Les robots tondeuses ont le vent en poupe. Avec des prix qui baissent enfin et une efficacité en progression constante, vous êtes nombreux à envisager de vous équiper. On vous dit quelles sont les technos à privilégier selon votre type de jardin et les avis publiés sur les principaux fabricants.

Les fabricants de robots tondeuse ne cessent d’allonger la liste des caractéristiques censées faire la différence avec la concurrence. Mais toutes ne sont pas forcément pertinentes selon la taille de votre jardin, la présence de zones pentues et le nombre de plates-bandes à contourner.
Voici un petit tour d’horizon des principales technologies proposées par les fabricants de robots tondeuses. Nous avons également répertorié quelques-unes des marques présentes sur le secteur afin de les situer en termes de prix et de nationalité. La liste s’allongera au gré des mises à jour de ce guide.
🗺️ Cartographie et navigation, le nerf de la guerre
Que ce soit pour les guider dans la navigation globale, la perception de l’environnement ou la détection des obstacles les robots tondeuses font appel à différentes technologies. Mais forcément plus elles sont nombreuses, plus les prix montent.
Fil télémétrique : un câble est enterré ou posé autour du jardin, le robot détecte ce signal et reste dans la zone. C’est la technologie historique des robots tondeuses, encore utilisée par des marques comme Husqvarna, Gardena, STIHL et Worx, mais elle est clairement en déclin.
GNSS-RTK (Real Time Kinematic) : ce système de positionnement par satellite est renforcé par des antennes-relais terrestres, permettant d’obtenir une grande précision (de l’ordre du centimètre). Cela peut impliquer de fixer une antenne (idéalement en hauteur) dans votre jardin. Cependant, certaines marques comme Navimow l’intègrent directement à la station de base, ce qui fonctionne très bien dans la plupart des configurations.
Cette technologie gère à la fois la cartographie du terrain, la structure de la tonte (lignes, diagonales…) et la gestion des zones multiples. La plupart des marques chinoises issues du monde de la robotique (Navimow, Mammotion, Ecovacs…) utilisent ces technologies sur leurs modèles milieu et haut de gamme.
Lidar : le système envoie des impulsions laser et mesure le temps de retour pour estimer la distance avec un obstacle. Avec une portée et une précision supérieures aux systèmes à ultrasons, il peut créer une carte 3D de l’environnement.
Caméra 3D + IA : cette technologie permet d’associer des images classiques à des cartes de profondeur (distance de chaque point). Interprétées par l’IA, ces données permettent de générer une cartographie de l’environnement. Certains modèles reposent uniquement sur cette technologie, ce qui convient aux surfaces simples.
vSLAM (Visual Simultaneous Localization and Mapping) : cette technologie s’appuie sur une caméra qui capture des images afin d’identifier des points de référence. L’appareil utilise ensuite ces points pour trianguler sa position en 3D et créer une carte de l’environnement. Moins coûteuse mais aussi moins performante que le LiDAR, elle dépend fortement de la luminosité et gère moins bien les environnements complexes.
Capteur ultrason : ils sont utilisés pour faciliter la détection d’obstacles. Moins performants mais aussi moins coûteux que le LiDAR, ils fonctionnent en émettant des ondes sonores à haute fréquence. Le capteur mesure le temps de retour de l’onde pour estimer la distance. C’est la même technologie que celle utilisée pour les radars de recul des voitures.
Pare-chocs mécanique : il déclenche un arrêt du robot en cas de contact direct.
En résumé
👉 Les modèles d’entrée de gamme (dits “light tech”) n’intègrent pas de GPS RTK et utilisent souvent une combinaison de caméras et d’IA suffisante pour les jardins simples et les budgets limités. C’est le cas du Raccoon de RoboUp ou du A1 de Dreame.
👉 Le fil périmétrique est en voie de disparition, car coûteux et contraignant à installer.
👉 Les robots tondeuses de milieu de gamme utilisent le plus souvent un GNSS-RTK associé à du LiDAR, une combinaison efficace pour les jardins complexes.
