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Netflix : top 12 des séries animées pour adultes

Image 1 : Netflix : top 12 des séries animées pour adultes

Tout ce qui n’est pas filmé n’est pas pour autant à mettre entre toutes les mains. Écartons tout de suite le hentai, mais il existe encore bon nombre de productions d’animation qu’un enfant ne saurait voir.

Netflix regorge de ces séries dessinées qui feront le plus grand plaisir des adultes. Violence, drogue, sexe, sujets forts, vie quotidienne, tout est rassemblé dans notre top des séries animées pour adultes de Netflix.

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Rick & Morty

En bref : c’est l’histoire d’une famille normale, dévorée par ses névroses et chapeautée bien cruellement par un grand-père savant-fou : Rick. Maîtrisant les flux temporels, il vit entre des mondes parallèles et son atelier installé dans le garage. S’il aime sa fille et ses deux petits enfants, dont Morty toujours un peu à l’Ouest, il conchie son gendre. Rabaissant avec tous, il est l’archétype du type intelligent qui ne s’embarrasse pas de la dimension sociale de la vie. S’ensuivent des aventures épiques.

Avis de la rédaction : Rick & Morty n’est pas à mettre entre toutes les mains. Si son duo de « héros » peut rappeler Doc et Marty de Retour vers le Futur, le rapprochement s’arrête là. Son dessin atypique, ses scènes sanguinolentes et son langage toujours cru créent un clivage évident. Pour notre part, on se délecte de l’antisociabilité de Rick et des références à la culture pop dont regorgent les épisodes. A essayer et si les éructions quasi systématiques de Rick vous agacent, ne vous en faites pas, les scénaristes les limitent grandement depuis la saison 3.

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Big Mouth

En bref : Nick et Andrew sont deux jeunes ados prépubères. Habitant dans la banlieue new-yorkaise, ils découvrent ensemble les joies, les craintes et les doutes de la puberté avec les premiers émois dans leur collège.

Avis de la rédaction : avec un synopsis aussi léger, on se demande ce que Big Mouth fait dans ce top « mature ». Mais c’est sans compter sur son ton et son absence totale de filtre. Passage de l’enfance à l’âge adulte, une partie de la vie qui n’épargne personne, mais qui ici n’est absolument à prendre comme une leçon de choses pour les ados. Inspirée de l’expérience de ses deux créateurs (Nick Kroll et Andrew Goldberg), la série ne recule devant rien et montre tout, jusqu’aux fantasmes les plus inavouables des deux jeunes garçons. Crue, trash, Big Mouth peut même être gênante à regarder par moment. Mais bien que potache, la série se veut franche et c’est bien là que c’est le plus osé.

Berserk

En bref : Guts est poursuivi par des démons qu’il attire irrémédiablement. En cause, une marque sur son cou. Il va alors tout entreprendre pour se libérer de cette malédiction et protéger Casca, sa partenaire et compagne. En parallèle, armé de son énorme épée, Guts cherchent à se venger de Griffith, son ancien meilleur ami. Alors qu’il menait une troupe de mercenaires, incluant Guts, il les a tous trahis et condamnés pour se voir accorder ses propres pouvoirs démoniaques.

Avis de la rédaction :: chef d’oeuvre littéraire créé par Kentaro Miura en 1989, Berserk passe du manga à l’anime en conservant toute sa violence, s’il ne l’exacerbe pas encore plus. Sombre, intrigant et sanguinolent, il effraie et peut même déranger. Une expérience qui n’est pas complète si on ne la débute pas par son entrée. Celle-ci prend la forme d’une trilogie intitulée L’Âge d’Or, également disponible sur Netflix.

Paradise Police

En bref : Kevin a un père policier et il en est fier. Mais petit, il lui tire accidentellement dans les parties génitales, menant au divorce de ses parents. Plus tard, son père est chef d’un petit commissariat et sa mère maire de la ville. Profitant du pouvoir de celle-ci, il parvient à rentrer dans la police et franchir les portes du commissariat de son père. Un bras cassé de plus dans une équipe haute en couleur qui ne sait plus quoi inventer pour être ridicule, sale, obscène ou violente.

Avis de la rédaction : bienvenue au commissariat des bras cassés. Fitz ne veut pas porter d’arme, Gina est une brute qui fait preuve de violences policières pour toute l’unité, Bullet, le chien policier, n’arrête pas de s’envoyer toutes les drogues des pièces à conviction et c’est sans compter sur Dusty, le retardé obèse. Chaque personnage est caricaturé à l’extrême. La sauce prend plutôt bien, mais le champ lexical des blagues peut rapidement être lourd pour certains. À tester.

Aggretsuko

En bref : si Hello Kitty rencontrait le Death Metal, ça donnerait le Retsuko, héroïne d’Aggretsuko. Introvertie dans sa vie quotidienne, cette Tanuki est las de son poste d’employée de bureau et de son patron, un gros cochon. Pour s’évader, notre héroïne file au karaoké pour crier sa rage avec des titres de Death Metal, jusque tard dans la nuit.

