chercheurs espèrent pouvoir s’affranchir des contraintes de conservation de l’ADN, et remonter encore plus loin dans l’arbre de la lignée humaine.

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Source : Université de Copenhague