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Fibre optique : comment choisir le meilleur forfait Internet ?

Bon an mal an, la fibre optique continue son déploiement en France. Si plus de 18 millions de logements peuvent actuellement en profiter, il existe plus d’une dizaine d’offres Fibre sur le marché. Voici comment vous y retrouver dans ces abonnements d’accès à Internet et mieux comprendre la technologie.

La fibre optique, les opérateurs (Bouygues, Free, Orange et SFR) en parlent de plus en plus, mais de quoi s’agit-il exactement ? Pour faire, simple retenez que la fibre est un procédé à base de fil de verre ou de plastique : elle permet de conduire de la lumière, et en particulier des données informatiques. Ces données peuvent servir à transmettre de l’audio (= téléphone), de la vidéo (= TV, VOD ou visioconférence) ou être purement informatiques (= web, messagerie, envoi de gros fichiers, etc.). A contrario, une connexion ADSL ou VDSL repose sur la même technologie que l’ancestrale ligne téléphonique et utilise une paire de fils de cuivre.

Fibre optique
Crédit : Visor69 / Licence Pixabay

Disponible depuis de nombreux mois déjà chez Free, la Freebox Delta représente un véritable concentré de technologies. On ne peut pas en dire autant de la Livebox 5 récemment lancée par Orange. Free propose une connexion 10 Gbit/s EPON (pour un débit maximal réel aux environs des 8 Gbit/s) et des boîtiers Server et Player haut de gamme intégrant toutes les dernières technologies. Orange se contente de son côté d’une box aux caractéristiques plus classiques, à l’exception de la connexion fibre qui passe à 2 Gbit/s au maximum, et fait plutôt le pari de l’écologique et du recyclage. La Livebox 4, elle aussi compatible avec les offres fibre de l’opérateur, reste également disponible dans sa gamme Sosh. Nous avons donc pris tous ces abonnements en considération pour trouver quelles étaient les meilleures offres « fibre » d’accès à Internet.

Free, SFR, Orange, Bouygues, qui a la meilleure box ?

Quelles sont les meilleures offres Internet Fibre ?

Image 2 : Fibre optique : comment choisir le meilleur forfait Internet ?

Bouygues Bbox Must

Le meilleur rapport qualité/prix

19,99 € > Bouygues Télécom
Prix 34,99 euros/mois
Offre promotionnelle 19,99 euros/mois pendant 1 an
Location box Incluse
Débit descendant 500 Mbps
Débit montant 300 Mbps
Caractéristiques techniques Fibre optique (FTTH), modem Bbox Sensation (Wifi 5, 4x Ethernet Gigabit, 2x USB 2.0) + Bbox TV Miami

Une offre vraiment très intéressante, tant sur le point du débit, que des services proposés et surtout du prix ! Dommage que le réseau Bouygues FTTH ne soit pas le plus répandu, car il mérite de se faire connaître.

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Livebox Fibre

La valeur sûre

22,99 € > Orange
Prix 41,99 euros/mois
Offre promotionnelle 22,99 euros/mois pendant 1 an
Location box Incluse
Débit descendant Jusqu'à 400 Mb/s
Débit montant Jusqu'à 400 Mb/s
Caractéristiques techniques Fibre optique (FTTH), modem Livebox 5 (Wifi 5, 4x Ethernet Gigabit, 1x USB 2.0) + Décodeur TV UHD

Peut-être la plus complète et la plus performante des offres de ce guide. Très stable en débit et profitant d’un SAV de bon niveau en cas de problème, on profite grâce à elle de plusieurs centaines de Mbps en download comme en upload. Unique reproche : l’interface de la box TV est un peu dépassée au regard de la concurrence.

