[Test] Withings Steel HR Sport : la sportive du dimanche


Après avoir fait un détour par Nokia, l’ancienne pépite de la tech franchouillarde, Withings, bat à nouveau pavillon français. Et pour fêter ça, elle a sorti une nouvelle montre connectée : la Withings Steel HR Sport. Il ne faut pas aller bien loin pour comprendre qu’il s’agit de la déclinaison sportive de la très remarquée Withings Steel HR. Bien évidemment, nous l’avons testée.

1 – Oui – Parce qu’elle reprend toutes les bonnes idées de son ainée

Fin 2016, la rédaction avait eu un coup de cœur pour la Steel HR. Elégante et connectée « juste ce qu’il faut », elle passait l’épreuve du test avec les honneurs. La principale qualité de sa successeur, c’est évidemment d’avoir repris la recette de son ainée. L’idée de concentrer toutes les fonctions connectées dans un petit cadran OLED en haut de la montre est devenue la marque de fabrique des montres Withings. Sur la Steel HR Sport, ce cadran innove peu. Il peut mesurer le rythme cardiaque et signifie le début et la fin d’une activité sportive après un appui long. Et bien sûr il regroupe les notifications. Pour le contenu de celles-ci ou pour le détail de ses activités, il convient de s’en remettre à son smartphone et à l’application Withings.

2 – Oui – Parce qu’elle a un look sportif pas trop prononcé

Esthétiquement, la Steel HR Sport affiche très peu de différences avec la version précédente. Quelques pointes de rouge, notamment sur les aiguilles et… c’est à peu près tout. Ainsi, un œil un peu fainéant ne verra même pas la différence entre les deux modèles. La plus flagrante se situe tout de même au niveau du bracelet, celui de la HR Sport fait d’un matériau très agréable au toucher est plus marqué, mais il peut bien sûr être changé. Cette discrétion est assurément un argument là où la plupart des montres et bracelets sportifs débordent par la taille et les couleurs. Cacher une petite montre sportive dans un design bien casual est assurément l’un des points forts de cette Steel HR Sport.

3 – Non – Parce qu’elle fait semblant de faire du sport

La fiche technique de la Steel HR Sport a tout d’une montre de sport : suivi des activités physiques (marche, course, natation, vélo…), cardio fréquencemètre et même un indice de performance physique (VO2 Max) généralement réservé aux montres sportives assez pointues.

Dans les faits, la partie sport est plus anecdotique. Le premier souci concerne le GPS. La dernière montre Withings n’en a pas et fait appel à celui de votre téléphone (qui est donc indispensable pour avoir un tracé de sa sortie). Ce système a aussi ses limites : ainsi l’une de nos 3 courses de test n’a tout simplement pas été enregistrée dans son intégralité et cela sans raison apparente.

autre critique concerne l’algorithme utilisé par Withings. De nombreuses montres et autres bracelets utilisent des capteurs assez semblables. Ce qui fait la différence c’est souvent la façon dont les données sont analysées. Et là encore Withings nous a quelque peu déçus. Lors d’une de nos courses, nous avons sélectionné l’activité marche par erreur. Dans l’absolu ce n’est pas un souci. L’application indique bien que nous avons parcouru 8,89 km à une allure de 5:15 mn/km. Pour cette activité, Withings a estimé une perte de 260 kcal, soit environ trois fois moins que la perte réelle. Normal, le coefficient appliqué était celui de la marche à pied.  L’erreur est à mettre à notre actif, évidemment mais peut aussi estimer qu’une marche à près de 12 km/h peut s’apparenter à une course, et ça la Steel HR Sport n’en a pas été capable. 

  

4 – Oui – Pour son application réussie et pour son autonomie

Parlons d’abord d’autonomie. Celle de la dernière Withings est remarquable. Là où la plupart des montres connectées demandent à être chargées chaque soir ou presque, laSteel HR se contente d’un passage à la case recharge tous les 10 jours environ. Si l’activité physique n’est pas trop poussée, ce temps peut être doublé.  Il faut bien des avantages à avoir oublié son GPS et à se passer de véritable écran...

Ce dernier point a une conséquence qui aurait pu être fâcheuse : celle de devoir se reporter systématiquement à l’application. Fort heureusement celle-ci est très bien réalisée. A quelques exceptions près (VO2 max par exemple) on y retrouve toutes ses données dans un design aussi limpide qu’agréable.

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