[Test] Chromecast 3 : faut-il craquer pour la nouvelle clé HDMI de Google ?

7/10

Google Chromecast 3

39,99€
On aime
  • Diffusion Full HD à 60 ips
On n’aime pas
  • Pas de changement majeur du design
  • Pas d'amélioration côté réseau
  • Toujours aussi lent à démarrer (en USB sur TV)
Verdict :

Sans tambour ni trompette Google a sorti un nouveau Chromecast qui n’est pourtant pas dénué d’intérêt. Il gagne en puissance et s’autorise enfin une diffusion à 60 images par seconde (ips). Un argument intéressant, mais qui n’est pas suffisant pour justifier son achat si l’on possède déjà un Chromecast. Pour rappel, les générations d’avant proposent une diffusion 1080p à 30 ips, ce qui demeure correct à moins d’être un ayatollah de l’image. De plus, ce Chromecast 3 n’est pas plus rapide à s’allumer que les générations précédentes. Mis à part un changement cosmétique de son design, il n’entretient aucune autre différence avec le Chromecast 2.

plus

Lors de sa conférence de rentrée, Google n’a même pas évoqué le Chromecast 3. Il n’y en avait que pour les Pixel 3, dont on ne tarit pas d’éloges d’ailleurs. Néanmoins, Google a bien mis à jour sa clé HDMI avec une troisième mouture qui apporte quelques améliorations et vient remplacer le Chromecast 2 sorti en 2015.

Ceux qui n’en possèdent pas n’auront pas le choix du modèle puisqu’aujourd’hui c’est la dernière version en date qui envahit les étales des magasins. En revanche, ceux qui sont déjà équipés du premier ou du second modèle ont-ils intérêt à le mettre au rebut et évoluer vers ce Chromecast 3 ?

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Oui et non – Son design n’évolue pas vraiment 

Si vous disposez du tout premier Chromecast, il est bon de noter que le design a changé avec le Chromecast 2 qui a adopté une forme ronde, accompagnée d’un câble HDMI plat. Un design efficace puisqu’il permet plus grande simplicité d’installation sur les différents modèles de téléviseurs, moniteurs ou vidéoprojecteurs.

Chromecast 2 / Chromecast 3

Cette troisième version ne change pas cette recette, mais vient apporter un léger dépoussiérage en troquant le plastique brillant de la précédente clé par une surface caoutchouteuse. Un tissu maillé comme celui utilisé par les enceintes Google Home ou les coques des Pixel aurait permis de créer une homogénéité complète entre les produits Google. Néanmoins, ce Chromecast 3 se permet une coquetterie. Il est désormais disponible en noir ou en blanc. Rappelons aussi que cet accessoire est avant tout destiné à être caché derrière un écran.

Pas de révolution côté design. Si vous possédez un Chromecast 2, nul besoin de vous ruer sur ce nouveau modèle pour cette raison.

Oui – Enfin du streaming à 60 ips

Si l’extérieur bouge peu, Google a amélioré la configuration interne de son accessoire. Ainsi, son processeur a évolué et développe 15 % de puissance en plus. Un gain qui permet à ce Chromecast 3 de proposer la diffusion d’une image 1080p à 60 images par seconde (ips).

Et c’est une énorme différence avec la génération précédente. Le Chromecast 2 ne permettait que du streaming à 30 images par seconde (et 1080p). Autant dire que côté rendu c’est une avancée bienvenue pour les contenus compatibles (vidéos de GoPro ou YouTube, par exemple).

Le Full HD à 60 ips est l’atout du Chromecast 3. Si vous consommez beaucoup de contenus Full HD à 60 ips par ce biais, il peut être intéressant de remplacer une génération précédente par ce petit dernier.

Pour avoir mieux, il faudrait se tourner vers le Chromecast Ultra qui propose du streaming en Ultra HD, mais il est vendu deux fois plus cher.

Non – Son démarrage est toujours aussi lent

Accessoire de streaming, le Chromecast 3 est assujetti à la bande passante de la box à laquelle il est lié. Nous avons effectué des tests à partir de Netflix sur un smartphone Android. Entre le premier Chromecast et ce troisième, nous n’avons noté aucune différence, les deux faisant apparaître l’image de notre série au bout de 15 secondes. Un test effectué à partir d’une ligne ADSL. En fibre ou câble, la donnée devrait être moindre.

En revanche, on s’attendait à une plus large différence sur son temps de mise en oeuvre. S’il est alimenté indépendamment, le Chromecast reste toujours allumé. En revanche, s’il est branché en USB au téléviseur, il ne fonctionne qu’avec le démarrage de ce dernier.

Dans ce cas, on observe un temps d’attente avant qu’il soit opérationnel. Sur le Chromecast 1, il faut patienter 36 secondes, c’est long. Et ce n’est pas beaucoup mieux avec la dernière génération qui fixe son écran d’accueil au bout de 34 secondes. On aurait apprécié une plus grande vivacité sur ce point.