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Freebox Delta

La plus high-tech

49,99 € > Free
Prix 49,99 euros/mois + 10 euros/mois pendant 48 mois pour le player (ou achat comptant de 480 euros)
Offre promotionnelle Aucune
Location box Incluse
Débit descendant 8 Gbps
Débit montant 400 Mbps
Caractéristiques techniques Fibre optique (FTTH), Freebox Delta (WiFi 5, 4x Ethernet Gigabit, 3x USB 3.0) + Player Devialet

Avec son player Devialet, sa formule à 10 Gb/s (8 Gb/s en réalité), sa possibilité d’intégrer jusqu’à 4 disques durs internes, la Freebox Delta est indéniablement la box la plus avancée à l’heure actuelle.

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La fibre : une connexion beaucoup plus rapide que l’ADSL

La fibre optique offre de nombreux atouts pour ses utilisateurs : en dehors de l’affichage immédiat des pages web, elle permet de télécharger beaucoup plus vite de volumineux fichiers, que ce soit en HTTP, sur un FTP, sur les Newsgroups ou les réseaux de P2P. Bien évidemment, tout ceci à condition d’avoir en face des serveurs qui envoient les données tout aussi rapidement. En outre, ses utilisateurs profitent de toutes les chaînes HD sans aucune interruption due à un problème de débit. Et ils n’ont pas de mal non plus à réceptionner des programmes en 4K, même s’ils sont encore peu nombreux. Enfin, ils peuvent continuer à surfer comme si de rien n’était ou à enregistrer un autre programme TV dans le même temps.

Un débit et une stabilité à toute épreuve

Comment un tel débit est-il possible ? Contrairement au débit de l’ADSL, qui varie selon plusieurs facteurs (qualité de la ligne, éloignement du DSLAM…), celui de la fibre optique est stable et constant. L’atténuation du signal est minime sur plusieurs dizaines de kilomètres, contrairement au fil cuivré de l’ADSL, qui nécessite des répéteurs beaucoup plus réguliers (tous les 4 ou 5 km) pour assurer une liaison correcte aux abonnés.

Les avantages de la fibre optique face à une connexion ADSL sont donc multiples. Le débit est l’argument-choc de la fibre. On profite en effet d’une vitesse de téléchargement (download) d’au minimum de 100 Mb/s (ou 12,5 Mo/s) sur une ligne fibrée. Certaines offres peuvent aller jusqu’à 10 Gb/s (plus de 1 Go/s). En comparaison, dans le meilleur des cas, ce même débit est de seulement quelques dizaines de Mb/s sur une ligne VDSL, voire moins sur les lignes ADSL.

Même chose pour l’envoi des données (upload) : en émission, la fibre optique propose un débit montant de plusieurs centaines de Mb/s. De son côté, l’ADSL ne dépasse pas 1 Mb/s (ou 125 Ko/s), et le VDSL culmine à quelques Mb/s en moyenne.

nperf

Test de débit réalisé à l’aide de nperf.

Vous n’êtes pas encore convaincu ? Voici, d’autres chiffres au niveau national : la vitesse moyenne de téléchargement en ADSL (download) est en réalité de 7,20 Mb/s sur tout le territoire (source : Ariase). On est donc loin des 20 Mb/s que les opérateurs promettent parfois à tort. En comparaison, le très haut débit en France offre un débit moyen supérieur à 100 Mb/s, soit le même ordre de grandeur que ce que les opérateurs nous vendent.

Enfin, dernier élément à prendre en considération : le ping (ou round-trip time). Il s’agit de la latence entre votre ordinateur ou votre console, et un serveur distant. Il se mesure en milliseconde. La mesure du ping est le grand cheval de bataille des joueurs, qui ont eu besoin d’une latence très réduite pour jouer dans de très bonnes conditions. Sans une connexion fibrée, le ping est généralement situé entre 30 et 50 ms. Grâce à la fibre, on passe sous la barre des 10 ms, et cela peut même chuter à 1 ou 2 ms. De quoi jouer dans des conditions idéales à n’importe quel FPS ou de s’abonner à un service de streaming de jeu comme Shadow, GeForce Now ou Google Stadia.

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Comment s’effectue le raccordement à la fibre optique ?