Avis de la rédaction : derrière ses dessins tout mignons à la Wario Ware, Aggretsuko véhicule de véritables problématiques sociétales. Machisme, exploitation au travail, surmenage sont autant de thèmes évoqués tout au long des 10 épisodes de l’unique saison disponible à l’heure actuelle. Un message d’autant plus marquant qu’il est poussé par une production japonaise, société bien connue pour sa rudesse au travail.

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F is for Family

En bref : c’est l’histoire des Murphy, une famille moyenne américaine dans les États-Unis des années 70. Une époque où les interdictions d’aujourd’hui n’existaient pas. Un père un peu extrême et une mère qui tente de jongler entre sa famille et son épanouissement personnel. Trois enfants complètent le tableau, chacun ayant ses histoires, ses envies, ses défauts. L’ensemble est entouré par les classiques voisins des résidences américaines. Une vie de quartier qui ne manque pas de piment.

Avis de la rédaction : une excellente série qui revisite le concept du show familial à une époque peu traitée. L’humour est de rigueur. On ne s’embête pas un instant ne serait-ce que grâce aux tonalités 70’s qui fleurent bon la naphtaline ou les traits caricaturaux de tous les protagonistes.

Lastman

En bref : un jeune boxeur, Richard Aldena, se retrouve responsable de l’enfant de son meilleur ami. Il s’aperçoit rapidement que cette petite fille n’est pas comme les autres. Traquée par une sorte de secte, elle révèle rapidement un potentiel insoupçonné.

Avis de la rédaction : une véritable claque. Cet animé français est nerveux et rapide. D’ailleurs, il adopte un format assez peu commun avec des épisodes de 11 minutes. Le propos est travaillé, les dialogues font mouche et aucun épisode ne se passe sans que le bon Richard balance quelques droites. Au final, on passe un bon moment, sans longueurs et c’est appréciable.

Castlevania

En bref : un chasseur de vampires vient en aide à une ville assiégée par une armée de monstres invoqués par Dracula.

Avis de la rédaction : une adaptation bien traitée de la licence de Konami avec des clins d’oeil sans tomber dans le fan-service. La série Catlevania est gore et violente, mais donne surtout à voir un personnage principal proche de l’antihéros ou du héros malgré lui et une large critique des institutions en général. L’esthétique de la série est sombre avec une ambiance gothique qui fonctionne à merveille avec son thème.

Archer

En bref : Sterling Archer est un agent secret plus OSS 117 que James Bond. Égoïste et sexiste, il s’accompagne de sa mère alcoolique et nymphomane qui dirige l’agence d’espionnage ISIS. L’ex-petite amie et concurrente de Sterling apporte plus d’équilibre à ce tableau que font encore vaciller les autres employés maladroit, fou ou masochiste d’ISIS.

Avis de la rédaction : série culte et irrévérencieuse, Archer est toujours un peu « limite-limite ». Tous les interdits des codes moraux sont bafoués à un moment ou un autre. Une série pleine d’humour au troisième degré que ne goûteront pas tous les spectateurs, mais qui est drôlement bien calibré.

Love Death + Robots

En bref : 18 épisodes hétéroclites composent cette série de science-fiction déconseillée aux âmes sensibles. Et si les yaourts prenaient le pouvoir ? Et si les chats étaient plus que des chats ? Et si un robot laveur de piscine devenait superstar ? Autant de sujets traités en quelques minutes dans des épisodes dynamiques et travaillés.

Avis de la rédaction : Love Death + Robots peut être considérée comme une version animée de Black Mirror. De l’anticipation dérangeante. Très rythmée – moins de 15 minutes par épisode – la série de Netflix se dévore en un rien de temps. Son humour noir et ses images crues font mouche et offrent un spectacle pour adultes loin des poncifs du genre.

Red vs Blue

En bref :Red vs Blue narre les aventurent de deux équipes rivales, les Bleus et les Rouges qui s’affrontent dans une guerre civile. Enfermées dans un canyon (le Blood Gulch), ces miliaires occupent chacun une petite base. La série raconte leur quotidien et leurs interrogations.

Avis de la rédaction : lancé en 2003, Red vs Blue utilise majoritairement des plans effectués à partir des jeux Halo sur lesquels ont été collés des dialogues. Un concept novateur et intéressant. Le FPS et la vie militaire y sont largement caricaturés. Cependant, les concepteurs n’ont pas voulu perdre les non-initiés et évitent d’axer le propos sur les jeux vidéo. Les épisodes courts s’enchaînent rapidement et décrivent chacun une petite situation cocasse. Sympa, mais on regrette que l’intrigue avance si peu au fil des épisodes.

Bojack Horseman

En bref : Bojack Horseman, c’est un cheval acteur qui a eu son petit succès dans une sitcom des années 90. Vingt ans plus tard, il entreprend d’écrire son autobiographie. Menant une vie de débauche et entouré d’amis encombrants, il tente ainsi de renouer avec le succès.

Avis de la rédaction : Raphael Bob-Waksberg a créé un monde ou les humains et les animaux anthropomorphiques vivent en harmonie. Passé ce décor plutôt humoristique, on s’aperçoit que la série est en faite sérieuse. Elle fait souvent appel à nos peurs, nos névroses et aborde des sujets concrets et ancrés dans le monde réel. Sous ses airs de dessin animé, Bojack Horseman cache bien son jeu s’amuse à triturer notre cerveau, sans pour autant être drôle, mais finement.