Accueil » Actualité » Les smartphones émettraient plus d’ondes qu’autorisé

Les smartphones émettraient plus d’ondes qu’autorisé

Des tests récents en laboratoire ont démontré que certains smartphones émettent plus d’ondes qu’autorisé. Des changements à prévoir sur les normes ?

Smartphone avec image 5G

Cela fait des années que les scientifiques suggèrent que les ondes produites par nos smartphones pourraient mettre en danger notre organisme. Bien que nous n’en connaissions pas encore les réelles conséquences, la Commission Fédérale des Communications (FCC) impose certaines réglementations quant aux émissions de ces appareils. Et il se trouve que certains modèles ne les respectent absolument pas !

On établit les règles

Pour quantifier cette grandeur, on utilise le « débit d’absorption spécifique » ou DAS. Elle dépend globalement de l’énergie des ondes par rapport au tissu qu’elles traversent (ici notre peau). La FCC a déterminé une grandeur maximale pour cette valeur.

Ainsi, tous les téléphones sur le marché ont subi des tests pour savoir s’ils respectent bien la norme imposée. Pourtant, lorsque la FFC refait des tests en laboratoire sur des modèles qui prétendent valider la convention, on se retrouve face à de mauvaises surprises.

Samsung et Apple pèchent

En effet, le Samsung Galaxy S8, par exemple, a un DAS égal à 5 fois la valeur maximale autorisée. Certes, cette valeur est celle enregistrée pour une distance minimale au tissu, et dans le mode où le smartphone émet le plus d’ondes possible, mais elle reste excessive. Et le S8 n’est pas le seul à dépasser les bornes,  l’iPhone 7 est aussi en tort.

Heureusement, la plupart des téléphones passent dans un mode économique lorsqu’on les rapproche de notre oreille, grâce à un capteur, réduisant les émissions. Mais ce n’est pas le cas des Samsung Galaxy. Des téléphones qui pourraient donc devenir sujets d’une investigation plus stricte.

Et avec la 5G alors ?

Cela dit, ces téléphones ne sont pas si « dangereux » à proprement parler. Ils respectent les tests demandés par la FFC, ces tests sont juste moins extrêmes que ceux mentionnés plus tôt. De plus, il n’y a aucune preuve concernant le danger d’un DAS excessif.

En effet, la limite avait été décidée plutôt basse, car les téléphones pouvaient s’y limiter aisément. Cependant, rien ne prouve que la dépasser présente de réels risques. Il avait même été question d’augmenter celle-ci avec l’arrivée de la 5G. La décision finale de la commission reste malgré tout de ne pas changer la valeur maximale autorisée.