Le déploiement de la fibre optique s’effectue en trois étapes :

  1. l’opérateur commence par fibrer la rue. C’est ce que l’on nomme le déploiement horizontal ;
  2. l’installation de la fibre est ensuite réalisée à l’intérieur de l’immeuble. C’est le déploiement vertical ;
  3. la fibre est installée dans les logements. Il s’agit du raccordement final.
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Crédit : Classiccardinal / Wikimedia (CC BY-SA 4.0)

Bien entendu, ce schéma de câblage est légèrement différent pour les logements individuels, puisqu’il n’y a alors pas de déploiement vertical à proprement parler.

Un raccordement qui peut être immédiat… ou pas !

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Crédit : Bru-nO / Licence Pixabay

Le temps nécessaire au raccordement de la fibre est variable. Il n’y a pas de règles : certains foyers peuvent attendre pendant plus de deux ans le raccordement de leur immeuble, alors que la fibre est déjà déployée dans leur rue. Chez d’autres, c’est quasi-immédiat.

Si vous logez dans un immeuble, il vous faudra par ailleurs soumettre une demande auprès du conseil syndical de copropriété. Là encore, le délai est assez long, puisque la demande est généralement soumise lors de la réunion du conseil, qui a lieu une fois par an. Si le conseil n’a aucune raison de s’opposer à l’installation de la fibre, il existe cependant une doléance qui revient quasi systématiquement : la visibilité des câbles d’installation. Les copropriétaires souhaitent majoritairement que les câbles soient insérés dans les gaines existantes. En clair, la fibre est installée dans les gaines qui servent déjà aux câbles téléphoniques et/ou électriques, afin de ne pas dénaturer les parties communes. Là encore, un petit délai est à prévoir, le temps que l’opérateur se déplace et puisse constater ou non la faisabilité de l’opération.

Enfin, il existe un délai incompressible de 3 mois pour les copropriétés entre la fin des travaux d’installation et la mise en place effective de la fibre optique dans les appartements. C’est le temps nécessaire aux opérateurs concurrents pour se manifester s’ils souhaitent également exploiter le réseau fibré d’un logement. En revanche, dans le cas d’un logement individuel, il n’y a aucun délai et la fibre peut être accessible dès son installation effectuée.

Qui fait les travaux et combien ça coûte ?

Si vous habitez une maison ou un petit immeuble de moins de 12 logements, vous devrez payer les frais d’installation. Ceux-ci s’élèvent en général à 149 euros. Dans le cas où vous habiteriez un immeuble de plus de 12 logements, bonne nouvelle : l’installation est totalement gratuite. Certains opérateurs offrent également ces frais d’installation en zone résidentielle.

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Crédit : Andreanyt / Licence Pixabay

Dans tous les cas de figure, c’est un opérateur qui se charge d’effectuer les travaux d’installation et de raccordement jusqu’à votre domicile. Vous n’avez rien à faire, il se charge de tout et va même jusqu’à mettre en place et régler votre box lors de la première installation.

Ça se présente comment, des câbles et une connexion fibrée ?

Une fois votre logement raccordé à l’extérieur, il est temps de connecter le câble à votre box. La liaison s’effectue à l’aide d’un câble dédié, qui n’a rien à voir avec le câble Ethernet classique. Il ressemble à ceci :

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Crédit : Orange

Toutes les box ne sont pas compatibles avec la fibre par défaut, mais la plupart le sont à l’aide d’un petit boîtier supplémentaire. C’est le cas par exemple de l’ancienne box d’Orange, la Livebox v3 d’Orange. Celle-ci est accompagnée d’un tout petit adaptateur noir, qui vient faire la liaison entre votre connexion fibrée et votre box classique. Il se présente sous cette forme :

Orange ONT
Crédit : Orange


Cet adaptateur tend à disparaître sur les nouvelles box, et c’est notamment le cas sur la Livebox v4. En fait, il est directement intégré aux box de toute dernière génération. Viendra ensuite le moment de raccorder la box au reste de tous vos équipements (ordinateurs, TV connectée, console, etc.). Là, nul besoin de changer quoi que ce soit : la box fournie par votre fournisseur d’accès dispose toujours d’une liaison Wi-Fi classique, et de 2 ou 4 ports Ethernet. Il vous suffit donc de vous connecter à votre box comme vous le faisiez auparavant avec votre connexion ADSL ou VDSL.

