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Waze, Coyote, Tom-Tom : les contrôles routiers qui ne seront plus signalés

À partir du 1er novembre 2021, les applications de navigation ne pourront plus afficher la position de certains contrôles de police sur les routes de France.

Contrairement à d’autres technologies automobiles, ces applications restent très utilisées. Waze revendique 14 millions d’utilisateurs rien qu’en France. Coyote lui compte 5 millions d’utilisateurs en Europe. Et lundi, il sera effectivement interdit pour les applications de navigation de signaler certains contrôles routiers.  Le décret n°2021-468 publié le 20 avril dernier précise : « dès lors que cette rediffusion est susceptible de permettre aux autres utilisateurs de se soustraire au contrôle ». Néanmoins l’intention des autorités françaises est claire : éviter que des malfrats ou des terroristes n’utilisent ces dispositifs pour fuir. 

Les applications de navigation ne pourront plus afficher la position de certains contrôles de police - Crédits : Getty images
Les applications de navigation ne pourront plus afficher la position de certains contrôles de police – Crédits : Unsplash

Toutes les routes ne seront donc pas concernées par le dispositif. L’interdiction est cantonnée à des « zones blanches ». Dans ces zones dites « blanches », il ne sera plus possible pendant deux heures maximum de signaler les contrôles d’alcoolémie ou de stupéfiants. Les barrages routiers devront également rester secrets dans le cadre d’une attaque terroriste et d’une alerte enlèvement pendant douze heures au plus.

Les contrôles de vitesse ne sont pas concernés par le décret

Les contrôles de vitesse ne sont pas concernés. L’objectif se cantonne à éviter que des personnes recherchées trouvent une aide au travers des applications de navigation. Cette nouvelle règle est donc très ciblée.

Précisons qu’il n’est déjà plus possible de signaler la présence d’un radar fixe ou mobile en France depuis 2012. Avant, il y avait un bouton de signalement spécifique, qui reste d’ailleurs actif dans d’autres pays comme l’Espagne. Néanmoins, en France, la loi est en quelques sortes contournée depuis cette date. Sur Waze par exemple sont créés des signalements de policiers à l’emplacement des radars. Sur Coyote et d’autres services, une alerte est envoyée à proximité de « zones de danger », pour signaler les radars fixes.

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Une mesure invisible pour les utilisateurs

Les automobilistes ne seront pas informés de ces interdictions. Il leur sera donc toujours possible de signaler la présence des forces de l’ordre.  En revanche, les autres utilisateurs ne recevront plus de notifications dans ces cas précis. Il n’y aura donc pas de risque de sanctions en cas de signalement d’un contrôle pour les usagers. Les exploitants des applications risqueront eux deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende s’ils ne respectent pas ce décret.  

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Source : auto-moto