Bouygues Telecom a ajouté une option à certains clients mobiles. Gratuite pendant un mois, elle sera ensuite facturée si elle n’est pas refusée à temps. Sans action de votre part, votre forfait augmentera de trois euros.

Bouygues augmente régulièrement le prix de ses forfait mobiles, au grand dam des abonnés. Il arrive aussi que l’opérateur gonfle la facture de manière détournée en imposant discrètement des options à certaines offres. Sur les réseaux sociaux, plusieurs utilisateurs partagent leur indignation après avoir reçu un message annonçant qu’ils bénéficiaient désormais d’un “nouvel avantage”. Il s’agit de l’antivirus Norton qui sera offert pendant le premier mois avant d’être facturé trois euros par mois.
Bouygues Telecom ajoute une option Norton payante à certains forfaits
“Vous souscrivez vos abonnés de force à une option et, en plus, on doit faire une démarche pour refuser ? C’est quoi ces pratiques commerciales trompeuses ?” s’irrite l’abonné Anis Ayari sur X. Cette technique, régulièrement utilisée par les opérateurs, suscite toujours autant d’exaspération. “Si je loupe le mail qui est arrivé dans les spams (contrairement aux autres de chez vous), c’est automatiquement accepté”, fustige l’utilisateur Jonathan Schemoul.
On vous conseille donc de consulter votre boîte de réception ou de vous rendre dans votre espace personnel pour vérifier ce qu’il en est. Si l’option Norton est bel et bien activée, vous devrez y renoncer en ligne ou en contactant le 1064. Comme évoqué plus haut, une action de votre part est indispensable pour éviter que l’addition devienne plus salée. Vous avez deux mois pour vous exécuter (la deadline varie en fonction de votre date de renouvellement). Si vous ne faites rien, l’option Norton vous sera imposée.
Ici, c’est la manière qui dérange. Déjà irrités par les hausses de prix successives, les abonnés se retrouvent une nouvelle fois confrontés à une augmentation plus insidieuse qui risque de s’imposer s’ils ne sont pas vigilants.
Selon le Code de la consommation, l’opérateur a le droit d’imposer une modification contractuelle en informant le client un mois à l’avance et en lui proposant une possibilité claire de refus. Mais il suffit que l’information échappe aux usagers pour que la facture gonfle dans leur dos.