Pourquoi parle-t-on souvent de FTTLA, de FTTB et de FTTH ?

En matière de fibre optique, il est important de se familiariser avec diverses initiales. Mais rassurez-vous, des termes de ce genre, il n’y en a que trois à retenir : FTTH, FTTB et FTTLA. Et vous allez voir, c’est finalement assez simple de s’y retrouver :

  • FTTLA = Fiber To The Last Amplifier. Ce terme désigne un réseau fibré qui s’arrête jusqu’à un amplificateur situé dans le quartier (donc un peu loin de votre domicile). La transmission des données est ensuite reprise en coaxial et distribuée à plusieurs maisons et immeubles du quartier.
  • FTTB = Fiber To The Building. Il s’agit du réseau fibré acheminé jusqu’au bas de votre immeuble, ou qui s’arrête à votre portail ou la porte de la maison. Comme pour le FTTLA, les données sont ensuite diffusées à l’aide d’un câble coaxial.
  • FTTH = Fiber To The Home. C’est le réseau fibré qui parvient jusqu’à votre domicile. A l’heure actuelle, le débit peut théoriquement atteindre jusqu’à 10 Gb/s (soit 1 Go/s environ). En réalité, les opérateurs proposent majoritairement un débit de 1 Gb/s en download, et quelques centaines de Mb/s en upload, ce qui est déjà conséquent.
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Crédit : Wikimedia / Seb35 (CC BY-SA 3.0)

Il existe beaucoup d’autres sigles, comme FTTN (la fibre jusqu’au quartier), FTTS (la fibre jusqu’à la rue) ou encore FTTC (la fibre jusqu’au trottoir). Mais c’est surtout le FTTLA, le FTTB et le FTTH qui vont nous intéresser ici.

Vraie fibre / fausse fibre : quelle différence entre la fibre optique et le câble coaxial ?

C’est là que les termes de FTTLA, FTTH, FTTB vont nous servir. Ces trois appellations ont leur importance, car les débits entre le FTTH d’un côté, et le FTTLA/FTTB de l’autre, diffèrent beaucoup.
Dans tous les cas de figure, on a bien affaire à du très haut débit (THD). Et dans tous les cas de figure aussi, le débit descendant peut atteindre entre 800 Mb/s et 8 Gb/s. En revanche, le débit montant est beaucoup plus faible pour une liaison FTTLA :

  • en FTTH, il est de 200 Mb/s au minimum
  • en FTTLA, il est de seulement 40 Mb/s. Pas pratique quand on souhaite envoyer de volumineux fichiers sur le Cloud, sur un FTP, etc.

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FTTH contre FTTLA : à chacun sa technologie

  • Si tous les opérateurs ont déployé un réseau FTTH (en fibre pure, donc), ils ne l’ont pas fait à la même vitesse ni à la même échelle. La palme de la meilleure couverture revient à Orange, qui a installé une connexion FTTH dans plus de 6500 villes en France (source : Ariase). En comparaison, SFR a déployé la fibre dans 4800 communes, ce qui n’est déjà pas si mal. Free en compte 5300 à son palmarès, tandis que Bouygues seulement 4200.
  • Le champion du FTTLA reste incontestablement SFR, qui a déployé cette technologie dans de nombreuses villes françaises. Donc oui, ces foyers profitent bien de Très Haut Débit, mais pas de « fibre » de bout en bout.