👉 Tout en haut de la hiérarchie, on trouve les robots tondeuses qui cumulent GNSS-RTK + Lidar + caméra IA. L’association des trois est souvent regroupée sous l’appellation Triple fusion.
C’est le cas, par exemple, du Luba 3 AWD de Mammotion et du H2 de Navimow. Ils promettent d’obtenir une navigation précise au centimètre près sans effort. Le seul effort sera financier car ils coûtent tout de même plus de 1500€…


🪨 Terrain accidenté et pentes raides
Pour les jardins très pentus avec quelques trous, il vaut mieux miser sur des modèles avec 4 roues motrices (ou AWD pour All Wheel Drive) avec un rayon de braquage minimal. Cela leur permettra de se sortir d’à peu près toutes les situations. Ce sont en général des modèles avec de grandes roues crantées, une suspension indépendante et un centre de gravité bas capable d’affronter des pentes pouvant aller jusqu’à 80%.
On trouve dans cette catégorie ‘tout terrain‘ : Husqvarna Automower AWD, Mammotion Luba AWD et Navimow X4 Series.


📏 Puissance et hauteur de coupe
Contrairement aux tondeuses classiques, les robots tondeuses ne misent pas sur une forte puissance de coupe. Équipés de petits moteurs électriques et de lames fines type rasoir, ils coupent l’herbe de façon assez délicate.
Leur efficacité repose sur une utilisation très régulière. Cette approche favorise le mulching : l’herbe est finement coupée et laissée sur place, ce qui nourrit le sol tout en évitant le ramassage. À la clé, une pelouse souvent plus dense et plus homogène qu’avec une tondeuse classique, qui a tendance à arracher l’herbe.
En revanche, si des feuilles mortes se trouvent sur votre pelouse elles ne seront pas broyées lors de la tonte. De même cela ne conviendra pas à une pelouse avec des herbes hautes. Au-delà de 8 à 10 cm d’herbe, la plupart des robots tondeuses commencent à avoir du mal et à partir de 12–15 cm, ils deviennent clairement inefficaces.
📐 Largeur de coupe
La largeur de coupe d’un robot tondeuse est généralement comprise entre 16 et 30 cm selon les modèles, ce qui peut sembler faible comparé à une tondeuse classique. Cependant, ce choix est parfaitement adapté à leur fonctionnement : les robots tondent fréquemment et sur de longues périodes, ce qui compense largement une largeur plus réduite.
En pratique, ce n’est pas un critère déterminant et vous pouvez vous fier à la surface maximale de tonte recommandée par le fabricant.
🏡 Les jardins avec plusieurs zones
Pour ceux qui ont des jardins répartis sur plusieurs endroits qui ne communiquent pas forcément, la gestion des zones est un élément clé. Cela permet de définir différentes surfaces à tondre avec éventuellement des demandes spécifiques (par exemple des hauteurs de coupe différentes).
Sur les robots tondeuses les plus avancés, il est possible de définir jusqu’à 40 voire 50 zones distinctes. Grâce à la cartographie intelligente, le robot peut créer et gérer ces zones sans intervention manuelle. Mais pas de miracle, si un escalier l’empêche d’y aller seul, ce sera à vous de le déplacer manuellement.
🔋 Charge rapide
Si votre jardin mesure moins de 1000 m2, le Fast Charging (ou recharge rapide) n’est pas un argument très intéressant à retenir. Un robot tondeuse peut sans problème revenir à sa station pour se recharger et repartir finir le travail quand sa batterie est à nouveau pleine.
En revanche si votre terrain est très grand, il lui faudra quand même un minimum de batterie pour gérer l’intégralité de la surface. Mais les modèles de robots tondeuses sont souvent classés en fonction de la taille qu’ils sont capables de tondre donc ce n’est pas vraiment un argument à retenir.

🧐 Bordures
La gestion des bordures reste l’un des principaux points faibles des robots tondeuses. Les modèles équipés de plateaux de coupe décalés ou de fonctions dédiées améliorent nettement la situation en réduisant la bande d’herbe non coupée.
