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Une Tesla Model 3 en Autopilot explose une voiture de police

Aux États-Unis, la police du Michigan déclare qu’une Tesla 3 s’est écrasée sur une de leur voiture stationnée alors que l’Autopilot était activé.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une équipe de police du Michigan a eu une drôle de surprise. Une Tesla 3, soi-disant conduite par l’Autopilot, a percuté le véhicule stationné de l’équipe venue enquêter sur un accident de la circulation .

Image 1 : Une Tesla Model 3 en Autopilot explose une voiture de police
Crédit : MSP First Dsitrict/Twitter

L’incident survient le lendemain de l’annonce de la police de Détroit comme quoi l’Autopilot n’était pas engagé lors d’un accident avec un camion. Le conducteur avait donc menti pour limiter sa responsabilité. L’enquête de la NHTSA (organisme spécialisé dans les accidents de la circulation) devra déterminer si le conducteur a lui aussi menti pour se couvrir ou si l’Autopilot est partiellement responsable.

La police déclare sur son compte Twitter que le conducteur âgé de 22 ans n’aura pas échappé à la contravention pour conduite sous suspension de permis. Heureusement, il n’y a eu aucun blessé dans l’accident.

L’Autopilot n’est pas un pilote automatique

Mettre en avant l’utilisation de l’Autopilot lors d’un accident est bien souvent un moyen pour les propriétaires de limiter leur responsabilité, voire espérer un dédommagement. Néanmoins, selon le site Reuters, la NHTSA n’a engagé aucune action contre malgré les 14 enquêtes ouvertes dans lesquelles l’Autopilot était soupçonné.

Il est important de rappeler que l’Autopilot est une option d’assistance à la conduite. Ce n’est pas un mode de pilotage automatique complet. Le fabricant rappelle que l’option doit être utilisée sous la supervision d’un conducteur attentif et prêt à réagir à tout moment. Le problème c’est qu’une fois habitués à l’option, beaucoup d’utilisateurs relâchent complètement leur attention.

Si certaines personnes n’hésitent pas à critiquer le choix ambigu du nom de l’option, la réponse d’Elon Musk est sans appel : « Les quelques personnes qui utilisent mal l’Autopilot ne le font pas parce que ce sont des nouveaux utilisateurs ou par manque de compréhension […] Les gens qui utilisent l’Autopilot pour la première fois sont extrêmement paranoïaques avec l’option. Donc ce n’est pas comme si, “ Oh wow, si vous aviez utilisé un autre nom, je l’aurais vraiment utilisé autrement.” »

L’Autopilot est donc, comme le régulateur de vitesse à son époque, bien souvent un moyen d’accuser une technologie méconnue de l’utilisateur pour désengager sa propre responsabilité. S’il reste possible qu’un jour une défaillance d’un système d’aide à la conduite provoque un accident, la probabilité que la cause dudit accident se situe entre le siège et le volant reste très largement supérieure.

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Source : insideevs