Depuis février, des milliers de PC Samsung sous Windows 11 affichent un message brutal : « Accès refusé » sur le lecteur système. Après avoir identifié l’application Samsung Galaxy Connect comme responsable, Microsoft vient de publier un guide de réparation en 29 étapes. Le processus prend environ quinze minutes, mais exige de manipuler les permissions profondes du système.

L’affaire avait commencé dans la confusion. Mi-février 2026, des possesseurs de Galaxy Book 4 et de PC de bureau Samsung ont vu leur lecteur C devenir inaccessible après l’installation de la mise à jour cumulative KB5077181. Fichiers verrouillés, Outlook muet, navigateurs inertes. Le soupçon s’est d’abord porté sur le Patch Tuesday, mais l’enquête conjointe de Microsoft et Samsung a conclu autrement : c’est l’application Samsung Galaxy Connect, un utilitaire de partage d’écran préinstallé, qui corrompait les listes de contrôle d’accès (ACL) sur la racine du volume système.
Microsoft a retiré l’application du Microsoft Store. Samsung en a republié une version antérieure, réputée stable. Mais pour les machines déjà affectées, le mal était fait.
Un protocole de réparation exigeant, accessible aux utilisateurs avertis
Le guide officiel, publié le 17 mars, détaille une procédure en trois phases. D’abord, désinstaller Samsung Galaxy Connect et Samsung Continuity Service via les paramètres Windows. Ensuite, attribuer temporairement la propriété du lecteur C au groupe « Everyone » pour restaurer un accès minimal. Enfin, exécuter un script .bat contenant des commandes icacls qui rétablissent les permissions natives du système : Administrateurs, SYSTEM, Utilisateurs, Authenticated Users, puis restitution de la propriété à TrustedInstaller.
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Une question en suspens : comment un logiciel tiers a-t-il pu causer autant de dégâts ?
La procédure fonctionne, mais elle pose une question de fond. Qu’une application distribuée via le Microsoft Store puisse altérer les permissions racine d’un volume système interroge les mécanismes de validation de la boutique. Microsoft n’a pas commenté cet aspect. Le sandboxing des applications tierces, renforcé ces dernières années, n’a visiblement pas suffi à contenir Galaxy Connect. Pour celles et ceux qui sont peu à l’aise avec la manipulation de permissions NTFS, Microsoft renvoie vers le support Samsung, seul habilité à intervenir sur ces machines.