IPTV : deux Français condamnés à de la prison ferme et à verser une énorme somme à Canal+

À Carpentras, un couple de revendeurs de boîtiers et de codes IPTV a été lourdement condamné. Outre des peines de prison ferme, ils devront verser plus de 300 000 euros de dommages et intérêts au groupe Canal+.

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© Gemini / Tom’s Guide

Le trafic d’IPTV pirates peut s’avérer particulièrement lucratif, poussant certains Français à s’y lancer en complément de leur activité professionnelle. Dans le Vaucluse, un couple habitant à Mondragon s’est adonné à cette pratique illégale pendant quatre ans. Ils mettaient en vente des boîtiers et des codes IPTV via un site Internet, parvenant à générer plusieurs centaines de milliers d’euros entre 2020 et 2024.

Dans le détail, le couple a vendu plus de 8000 abonnements donnant accès à des centaines de chaînes payantes pour une somme modique. Tel est le principe des offres d’IPTV illégales qui proposent, au mépris des ayants droit, l’accès à un vaste catalogue de contenus payants, notamment des chaînes sportives et des plateformes de SVOD, pour quelques euros par mois.

IPTV pirate : plus de 8 000 abonnements vendus en quatre ans

À la tête d’une entreprise de BTP, l’homme a été condamné à 30 mois de prison, dont 8 mois ferme, par le tribunal correctionnel d’Avignon ; la peine sera aménageable à domicile sous bracelet électronique, précise le Dauphiné. Sa compagne a quant à elle écopé de 24 mois de prison, dont 6 mois ferme.

Ils devront en outre verser plus de 300 000 euros de dommages et intérêts au groupe Canal+ qui s’est constitué partie civile. Comme dans d’autres affaires, la chaîne cryptée cherche à obtenir réparation du manque à gagner engendré par le piratage de ses programmes.

Cette condamnation n’est pas un cas isolé. À Arras, deux revendeurs de codes IPTV ont été condamnés cette année à un an de prison avec sursis et à 15 000 euros d’amende (dont 10 000 avec sursis). La Ligue de football professionnel leur réclame en outre la somme de 100 000 euros pour le préjudice subi, une demande qui sera examinée en novembre prochain.