Accueil » Actualité » Il y a 74 000 ans, l’éruption du supervolcan Toba aurait pu éradiquer l’Homme

Il y a 74 000 ans, l’éruption du supervolcan Toba aurait pu éradiquer l’Homme

Il y a environ 74 000 ans, l’éruption du supervolcan Toba sur l’île de Sumatra en Indonésie a été une telle catastrophe que la couche d’ozone aurait été percée, selon une nouvelle étude. Les humains se seraient retrouvés en danger avec une énorme exposition aux UV.

L’éruption du supervolcan Toba sur l’île de Sumatra en Indonésie a toujours intrigué les scientifiques. Nous ne savons pas exactement à quel point les humains ont été impactés par cette terrible catastrophe naturelle.

Un volcan en éruption
Un volcan en éruption – Crédit : USGS / Unsplash

Survenue il y a environ 74 000 ans, cette éruption est la plus importante sur les quatre éruptions de ce supervolcan pendant le Quaternaire. D’ailleurs, la différence entre un supervolcan et un volcan comme Nyiragongo en RDC qui a récemment eu une terrible éruption inattendue est que les éruptions d’un supervolcan sont bien plus importantes et dangereuses à une plus grande échelle.

L’éruption du supervolcan Toba aurait réduit de moitié les niveaux d’ozone sur Terre

Une nouvelle étude publiée dans le journal Communication Earth & Environment de Nature démontre que le danger réel de cette éruption ne venait pas des coulées de lave, mais de bien plus haut. En effet, l’éruption a été tellement puissante qu’elle aurait réussi à percer la couche d’ozone. Celle-ci étant responsable d’absorber le rayonnement UV du Soleil, les conséquences de l’éruption ont probablement été désastreuses pour l’Homme. D’ailleurs, une autre éruption d’un volcan géant aurait presque éradiqué la vie sur Terre il y a 250 millions d’années, soit bien avant le supervolcan Toba.

D’après les résultats de l’étude des chercheurs, l’énorme rejet de dioxyde de soufre par le supervolcan Toba aurait réduit de moitié les niveaux d’ozone dans l’atmosphère. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé un modèle climatique développé par la NASA. Ils ont exécuté ce modèle sur un superordinateur de l’Université des sciences et technologies du roi Abdallah en Arabie saoudite.

Suite à la publication de l’étude, Sergey Osipov, chimiste atmosphérique et auteur principal de l’étude, a expliqué que la vie des êtres humains a alors été « similaire aux conséquences d’une guerre nucléaire ». En effet, l’indice UV quotidien maximal a augmenté de 150 %. Concrètement, cela signifiait que les rayons UV détruisaient les cultures. Les humains souffraient quant à eux de graves coups de soleil à la peau et aux yeux après de courtes expositions. L’espèce humaine a survécu à cette catastrophe naturelle, mais elle a probablement gravement souffert de l’éruption du supervolcan Toba.

Source : Gizmodo