Depuis le 1er juin 2016, les opérateurs qui assurent une connexion en FTTLA, plutôt qu’en FTTH, ont obligation de faire état de la mention « sauf raccordement du domicile ». En clair, cette précision permet d’informer plus explicitement le consommateur sur le type de connexion qui équipe son foyer. Le FAI SFR a longtemps joué sur les mots et mettait tous ses œufs dans le même panier : il utilisait à tort et à travers le terme de fibre pour désigner toutes ses offres. Il a été récemment contraint de revoir sa communication. Le fournisseur emploie désormais le terme de Très Haut Débit (plutôt que de fibre) pour désigner ses offres câblées ou en FTTLA. Néanmoins, il continue à utiliser le terme de fibre avec son offre RED.

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19,6 millions de locaux concernés, et une situation en constante évolution

Selon l’ARCEP, au 3e trimestre 2018, 19,6 millions de logements et de locaux à usage professionnel sont éligibles au très haut débit d’au moins 30 Mb/s (ce qui inclut le câble, la fibre et le VDSL2 THD). Si l’on s’intéresse aux connexions en FTTH, l’Arcep compte 12,5 millions de locaux concernés (ce qui inclut le câble et la fibre) à cette même date.

Le très haut débit est encore très loin d’être vraiment implanté en France. Il y a quelques années, le gouvernement s’était engagé à raccorder la totalité de la France d’ici 2022 en très haut débit (80% en fibre et 20 % à l’aide d’autres technologies comme le câble coaxial). Ce projet semble aujourd’hui totalement irréalisable, à cause de nombreux surcoûts liés à l’installation de la fibre (on est passé de 20 à 34,9 milliards estimés), mais aussi parce que les FAI n’ont pas suivi cette volonté de déploiement, à l’exception d’Orange peut-être.

Câble optique
Crédit : Brett Sayles / Licence Pexels

La situation pourrait s’améliorer lentement, mais sûrement. Les opérateurs redoublent d’efforts pour connecter les entreprises et les particuliers à la fibre, à commencer par Orange. Le coup dur a surtout été pour Altice, la maison-mère de SFR-Numericable, qui annonçait en 2017 son désir de voler de ses propres ailes, sans aucune subvention de l’État. L’opérateur escomptait déployer son propre réseau fibré dans toute la France. Son objectif était de couvrir 80% des zones d’ici 2022, pour atteindre le chiffre de 100% en 2025. Coût de l’opération : 16 milliards de dollars. Manque de chance, l’Arcep a finalement rejeté l’offre de SFR de fibrer seul a totalité du territoire. Les opérateurs vont donc devoir travailler main dans la main.

Un choix très limité d’opérateurs

Actuellement, peut-on choisir son opérateur une fois tous les travaux d’installation effectués ? En  théorie, oui : ce n’est pas parce qu’un opérateur effectue de raccordement à la fibre optique dans votre rue et dans votre immeuble, qu’un concurrent n’a pas le droit de s’y installer. L’infrastructure de la fibre est mutualisée pour l’ensemble des opérateurs susceptibles d’être intéressés par une installation chez les consommateurs. Mais ça, c’est pour la théorie…

En pratique, vous n’aurez généralement pas beaucoup de choix si vous souhaitez souscrire à une offre fibrée. Dans le meilleur des cas, vous pourrez généralement choisir entre deux opérateurs, guère plus.

Changer d’opérateur, c’est facile ?

Lors de nos différents analyses des box, nous avons tenté de changer d’offre sur l’un des domiciles qui nous sert de test. Le domicile en question, situé dans un petit immeuble de la région parisienne, est fibré depuis une poignée d’années en FTTH. Les travaux ont été effectués par Orange et c’est donc très logiquement que l’opérateur s’est installé dans l’immeuble en question pour y proposer ses services. Rappelons que les autres FAI peuvent librement installé leur petit boîtier dans l’immeuble, et laisser ainsi le choix aux clients de changer de FAI.

