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L’ADN d’une momie de mouton iranienne vieille de 1 600 ans fait revivre l’histoire

Une équipe d’archéologues a découvert un mouton momifié vieux de 1 600 ans dans une ancienne mine de sel iranienne. Grâce à son ADN, nous en savons désormais plus sur les pratiques d’élevage de moutons du Proche-Orient à cette époque.

La mine de sel, située dans le village de Chehrābād, est connue pour préserver du matériel biologique. Cette même mine a également livré des restes humains des célèbres « hommes de sel », naturellement momifiés par l’environnement riche en sel.

Os de mouton vieux de 1600 ans - Deutsches Bergbau-Museum Bochum
Os de mouton vieux de 1600 ans – Crédit : Deutsches Bergbau-Museum Bochum

Contrairement à la mine de sel de Salina Turda, en Roumanie qui est devenue un parc d’attractions, celle du village de Chehrābād est considérée comme un véritable trésor qui abritait des momies très spéciales. En effet, depuis 1993, huit momies humaines séchées au sel ont été récupérées dans la mine, dont plusieurs avaient la peau et les cheveux intacts. Selon les scientifiques, ces « hommes de sel » ont entre 1 300 et 2 500 ans. Récemment, d’autres scientifiques ont également découvert un crâne de l’homme dragon, le dernier-né de l’arbre généalogique humain.

La nouvelle découverte d’une momie de mouton confirme que ce processus naturel de momification, où l’eau est retirée d’un cadavre, préservant les tissus mous qui seraient autrement dégradés, a également permis de conserver des restes d’animaux.

Que nous apprend la momie de mouton iranienne ?

Alors que l’ADN ancien est généralement endommagé et fragmenté, l’équipe a constaté que l’ADN de la momie de mouton était extrêmement bien conservé. Grâce cet ADN qui a été récupéré et analysé par les chercheurs, nous savons désormais que l’animal momifié était génétiquement similaire aux races de moutons modernes de la région. Cela suggère donc qu’il y a eu une continuité d’ascendance des moutons en Iran depuis au moins 1 600 ans.

Les scientifiques ont également découvert que le mouton était porteur d’une copie de la variante du gène « laineux » et d’une copie d’une variante ancestrale du gène « poilu ». On apprend alors que le mouton avait un pelage poilu. Ainsi, plutôt que d’être élevé pour sa laine, son troupeau aurait vraisemblablement été élevé pour son lait ou sa viande.

Enfin, la momie était porteuse de variantes génétiques associées à des races à queue grasse, ce qui suggère que le mouton était similaire aux moutons à poil et à queue grasse que l’on observe aujourd’hui en Iran. Ces découvertes sont très importantes pour les scientifiques, puisqu’elles leur permettent d’en apprendre plus sur les espèces qui étaient élevées il y a plusieurs milliers d’années.

Source : phys