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Serrure connectée : comment choisir, laquelle acheter ?

Image 1 : Serrure connectée : comment choisir, laquelle acheter ?

C’est le premier contact avec une maison, un magasin, un bureau. Une serrure, tout le monde en passe par là pour accéder à un espace fermé. Et il arrive par moment qu’elle ne s’ouvre pas quand on a oublié ses clés, par exemple.

Aujourd’hui, on trouve des serrures connectées qui permettent de dépasser ce problème. Exit la clé métallique. Elle est ici remplacée par le smartphone. Verrouiller et déverrouiller à distance sa porte d’entrée, voilà la révolution de la serrure en 2019. On peut même créer des accès temporaires pour une femme de ménage, par exemple.

Quel est l’intérêt ?

Fixée à l’intérieur de la porte d’entrée, une serrure connectée, via Bluetooth généralement, se verrouille ou se déverrouille sous l’action d’une application mobile iOS/Android. Ainsi, le smartphone se substitue à la traditionnelle clé métallique. Pour une personne seule, l’utilité n’est pas flagrante. C’est en revanche un système pertinent quand il s’agit d’attribuer des clés «virtuelles», plus faciles à partager que des clés physiques, à de nombreuses personnes requérant un accès au logement, de façon permanente ou temporaire : la famille bien sûr, et aussi la nounou, le personnel de maison ou encore des locataires Airbnb.

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Est-ce compliqué à installer ?

Ces serrures, dans leur grande majorité, sont fournies avec leur propre cylindre, de profil européen, et demandent de déposer le cylindre de porte existant. Il suffit de dévisser puis de revisser une petite vis située sur le chant du battant de la porte. Cependant, de nombreuses configurations (rosette, applique, etc) existent et certaines sont contraignantes. La compatibilité est à vérifier sur le site Internet du fabricant. Au pire, une photo peut être envoyée au support technique. L’épaisseur de la porte est également un point à vérifier. La longueur de cylindre de Somfy est ajustable et celui de Yale est disponible en plusieurs tailles.

La Smart Lock 2.0 de Nuki est un cas à part, qui s’adapte sur le cylindre existant. C’est en fait un tourne-clé actionnant la clé qui demeure engagée dans la serrure.

Le smartphone est-il indispensable ?

La plupart des fabricants proposent des accessoires plus pratiques que le smartphone pour contrôler la serrure : lecteur de badge RFID, télécommande, bracelet voire «smartwatch»… Mais ce sont des options qui coûtent plusieurs dizaines d’euros à chaque fois.

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Image 2 : Serrure connectée : comment choisir, laquelle acheter ?
Des accessoires en option facilitent l’utilisation de la serrure, comme la télécommande ou le lecteur d’empreinte.

Peut-on ouvrir la porte à distance ?

Oui, à condition de faire l’acquisition de la passerelle Bluetooth, si elle existe, qui se connecte via Wifi à la box Internet. Usage typique : commander l’ouverture de la porte quand un livreur ou un réparateur se présente et qu’on est absent. Cette passerelle permet aussi de gérer les autorisations d’accès à distance et d’obtenir un journal de bord (qui est entré/sorti et à quelle heure).

Image 3 : Serrure connectée : comment choisir, laquelle acheter ?
Pour contrôler la serrure à distance et pour interagir avec d’autres objets connectés, la passerelle IP est indispensable.

Quelle autonomie ?

Elle dépend de deux facteurs variables : la puissance nécessaire pour actionner le mécanisme de verrouillage/déverrouillage et la fréquence d’utilisation, elle-même tributaire du nombre de résidents. Yale indique une autonomie de trois mois, Nuki six mois, à raison de huit à dix verrouillages/déverrouillages quotidiens… L’application mobile signale quand il est temps de charger la batterie ou de changer les piles. En cas d’oubli ou de panne, la clé métallique fournie peut toujours servir de clé de secours. La Smart Lock 2.0 de Nuki nécessite toutefois un cylindre débrayable (ou fonction d’urgence), qui permet d’utiliser un clé à l’extérieur alors qu’une autre clé est engagée à l’intérieur.

Est-ce compatible avec le Smart Home ?

C’est une possibilité de la passerelle IP mentionnée plus haut : l’interaction avec d’autres objets connectés voire des box domotiques, dans le but d’établir des scénarios, de déclencher des alarmes, etc. Piloter la serrure à la voix est également envisageable, grâce à l’assistant Google ou Amazon Alexa. Chez Nuki, la fonction de déverrouillage impose d’énoncer un code PIN supplémentaire, par précaution.

Y a-t-il un risque de piratage ?

Comme pour tout objet connecté, le risque de piratage ne peut pas être écarté. Et il est d’autant plus difficile à tolérer quand il affecte un dispositif électronique commandant la porte d’entrée. Des chercheurs ont déjà mis à jour de nombreuses vulnérabilités, en premier lieu le chiffrement Bluetooth insuffisant ou mal configuré : le signal peut être intercepté puis rejoué. C’est la raison pour laquelle la star-up Havr a cherché à s’affranchir du Bluetooth avec la serrure Brightlock (en pré-commande), qui s’actionne à partir du flash du smartphone.

Les fabricants cherchent cependant à renforcer la sécurité de leurs produits (chiffrement AES256) ou obtiennent des certifications (AV-Test pour la Smart Lock) destinées à rassurer les utilisateurs. Rien n’est infaillible, quoi qu’il en soit. Il faut également garder à l’esprit qu’un cambrioleur expérimenté ne perdra probablement pas de temps à «hacker» une serrure, alors qu’il dispose d’autres moyens plus rapides et efficaces pour entrer par effraction.

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