Même si tout fonctionne parfaitement avec Orange, nous avons tenté d’opter pour une solution concurrente à l’aide des différents outils en ligne proposés par Free, SFR et Bouygues. Chacun des outils nous a retourné une fin de non recevoir : le lieu en question n’est pas éligible à la fibre. Nous avons contacté par téléphone le service clientèle de chacun de ces FAI, afin d’en savoir un peu plus sur la raison de cette soit-disant inéligibilité, et surtout pour forcer une installation. Là encore, même son de cloche : impossible de souscrire à la fibre, soit parce que des « travaux d’installation sont en cours » (depuis 3 ans), soit parce que l’adresse n’est tout bonnement pas éligible. Il nous a été répondu par l’un des FAI que c’était à la mairie de décider quel opérateur avait le droit de s’installer dans un bâtiment. Mais où est donc passé l’interopérabilité tant voulue par la réglementation française ?

Après de multiples recherches sur le forum et prises de contact auprès d’internautes, il apparaît que notre cas est loin d’être isolé. Alors, la faute à qui ? Les torts sont peut-être partagés. D’un côté, on trouve des FAI qui peuvent traîner des pieds pour installer leur boîtier de raccordement dans des zones qui ne leur rapporteraient pas assez, étude de marché à l’appui. Mais de l’autre, on découvre aussi que certains opérateurs peuvent oublier de déclarer à la concurrence qu’un foyer ou une entreprise est raccordée pour conserver le marché. L’Arcep a déjà rappelé à l’ordre les opérateurs et leur demande de faire en sorte que l’interopérabilité entre opérateur soit effective au 1er septembre 2018… On attend toujours.

Au final, qui propose les meilleurs services au meilleur prix ?

Avant de vous lancer, si vous avez le choix entre plusieurs opérateurs (ce qui n’est pas souvent le cas, comme évoqué précédemment), faites bien attention à prendre en compte le type de connexion que l’on vous propose. Entre « fibre optique » et « fibre optique + terminaison coaxiale », les débits ne sont pas du tout les mêmes, tant en download qu’en upload.

Le débit montant est d’ailleurs un élément à prendre en considération dans quelques cas de figure : si vous êtes joueur, si vous souhaitez monter votre propre serveur FTP ou héberger votre site web, ou encore si vous êtes un habitué des services de cloud comme Google Drive, OneDrive, Dropbox, etc.
Si vous souhaitez disposer d’une offre à un prix alléchant, tournez-vous du côté de la formule proposée par la Bbox Miami de Bouygues, ou de Free et de sa Freebox Mini 4K.

Si vous recherchez des services TV complets, un SAV efficace, et un débit constant (jusqu’à 1 Gb/s), prenez en considération l’offre Fibre Up d’Orange. Plus chère que celles que nous venons d’évoquer, elle devrait répondre à toutes vos attentes en matière de fiabilité et stabilité (on parle de connexion, ici). En termes de puissance, toutes les box se valent aujourd’hui. La Livebox d’Orange reste la plus intéressante si vous cherchez un appareil capable de décoder un flux vidéo 4K externe sans subir le moindre ralentissement. Mais les autres box box ne sont pas en reste, avec notamment la box THD 4K de SFR qui se révèle plutôt stable à la longue.

Enfin, l’offre Bbox Smart TV que Bouygues vient de dévoiler pourrait intéresser ceux et celles qui désirent changer de téléviseur et se passer de set-top box dédié. Moyennant une engagement sur 24 mois, un tarif un peu plus cher qu’une offre Fibre classique et un apport initial de quelques dizaines à quelques centaines d’euros, vous bénéficiez d’un téléviseur Samsung de la gamme TU7, avec l’application B.tv+ intégrée faisant office de box TV virtuelle !

Notez enfin tous les opérateurs proposent sans cesses des offres promotionnelles permettant de réduire considérablement la facture la première année d’abonnement (de 40% en moyenne). En revanche, il faudra vous engager sur 12 mois pour en profiter, une règle établie par l’ensemble des fournisseurs.