Toutefois, même les systèmes les plus avancés ne permettent pas une finition parfaite dans toutes les configurations, notamment en présence d’obstacles ou de bordures irrégulières. Dans la plupart des cas, un entretien manuel ponctuel reste nécessaire pour obtenir un rendu impeccable. Parmi les robots tondeuses équipés de technologies adaptées aux bordures, on peut citer le Dreame A2 et son plateau décalé ou l’Ecovacs O1200 et son coupe bordure.


💥 Bruit
Le faible bruit est l’un des grands atouts des robots tondeuses, souvent quasi imperceptible au quotidien. La plupart des modèles affichent un niveau sonore compris entre 50 et 65 dB, soit l’équivalent d’une conversation normale. À titre de comparaison, une tondeuse thermique dépasse facilement les 90 dB !
Grâce à leur motorisation électrique et à leur faible puissance de coupe, les robots fonctionnent de manière discrète, au point de pouvoir tondre tôt le matin, le soir, voire la nuit sans gêner le voisinage.
🔐 Antivol
Les robots tondeuses intègrent aujourd’hui plusieurs systèmes antivols. La protection de base repose sur un code PIN, indispensable pour démarrer ou modifier les paramètres. En complément, la plupart des modèles disposent d’une alarme sonore qui se déclenche en cas de soulèvement ou de déplacement non autorisé.
Les modèles haut de gamme vont plus loin avec des fonctions de géolocalisation GPS permettant de suivre le robot en temps réel et d’être alerté s’il quitte la zone définie.
🎨 Options créatives
Au-delà de la simple tonte, certains robots intègrent désormais des fonctions ludiques, comme la possibilité de dessiner ou d’écrire dans la pelouse. C’est le cas de la fonction Doodle proposée sur les robots Navimow. Cela permet de tracer des motifs, des formes ou même des messages directement dans l’herbe via l’application. Plus gadget qu’indispensable.
📋 Quelles sont les principales marques de robots tondeuse ?
Il y en a beaucoup ! Des marques historiques implantées dans le secteur de l’outillage de jardin depuis longtemps se disputent le marché avec des marques chinoises spécialisées dans la robotique, souvent également présentes dans le secteur des robots aspirateurs ou des robots de piscine.
Nous avons dressé une petite liste alphabétique de quelques marques présentes sur le marché. Toutes n’y sont pas mais ce guide sera complété au fur et à mesure de notre connaissance des différents acteurs du marché.
Nous avons par ailleurs vérifié les notes obtenues par tous ces fabricants sur Trustpilot, l’idée étant d’obtenir des retours sur le SAV et la solidité à long terme ce que nous ne pouvons pas évaluer lors de nos tests.
Il faut cependant garder en tête que ce sont avant tout les consommateurs mécontents qui vont poster leur avis. De même certaines marques sont tellement jeunes qu’elles n’ont pas encore beaucoup d’avis. A l’inverse les généralistes, comme Husqvarna ou Gardena, cumulent beaucoup d’avis car ce sont des marques anciennes avec des gammes de produits qui vont du sécateur au taille-haies.
Bref, une fois toutes ces mises en garde posées, on peut noter que 3 marques s’en tirent particulièrement bien : Mammotion, Navimow et Stilh.
Les marques de robots tondeuses par ordre alphabétique
Dreame – Marque technologique chinoise en forte croissance, Dreame s’est d’abord fait connaître dans l’univers des aspirateurs avant d’investir le marché des robots tondeuses. Les gammes sont assez confuses et il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Par exemple, le modèle A1 coûte plus cher que le A1 Pro, ce qui n’est pas habituel dans l’univers de la tech. Positionnée sur le milieu/haut de gamme, hors promotion aucun modèle n’est commercialisé sous la barre des 1000€.
Ecovacs – Acteur chinois reconnu dans la robotique domestique, Ecovacs s’est imposé avec ses robots aspirateurs avant de se lancer sur le marché des robots tondeuses avec sa gamme GOAT divisée en 2 grande catégories : les GOAT O en entrée de gamme et les GOAT A en milieu de gamme. La marque a une politique de prix assez agressive et son premier modèle, le GOAT O600 RTK, est vendu 649€.
