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[Test] Sony Alpha 7 II : la Rolls des hybrides ?

2 : Une ergonomie orientée vers les experts 3 : Des performances mécaniques de bon niveau 4 : Un hybride à la qualité d’image sans équivalent 5 : Un mode vidéo cohérent 6 : Un très bon appareil bridé par une politique commerciale douteuse

Une construction assez sérieuse

Image 1 : [Test] Sony Alpha 7 II : la Rolls des hybrides ?

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Sony Alpha 7 II

Bilan

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Verdict :

Si les performances mécaniques de l’Alpha 7 II ne lui permettent pas d’égaler les meilleurs de ses concurrents, ses résultats dans le domaine restent de bonne tenue. Il apporte par ailleurs quelques évolutions positives par rapport à l’α7 (autofocus et stabilisation cinq axes du capteur).

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Poids 556 grammes
Dimensions 12,7 x 9,6 x 6,0 cm
Capteur CMOS plein format 24,3 mégapixels
Viseur inclus Oui
Flash inclus Non
Sensibilité 50 – 25 600 ISO
Écran LCD TFT 3 pouces
Connectivité Wi-Fi
Vidéo Full HD, 60 i/s
Stabilisation Optique
Objectif inclus Aucun

Près d’un an après la commercialisation très remarquée du premier hybride COI (compact à objectif interchangeable) plein format, voici donc son successeur : l’α7 II. Si le premier avait largement convaincu par la qualité de ses images, ses bonnes qualités mécaniques ont par contre été surclassées par la concurrence. Cette seconde mouture du modèle phare de la gamme hybride plein format de Sony est donc attendue au tournant pour confirmer l’arrivée fracassante de son prédécesseur.

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Si le gabarit de l’α7 II (127x96x60mm) est plus imposant que celui des autres hybrides experts haut de gamme, la différence n’est pas décisive, car aucun ne tient de toute manière dans une poche standard lorsqu’est monté un objectif. Son poids, près de 600 grammes avec carte et batterie, est par contre assez nettement supérieur à celui de ses concurrents. En pratique, ce n’est pas vraiment gênant. Dotée d’une construction entièrement métallique (alliage de magnésium), la finition de la coque est désormais légèrement granulée. Nous la préférons à celle de la première version, totalement lisse, avec laquelle le contact nous semblait trop froid.

Lire le test du premier Sony Alpha 7R

Autre évolution positive : la poignée est désormais plus volumineuse et la qualité de préhension s’en trouve nettement améliorée (surtout pour les utilisateurs aux grandes mains), d’autant plus qu’elle est recouverte d’un revêtement caoutchouc granuleux comme le repose-pouce.

Image 4 : [Test] Sony Alpha 7 II : la Rolls des hybrides ?La visée est assurée par un module électronique de bonne facture. Constitué autour d’une dalle OLED 4/3 de 2,36 millions de points (1204×768 pixels pour la partie image), il est confortable (22mm de dégagement oculaire) et permet de cadrer dans des conditions tout à fait satisfaisantes. En plus des apories traditionnelles de ce type de matériel (bruit en basse luminosité, dynamique trop courte pour cadrer dans des conditions contrastées, définition trop limitée pour une mise au point manuelle précise), on peut également lui reprocher une colorimétrie globalement un peu froide. Il faut tout de même reconnaître qu’à leur actuelle c’est l’un des meilleurs viseurs électroniques disponibles.

Comme sur la version précédente, l’écran arrière est basculant (45° vers le bas et 90 degrés vers le haut), mais pas complètement orientable. Il n’est pas non plus tactile, ce que nous regrettons grandement vu les avantages de la mise au point et du déclenchement par contact sur la zone de l’image souhaitée. Dotée d’une définition théorique de 1 228 800 points, sa définition effective n’évolue pas, car les diodes supplémentaires sont blanches. Si les éléments supplémentaires n’ont pas d’influence sur la précision, l’évolution par rapport à la première version est donc positive, car l’affichage jouit d’une meilleure luminosité.

Image 5 : [Test] Sony Alpha 7 II : la Rolls des hybrides ?

Par contre, la finition tous temps annoncée par Sony n’est pas totalement convaincante. En effet, la trappe de batterie est par exemple équipée d’un simple joint en mousse, ça nous semble un peu léger et donne qu’une confiance modérée dans l’étanchéité des parties non visibles (ex : arrière ou contours  des boutons). Cela dit, le niveau de solidité global est satisfaisant et conviendra à un usage expert généraliste.

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Au chapitre des regrets, il faut souligner en premier lieu l’absence de flash intégré. Certes, c’est une constante sur de nombreux hybrides experts haut de gamme, mais pour un appareil censé répondre à des usages très variés, c’est difficilement compréhensible. Autre problème récurrent sur ce genre d’APN, mais ici particulièrement aigu, l’autonomie des batteries de l’Alpha 7 II (comme de toute la série α7 d’ailleurs) laisse largement à désirer. Le chiffre de 350 vues annoncées selon les critères de la norme CIPA nous a semblé très exagéré et nous sommes péniblement arrivés à réaliser un peu moins de 200 déclenchements et quelques minutes de vidéo. C’est d’autant plus dommageable qu’aucun chargeur indépendant n’est scandaleusement fourni avec cet appareil malgré un prix pour le moins élevé.

Sommaire :

  1. Une construction assez sérieuse
  2. Une ergonomie orientée vers les experts
  3. Des performances mécaniques de bon niveau
  4. Un hybride à la qualité d’image sans équivalent
  5. Un mode vidéo cohérent
  6. Un très bon appareil bridé par une politique commerciale douteuse