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Espace : le télescope ASKAP confirme l’une des théories du Big Bang

L’une des théories communes sur la création et l’évolution de l’Univers vient d’être confirmée par le télescope australien.

L’Univers, malgré l’explosion récente des découvertes astronomiques, reste en grande majorité un mystère pour l’humanité. De nombreuses théories sont avancées régulièrement sur sa création, son expansion, et même sa composition, dont on ignore une grande partie. Les progrès technologiques récents nous permettent d’en savoir de plus en plus à ce sujet. Les découvertes astronomiques nous en apprennent régulièrement plus sur l’Espace, et confirment parfois des théories qui n’avaient jusque là pas pu être validées. Aujourd’hui, le télescope australien ASKAP vient de faire un pas en avant vers la connaissance de notre Univers, confirmant une théorie sur le Big Bang.

Crédits : Wikipédia
Le télescope ASKAP. Crédits : Wikipédia

Il y a peu, le télescope ASKAP créait une carte de 3 millions de galaxies en à peine 300 heures. Ce télescope est en réalité un réseau de télescopes, composé de 36 antennes paraboliques. Le réseau s’étend sur 4 kilomètres carrés, et est l’un des instruments les plus modernes dont l’Homme dispose pour observer l’Univers. En bref, il permet des observations qui étaient jusqu’ici impossibles. Le but d’ASKAP est de mener des recherches sur la création et l’évolution de l’Univers, entre autres. Et justement, il vient de confirmer une théorie dans ce sens.

Télescope ASKAP : la théorie de l’évolution de l’Univers validée

Le télescope ASKAP a permis d’observer un filament de gaz long d’environ 50 millions d’années lumières. Cette observation confirme les théories sur l’origine et l’évolution de l’Univers depuis le Big Bang. « Ces observations d’un système d’amas de galaxies à 700 millions d’années-lumière de nous détectent un filament gazeux de la toile cosmique, qui est censé s’étendre dans l’Univers, mais qui a jusqu’ici échappé à nos télescopes », a déclaré le professeur Norris, de l’université de Sydney.

Cette théorie, appelée ΛCDM (Lambda Cold Dark Matter, ou Lambda Matière Noire Froide), est le modèle standard du Big Bang. C’est le modèle considéré comme le plus simple permettant de décrire l’Univers observable. Il se base sur la constante cosmologique et l’existence d’une matière noire et d’une énergie noire, d’origine inconnue. D’après le professeur Hopkins, de Macquarie University, la détection d’une structure gazeuse de cette taille confirme ce modèle.  « Ce modèle […] utilise la combinaison de la matière noire et de l’énergie noire pour expliquer la façon dont les structures de l’Univers devraient apparaître », a-t-il expliqué.

Aucune matière noire dans ces 19 galaxies et personne ne sait pourquoi

Source : Space Daily