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Tesla : la caméra intérieure trahit son anonymat en cas d’accident en FSD

Les utilisateurs de la version bêta du FSD doivent maintenant accepter que les vidéos intérieures soient associées au numéro d’identification du véhicule.

Depuis de nombreuses années, le rétroviseur central embarque une caméra dirigée vers l’intérieur qui est restée longtemps inactive. En 2020, Elon Musk annonçait son intention de l’activer pour assurer l’intégrité de l’intérieur du véhicule dans le cadre de son projet de robot taxi avant de proposer une activation sur la base du volontariat pour récolter des données en cas d’accident.

intérieur Model Y
Le rétroviseur central contient une caméra qui enregistre tout ce qu’il se passe dans la voiture. Crédit : Tesla

Un peu plus tôt cette année, cette caméra faisait à nouveau parler d’elle. Le but est de l’utiliser afin de s’assurer de la vigilance du conducteur en cas d’utilisation de l’Autopilot. Néanmoins, jusqu’à aujourd’hui, les données de la caméra intérieure restaient anonymes.

Tesla associe maintenant la vidéo au VIN

Dans le collimateur des autorités à cause d’accidents provoqués (ou supposés provoqués) par l’Autopilot, Tesla a décidé de mettre à jour les conditions d’utilisation de la bêta du Full Self-Driving et d’ajouter le message suivant :

« En activant la bêta du FSD, j’accepte que Tesla collecte les données des caméras intérieures et extérieures associées à l’identifiant VIN en cas de risque majeur pour la sécurité ou d’accident. »

L’association des images au VIN permet à Tesla d’étudier les réactions du conducteur juste avant l’accident et donc de déterminer son degré d’implication. En effet, les propriétaires ont tendance à accuser rapidement le système d’assistance à la conduite alors que celui-ci n’est pas encore parfaitement au point. Rappelons que l’utilisation du FSD requiert une attention de tous les instants de la part du conducteur.

On peut citer en exemple l’accident du Texas en avril dernier où deux personnes avaient trouvé la mort. La police pensait, à l’origine, que le siège conducteur était vide, impliquant de facto l’Autopilot. L’enquête a fini par révéler que le système n’était pas en cause puisqu’il était désactivé au moment de l’accident. Dans un cas comme celui-ci, l’utilisation de la caméra interne aurait pu directement confirmer la présence d’une personne au volant.

Cette mise à jour des conditions d’utilisation intervient dans le cadre du passage à la bêta 10.5 du FSD qui permet de réduire le nombre de déclenchements intempestifs de freinages d’urgence de la précédente version.

Si cela ne risque pas de rassurer ceux qui s’inquiètent du manque de confidentialité des informations récoltées, ces nouvelles données permettront de faire définitivement la part des responsabilités entre le système autonome et le comportement du conducteur.

Source : electrek