Husqvarna – Ce fabricant suédois fait partie des marques historiques dans le monde de l’entretien du jardin. Ses robots tondeuses sont rassemblés dans sa gamme pour particuliers : Automower. Husqvarna est passé au ‘vrai‘ sans fil en 2024 avec sa gamme NERA, mais c’est souvent uneoption puisqu’il faut ajouter un module EPOS (guidage satellite) pour que cela fonctionne.
La marque se positionne plutôt sur le haut de gamme avec des prix débutant à 1099€ pour un jardin de 600 m2.
Gardena – Cette filiale du suédois Husqvarna, se place sur un segment moins haut de gamme que sa maison mère. La série de robots tondeuses est baptisée Sileno et débute à 599€ pour des jardins de 500 m2 maximum, un prix attractif qui la situe par rapport aux modèles les moins chers.
Mammotion – Il s’agit d’une marque chinoise relativement récente puisque l’entreprise n’existe que depuis 2015. Le constructeur propose 2 séries :
- LUBA pour les terrains complexes avec des modèles dit AWD (pour All Wheel Drive) pour 4 roues motrices.
- YUKA pour les jardins sans difficultés majeures (ou 2WD avec seulement 2 roues motrices).
La moins chère est le modèle Yuka Mini 2500 indisponible sur le site du fabricant mais que l’on peut trouver sur Amazon à 760€ pour des jardins de 500 m2 max.
Mova : c’est une sous marque de Dreame spécialisé dans les robots et la maison intelligente. Les premiers robots tondeuses ont fait leur apparition en 2024.
1er prix : environ 999 € pour le modèle Mova 600, conçu pour des jardins jusqu’à environ 600 m².
Navimow – Cette marque appartient au groupe chinois Ninebot qui a racheté la marque Segway. Les premiers modèles sont apparus en 2022. La marque propose des modèles adaptés aussi bien aux petits jardins qu’aux grandes surfaces. La gamme démarre avec le modèle i105 à 799€ pour les jardins de moins de 500 m2.
Roborock – Déjà bien installée sur le marché des robots aspirateurs, Roborock a présentée en septembre 2025 ses robots tondeuses avec ses gammes RockMow (haut de game) et RockNeo (milieu de gamme). On attend toujours le début de la commercialisation prévu cette année pour vous en dire plus.
RoboUp – Il s’agit d’une marque chinoise qui a peu de modèles et dont nous avons testé la dernière nouveauté lancée à l’automne dernier sur Kickstarter avec une politique de prix agressive. Le Raccoon 2 SE conviendra aux jardins sans difficulté particulière et ne coûte que 499€.
Stiga – D’origine suédoise et aujourd’hui basée en Italie, la marque développe ses propres robots tondeuses depuis les années 2020, notamment avec sa gamme A. Comptez environ 1 000 à 1 200 € pour un modèle adapté à des jardins d’environ 800 m². Leurs tarifs restent généralement légèrement supérieurs à la moyenne du marché.
Stihl : L’entreprise allemande existe depuis 100 ans et évolue depuis toujours dans le secteur des travaux forestiers et du jardinage. Sa gamme de robots tondeuses iMOW va de 700 à 1800€ selon la taille de votre jardin. Elles font toutes appellent à un fil périmétrique à placer autour de la zone à tondre.
Worx – La marque chinoise existe depuis 1994 mais a fait ses débuts en fabricant pour d’autres marques (Black et Decker notamment). En 2005, elle commence à vendre sous sa propre marque. Il existe 2 gammes principales de robots tondeuses : Landroid (avec le système de fil physique pour la navigation) et Landroid Vision (équipé de technologies de navigation intelligente donc sans fil). Ces derniers sont plus chers que les modèles classiques avec câbles. La Landroid Vison Cloud s’affiche en premier prix : 700 € environ pour un jardin de moins de 300 m².